AccueilL'impérialisme dans la mondialisation

*  *  *

Publié le lundi 10 janvier 2005 par Inès Secondat de Montesquieu

Résumé

Colloque organisé les 10 et 11 mai 2005 à l'Université du Québec à Chicoutimi dans le cadre du congrès de l'ACFAS

Annonce

Colloque organisé les 10 et 11 mai 2005
à l'Université du Québec à Chicoutimi dans le cadre du congrès de l'ACFAS


PROBLÉMATIQUE :

L'objectif général de ce colloque est de poursuivre l'étude critique de la mondialisation en mobilisant le concept d'impérialisme dans ses variantes classiques et actuelles. Dans ses variantes classiques les théories de l'impérialisme furent élaborées pour comprendre les mutations de l'ordre international dans le contexte d'une première « mondialisation libérale » marquée par des caractéristiques similaires à la mondialisation néolibérale actuelle: explosion des flux migratoires, marchands, financiers et communicationnels, multinationalisation des entreprises industrielles et des mouvements ouvriers, consolidation d'empires politico-économiques par les grandes puissances européennes et américaines. La force des théories classiques de l'impérialisme reposait sur l'articulation entre certains de ces éléments clés, en particulier entre les flux financiers et les asymétries militaro-politiques. Une reconstruction critique du concept d'impérialisme permettrait d'éclairer les asymétries structurelles que génère l'actuelle mondialisation néolibérale entre sociétés nationales, entre espaces nationaux et continentaux et entre territoires et organisations. Une telle reconstruction contribuerait au dépassement d'une ontologie de la « symétrie » qui domine les discours à la fois pratiques et scientifiques sur la mondialisation. Cela nous semble d'autant plus nécessaire que la réaction sociopolitique et idéologique aux attaques du 11 septembre 2001 se traduit par un préjugé favorable à la posture impérialiste que l'on peut retracer dans le discours politique américain et dans celui de certains intellectuels importants autant de tendance conservatrice que libérale. Le désir ou la dénonciation d'empire est devenu une thématique structurante dans le champ de la mondialisation et de l'étude de l'ordre international. Quelle est la contribution possible des théories classiques ou d'une théorie contemporaine de l'impérialisme à cette problématique? Parmi les efforts actuels de théorisation de l'impérialisme quels sont ceux vraiment novateurs et prometteurs? Impérialisme et mondialisation, anti-impérialisme et altermondialisme sont-ils théoriquement et empiriquement incompatibles comme certains le pensent (Veltmeyer et Petras, mais aussi le FMI) ou, au contraire, peut-on penser leur arrimage dialectique?

Quatre axes thématiques ont été dégagés :

Économie politique du nouvel impérialisme

L’étude de l’économie politique passe nécessairement par une analyse de la mondialisation financière. L’une des principales faiblesses du concept d’impérialisme, tel que défini dans l’après-guerre, était son incapacité à s’adapter aux transformations économiques et politiques des années 1970 et 1980. Il apparaît impossible d’aborder le concept d’impérialisme sans comprendre les transformations du capitalisme. Il s’agira dans ce premier atelier d’étudier la possibilité d’appliquer les transformations économiques au concept d’impérialisme. Est-ce que le concept d’impérialisme est pertinent dans le cadre des transformations économiques? Comment peut-on adapter l’impérialisme à ces transformations? Qu’apporte l’étude de l’impérialisme à la compréhension des transformations?

Sociologie politique de l’impérialisme

Le concept d’impérialisme a été étudié par de nombreux auteurs au cours du XXème siècle. La définition léniniste a probablement été la plus étudiée laissant dans l’ombre des approches qui peuvent être plus porteuse dans la situation contemporaine. On ne peut certes pas appliquer une définition de l’impérialisme élaborée voilà plus de cinquante ans, mais le travail théorique et la réflexion de ces auteurs peuvent nous permettre de saisir les enjeux globaux de l’impérialisme. Quelles sont les approches théoriques les plus pertinentes dans le cadre contemporain? Peut-on redéfinir le concept d’impérialisme? Quelle est aujourd’hui l’utilité du concept d’impérialisme?

Théorie de la mondialisation et nouvel impérialisme

Depuis le début des années 1990, le concept de mondialisation s’est développé alors que l’impérialisme était peu utilisé. Il s’agit de vérifier quelle est la relation entre ces deux approches. Est-ce que la mondialisation et l’impérialisme s’opposent ou se complètent? Pourquoi la mondialisation a remplacé l’impérialisme dans les débats théoriques? Est-il possible de travailler théoriquement avec les deux concepts?

Contestation altermondialiste ou anti-impérialiste

Devant la popularité du concept de mondialisation qui a servi à expliquer les transformations, il s’est développé un mouvement d’opposition que l’on a appelé altermondialiste. Si on développe un cadre d’analyse autour de l’impérialisme, nécessairement il faudra définir un mouvement opposé à l’impérialisme. Est-ce que les mouvements sociaux opposés à la mondialisation néolibérale sont altermondialistes ou anti-impérialistes? Peut-on parler à la fois d’un mouvement altermondialiste et anti-impérialiste? Si l’on distingue altermondialisme et anti-impérialisme, pourrait-il y avoir arrimage entre les deux concepts?

DÉROULEMENT DU COLLOQUE :

Ce colloque, placé sous la responsabilité d’Éric Pineault, professeur au département de sociologie de l’UQAM et directeur de la Chaire MCD, se déroulera à l’Université du Québec à Chicoutimi les mardi 10 et mercredi 11 mai 2005, et comprendra quatre séances de présentations thématiques (de trois heures chacune). Chacune des quatre séances thématiques comprendra une conférence (30 minutes) prononcée par un présentateur invité, et quatre présentations (20 minutes chaque) de participants recrutés sur appel de communication. Nous privilégierons les communications d’étudiants gradués, de chercheurs et de professeurs, de manière à provoquer de bénéfiques échanges avec les membres de la Chaire MCD. Les approches théoriques tout comme les études de cas sont acceptées. Nous prévoyons publier les résultats de ce colloque, qu'il convient plutôt d'appréhender comme des journées d'étude, dans un dossier spécial de notre site Internet (www.chaire-mcd.ca) ainsi que sous la forme d'un ouvrage collectif édité en partenariat avec Athéna éditions.

L’inscription au Congrès de l’ACFAS (www.acfas.ca) est obligatoire pour présenter une communication dans le cadre du colloque L’impérialisme dans la mondialisation.

Veuillez adresser vos propositions de communication (titre et présentation succincte de la problématique, environ 25 lignes, 1 500 frappes) avant le 13 février 2005 par courriel à :

- Pierre-Paul St-Onge : chaire.mcd@uqam.ca

(514) 987-3000 poste 4897


Lieux

  • Canada)
    Chicoutimi, Canada

Dates

  • dimanche 13 février 2005

Contacts

  • Pierre-Paul St-Onge
    courriel : chaire [dot] mcd [at] uqam [dot] ca

Source de l'information

  • Pierre-Paul St-Onge
    courriel : chaire [dot] mcd [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« L'impérialisme dans la mondialisation », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 10 janvier 2005, http://calenda.org/189760