AccueilMémoires, histoire et imaginaires de l’exil brésilien en France

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Publié le vendredi 07 janvier 2005 par Natalie Petiteau

Résumé

Ce colloque a pour thématique l’exil brésilien en France. Principalement centré sur les années des gouvernements militaires, il prendra soin de mettre en perspective cet exil dans une tradition bien établie depuis la proclamation de la République en 1889 et l’exil de l’empereur en France.

Annonce

Mémoires, histoire et imaginaires de l’exil brésilien en France

Nanterre, 23-24-25 novembre 2005

Colloque international organisé par l’Université de Paris X – Nanterre, la Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (BDIC), l’Institut d’Etudes Politiques de Paris (CHEVS-FNSP), l’Université Robert Schuman de Strasbourg, en partenariat avec l’Université de Campinas (Unicamp, Brésil) et l’Université Fédérale Fluminense (UFF, Brésil)

Equipe organisatrice :

Geneviève Dreyfus-Armand, Idelette Muzart, Denis Rolland, Daniel Aaron Reis, Marcelo Ridenti, Claudia Poncioni, Sylvie Debs, Adriana Florent et Fabiola Rodriguez-Lopez

Ce colloque a pour thématique l’exil brésilien en France. Principalement centré sur les années des gouvernements militaires, il prendra soin de mettre en perspective cet exil dans une tradition bien établie depuis la proclamation de la République en 1889 et l’exil de l’empereur en France.

En avril 1964, un coup d’Etat militaire renversait le gouvernement brésilien et son président légitimement élu, João Goulart. De 1964 à 1968, par étapes successives, se met en place un régime dictatorial qui suspend les garanties constitutionnelles, annule le mandat de nombreux élus, interdit partis et syndicats, généralise la censure et la surveillance de la société, réprime, enfin, la liberté d’agir et de penser avec une violence qui inclut la pratique de la torture. Ce régime se maintient au pouvoir jusqu’en 1984; cependant, en 1979, à la suite d’une évolution du régime, le vote de la Loi d’Amnistie permet le retour au pays de la plupart des exilés.

Ces années sont pour bien des Brésiliens politiquement ou socialement engagés, des années d’exil pour sauver leur vie ou, du moins, conserver leur liberté de vivre, de penser et de s’exprimer. Dès 1964 et surtout après 1968, année de durcissement du régime, des Brésiliens sont partis vers la France ou d’autres pays européens ou latino-américains, en particulier le Chili, alors présidé par Salvador Allende. Le coup d’Etat des militaires chiliens, en 1973, amena en Europe une nouvelle vague d’exilés brésiliens.

Aujourd’hui, alors que le Brésil est pleinement redevenu une démocratie et que le souvenir de la dictature militaire tend à s’estomper, le moment semble propice, à l’occasion de cette Saison brésilienne 2005 en France, à un retour sur ce moment de l’histoire encore proche où Brésiliens et Français se sont côtoyés, se sont connus de plus près, pour en évaluer l’importance historique et mémorielle, ainsi que les conséquences dans la connaissance mutuelle des deux pays et dans la vie politique, sociale et culturelle du Brésil.

L’approche de cette mémoire de l’exil se situe au croisement de perspectives disciplinaires et méthodologiques plurielles et tend à proposer un bilan de ce douloureux épisode de l’histoire du Brésil.

Le colloque privilégie les axes suivants :

1. Archives, études et tradition de l’exil ;

2. L’exil vécu : exil subi ou choisi, après 1964, exilés et émigrés, la géographie de l’exil, les conditions de vie en France et l’accueil de la société française, le retour ou le non-retour ;

3. L’activité politique en exil : les coopérations policières, les liens avec le Brésil et, à partir de 1974, le Portugal et les pays africains, les liens avec les gauches européennes, la découverte/redécouverte des valeurs démocratiques, la comparaison des exils latino-américains, la génération de l’exil et le pouvoir politique au Brésil aujourd’hui ;

4. La dimension personnelle, sociale et sexuelle : l’exil des artistes, les femmes en exil et le féminisme, les mariages mixtes, la reconnaissance de l’homosexualité, les associations etc

5. Mémoires et imaginaires : mémoires et récits de vie : oralité et écriture; une littérature née de l’exil, les représentations théâtrales et cinématographiques;

Le colloque prévoit la présence de grands témoins, l’organisation de tables-rondes, des représentations théâtrales et la projection de films. Les communications seront présentées de préférence en français (ou en portugais), sans traduction simultanée ou différée. Les débats pourront être bilingues.

Les propositions individuelles de communication doivent être adressées par mail exclusivement (avec accusé de réception) à bresil.colloque-exil@bdic.fr, sous forme d’un résumé en français (ou en portugais) d’environ 1500 caractères (1/2 page), indiquant en outre le titre de la communication, le nom de l’intervenant, son adresse postale et électronique, son université ou autre institution de référence, avant le 28 février 2005.

Les auteurs des propositions acceptées seront prévenus par mail en avril 2005. Un résumé d’une page en français et en portugais de la communication devra être adressé au secrétariat du colloque, avec la confirmation de participation, avant la fin septembre 2005, pour permettre l’organisation du programme et l’édition du livre de résumés.

Les frais de transport des intervenants ne seront pas pris en charge; par contre les frais de séjour pendant la durée du colloque pourront, dans certains cas, être assumés par les organisateurs. Les actes seront publiés.

Secrétariat du colloque bresil.colloque-exil@bdic.fr exclusivement

Catégories

Lieux

  • Nanterre, France

Dates

  • lundi 28 février 2005

Contacts

  • Idelette Muzart
    courriel : muzart [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Idelette Muzart
    courriel : muzart [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Mémoires, histoire et imaginaires de l’exil brésilien en France », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 07 janvier 2005, http://calenda.org/189755