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Publié le jeudi 24 mars 2005 par Inès Secondat de Montesquieu

Résumé

Annonce

Appel à communication

Colloque international

GENRE, CODES et QUOTIDIEN

16 et 17 juin 2005
Maison de l’Université de Rouen
2, place Emile Blondel
76821 Mont-saint-aignan Cedex
Tel : 02 32 76 92 37

mission-egalite@univ-rouen.fr

Ce colloque s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis le 1er septembre 2002 par la Mission Egalité des Chances femmes/hommes en faveur des personnels et étudiants de l’Université de Rouen.

Temps fort des engagements de la Mission, ce colloque veut témoigner de l’importance des regards disciplinaires croisés sur les rapports sociaux de sexe et leurs transformations. L’objet scientifique de ce colloque est d’interroger comment, dans des contextes culturels différents, des temps sociaux différents, se transmettent et se construisent des savoirs sur les expressions du genre. L’hypothèse est que les études sur le genre sont des espaces d’interrogation du social, sur ses codes comme prescriptions et/ou prohibitions et que les rapports homme/femme s’incarnent au quotidien dans des savoirs en actes.

Ce colloque vise donc une approche réflexive par confrontation de points de vues théoriques et méthodologiques et sera organisé autour de quatre thématiques :

Thèmes :

1- Les enjeux de la distinction sexe et genre.

De quelle manière la référence à la nature est-elle encore aujourd’hui mobilisée dans nos sociétés pour produire de la hiérarchie sociale, de la domination ? Quelle place accorder au corps et aux dimensions symboliques qui lui sont associées ? A partir d’approches pluridisciplinaires (anthropologie, sociologie, philosophie, histoire, psychanalyse…) nous analyserons les recompositions contemporaines des identités féminines et masculines.

En effet, comme le rappelle Max Weber : « Le cours des choses devient nature lorsque nous ne nous interrogeons pas sur son sens. » C’est ainsi qu’au quotidien, nous naturalisons rôles et comportements attachés au masculin et au féminin (la violence et la force pour l’un, la douceur et la fragilité pour l’autre), oubliant souvent que les caractères attachés à l’un et l’autre sont d’abord des conventions sociales auxquelles chacun s’emploie à se conformer. La notion de genre en instaurant une distinction radicale avec le sexe génétique, relève un défi épistémologique visant à la construction de connaissances toujours en évolution sur les rapports masculin/féminin.

2- Entre public et privé, quelles réglementations du genre ?

Si la gestion au quotidien des rapports entre les femmes et les hommes relève pour une grande part de la norme sociale traduite au travers des codes sociaux qui déterminent les fonctions et les rôles, les attentes, les interdits et les obligations, elle est marquée aussi par la règle de droit et plus généralement par l’action publique. Soit directement quand celle-ci la prend pour objet, par exemple pour promouvoir l’égalité ou prévenir les violences, soit indirectement, à travers son impact sur la formation des temps sociaux notamment. Mais la dynamique de l’action publique est en tension entre d’une part la tendance à désinstitutionnaliser ce qui relève de la sphère du privé et d’autre part une immixtion de plus en plus prégnante dans le domaine du privé voire de l’intime. Ce qui relevait donc traditionnellement de la négociation conjugale, familiale ou locale n’est-il pas aujourd’hui de plus en plus encadré ? Par ailleurs la règle de droit, quand bien même elle ne concerne pas directement ces rapports, ne les conditionne-t-elle toujours plus du fait la présence de plus en plus forte des femmes dans l’espace public et de la porosité de plus en plus grande des sphères publique et privée, professionnelle et domestique ? Elle apparaît donc à la fois comme contraignante et habilitante. Mais ses effets ne se révèlent-ils pas fondamentalement contradictoires, positifs et/ou pervers ?

3- Témoignages et trajectoires. (poids des stéréotypes, incorporation des codes et transgression)

Nous nous intéressons ici aux cas de femmes ou d’hommes qui choisissent d’investir des domaines dits atypiques. Mené sous formes d’entretiens, cet atelier pourra donner la parole à des femmes militaires, pompiers, patronnes, ou à des hommes assistants sociaux, danseurs, etc., qui restitueront leur trajectoire en tentant d’élucider les raisons de leur choix, les résistances rencontrées, mais aussi les avancées et les perspectives nouvelles produites par ces orientations non traditionnelles.

4- Les enjeux politiques de la transformation des pratiques de genre (convention européenne, mobilité internationale).

Les rapports de genre s’enracinent profondément dans les cultures nationales. Même si la communauté des héritages religieux et l’évolution parallèle des niveaux et des modes de vie ont permis une certaine homogénéité des représentations et des pratiques dans les différents pays européens, il n’en demeure pas moins que de notables différences perdurent entre eux. L’élargissement de l’Union les a même sans doute accentuées. De même, si l’on peut observer des rapprochements entre les législations et les jurisprudences nationales sous l’effet des mouvements d’opinion et de directives communautaires, de grandes différences subsistent encore qui se manifestent aussi bien au niveau des droits des personnes que du droit de la famille ou de celui du travail par exemple. Peut-on néanmoins dresser un bilan des avancées européennes ? Enregistre-t-on d’éventuels effets pervers ? De fortes résistances se manifestent-elles au niveau de l’espace européen pour un alignement sur les législations les plus avancées en la matière ? Observe-t-on le recours aux mêmes pratiques pragmatiques ( quota, discrimination positive...) pour réaliser une égalité de fait ? Sur un autre plan, ces différences sont-elles de nature à générer ou contrarier une mobilité différentielle et à ralentir l’intégration ?

Enfin ces deux jours ont pour objet de fédérer les chercheurs et jeunes chercheurs impliqués dans des travaux sur le genre.

Calendrier :

Les propositions de communications seront examinées par un comité scientifique et n’excèderont pas 2000 signes espace compris (Times New Roman, taille 12). Chaque intervenant précisera son nom, son institution d’appartenance ses fonctions et ses coordonnées électronique et postale. Les textes doivent être envoyés au plus tard le 29 avril 2005 à l’adresse suivante :

Mission Egalité des Chances
Olivier Méresse
La Maison de l’Université
2 place Emile Blondel
76 821 Mont Saint Aignan Cedex
Tel : 02 32 76 92 37

mission-egalite@univ-rouen.fr

olivier.meresse@univ-rouen.fr

Responsables du Colloque :

Les Chefs de projet de la Mission Egalité des chances entre les femmes et les hommes :

- ABALLEA François, Professeur de Sociologie, Directeur de l’Ecole doctorale Savoirs, critique et expertises.

- LEFEVRE Betty, Professeur d’Anthropologie du corps, Responsable recherche de la thématique « Transformations et dynamiques des pratiques culturelles et des rapports sociaux» au CETAPS.

Comité scientifique :

Comité de Pilotage de la Mission de l’Université de Rouen :

Philippe Guillot (Droit) Evelyne Delabarre (pharmacie) Nathalie Dourmap (Socio linguistique) Armelle Testenoire (Sociologie) Raymonde Germain (Psychologie) François Aballéa, Betty Lefevre.

Contacts internationaux :

María Eugenia Martínez Gorroño de l´Université Autonome de Madrid.

Comité d’organisation :

Membres des laboratoires CETAPS et GRIS :

Jean Pierre Lefevre

Florence Carpentier

Pascal Roland

Yamina Bensaâdoune

Olivier Méresse

Etudiants et thésards :

Yamina Samaali

Audrey Bottineau

Mounir Filali

Nicolas Commune

Maxime Couprie

Catégories

Lieux

  • Mont-Saint-Aignan, France

Dates

  • vendredi 29 avril 2005

Contacts

  • Olivier Méresse
    courriel : mission-egalite [at] univ-rouen [dot] fr

Source de l'information

  • Mission Egalité des Chances de l'Université de Rouen ~
    courriel : mission-egalite [at] univ-rouen [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Genre, Codes et Quotidien », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 24 mars 2005, http://calenda.org/190034