AccueilDes secrets ordinaires

Des secrets ordinaires

Pratiques du secret dans l'Etat au vingtième siècle

*  *  *

Publié le samedi 20 novembre 2004 par Natalie Petiteau

Résumé

L’axe de recherche Expertise et politique aux États-Unis de l’UMR 8130 (CNRS) organise une journée d’études sur les pratiques du secret dans l’État au vingtième siècle en juin 2005. Malgré de récents travaux historiens et sociologiques, l’histoire du secret comme pratique ordinaire à l’intérieur de l’État reste à écrire. Longtemps, l’analyse a mis l’accent sur la duplicité de l’État : sous le masque de la démocratie se dessinent les traits de la dissimulation et du mensonge. Nous souhaitons proposer une approche différente interrogeant moins les secrets d’État que le secret dans l’État, aussi bien en matière de politique étrangère que de politique intérieure.

Annonce

Appel à communications

Centre d’études nord-américaines (UMR 8130 CNRS)

Ecole des hautes en sciences sociales

Des secrets ordinaires.

Pratiques du secret dans l’État au vingtième siècle

L’axe de recherche Expertise et politique aux États-Unis de l’UMR 8130 (CNRS) organise une journée d’études sur les pratiques du secret dans l’État au vingtième siècle en juin 2005. Malgré de récents travaux historiens et sociologiques, l’histoire du secret comme pratique ordinaire à l’intérieur de l’État reste à écrire. Longtemps, l’analyse a mis l’accent sur la duplicité de l’État : sous le masque de la démocratie se dessinent les traits de la dissimulation et du mensonge. Nous souhaitons proposer une approche différente interrogeant moins les secrets d’État que le secret dans l’État, aussi bien en matière de politique étrangère que de politique intérieure.

Nous posons l’hypothèse d’une banalisation bureaucratique du secret tout au long du vingtième siècle. Comme le pressentait Max Weber, la croissance de l’État a entraîné l’adoption d’outils bureaucratiques (confidentialité des documents, canalisation de l’information) qui sécrètent des contraintes de silence. Dans la seconde moitié du siècle, les mutations des capacités d’intervention de l’État (outils statistiques, informatisation) renforcent ces pratiques confidentielles.

Ainsi, notre journée d’études entend proposer des analyses des pratiques concrètes du secret dans les administrations et dresser autant d’approches des contextes, des motivations et des méthodes de mise au secret de l’action étatique. Dans une volonté comparatiste, nous envisageons de mettre en perspective le cas américain avec d’autres pays. La comparaison des pratiques entre les régimes démocratiques et les régimes totalitaires pourrait s’avérer également pertinente. Enfin, nous porterons un regard attentif aux discours de légitimation ou de résistance et les réactions, notamment à l’intérieur de la société civile, à ce processus d’autonomisation de sphères limitant la transparence.

Nous espérons construire la journée autour de trois axes :

-la genèse et l’évolution des pratiques ordinaires du secret (création de la notion de confidentialité, statut des fonctionnaires, contrôle de l’information, conséquences de l’informatisation).

-la remise en cause de ces pratiques ordinaires par la société civile et les autres institutions politiques

-l’utilisation de ces pratiques ordinaires par les dirigeants politiques au cours du vingtième siècle.

Les propositions de communication (300 mots maximum) sont à envoyer à Romain Huret (rhuret@ehess.fr) et Alexandre Rios-Bordes (ariosbordes@hotmail.com) avant le 30 janvier 2005.

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • dimanche 30 janvier 2005

Contacts

  • Romain Huret
    courriel : Romain [dot] Huret [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Romain Huret
    courriel : Romain [dot] Huret [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Des secrets ordinaires », Appel à contribution, Calenda, Publié le samedi 20 novembre 2004, http://calenda.org/189631