AccueilL’institutionnalisation des études genre en France et en Allemagne

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Publié le mercredi 06 avril 2005 par Nancy Murzilli

Résumé

Annonce

20-21 mai 2005

Programme


Le Centre Interdisciplinaire d’Etudes et de Recherches sur l’Allemagne (CIERA), le laboratoire « Cultures et Sociétés en Europe », UMR 7043 du CNRS de l’Université Marc Bloch, la Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace MISHA et le Groupe interdisciplinaire sur le genre de Strasbourg coordonné par Rebecca Rogers, vous convie à deux journées d’études, dont un atelier avec les doctorantes/docteures, sur l’institutionnalisation des études genre en France et en Allemagne.

Dans chaque pays, le développement des études genre est le résultat d’une alchimie complexe entre l’agenda politique des mouvements féministes initiateurs de changement, le fonctionnement et les pratiques des institutions universitaires, la circulation et les usages des discours théoriques, la position et la volonté des actrices et des acteurs dans ces institutions.

L’objectif de ces journées est de mettre en lumière comment ces différentes dimensions structurent l’institutionnalisation des études genre, ses acquis mais aussi les transformations à court ou moyen terme dans quelques contextes institutionnels locaux et plus largement dans chacun des pays.

Cette approche réflexive du développement de l’institutionnalisation des études genre s’articulera autour des questions essentielles suivantes :

- Quels sont les enjeux de la recherche et du développement des études genre aujourd’hui en France et en Allemagne ?

- Comment certaines institutions locales fonctionnent-elles concrètement ? Quelles sont les difficultés liées à la pérennité des études/recherches féministes ?

- Quels sont les parcours et expériences des jeunes doctorantes et docteures dont la recherche porte sur le genre ? Envisagent-elles une inscription institutionnelle future ? Si oui, comment ? Quels sont les liens entre savoirs produits (par elles, par d’autres) et l’action militante ?

- Autour de quels critères s’établissent les canons en études genre ? Quelles sont les formes prises par les héritages dans leur dimension nationale, thématique, disciplinaire ? Quelle est la part d’héritage américain dans l’un et l’autre pays ?

- Enfin, où en est le développement des nouveaux champs de recherche, les « gay and lesbian studies », les « queer studies », les « ethnic studies » et les « postcolonial studies »? En quoi remettent-ils en cause les cadres théoriques, voire politiques au sein desquels les questionnements genre s’étaient développés jusqu’ici ?

Vendredi 20 mai


9h-13h00 en salle Fustel de Coulanges (pause vers 11h)

Recherches et/ou enseignements sur le genre : éléments pour une comparaison franco-allemande

Ouverture des journées par Christine Maillard

(Directrice de la MISHA, sous réserve) et Introduction aux journées par Rebecca Rogers (Strasbourg 2).

Présidente de séance : Elisabeth G. Sledziewski (Strasbourg 3)

Nathalie Hillenweck (Strasbourg 2) : Quelques éléments pour une approche comparée des gender studies en France et en Allemagne.

Delphine Gardey (Paris) : La recherche peut-elle faire l’économie du genre ?

Ulla Wischermann (Francfort) : Les études sur les femmes et le genre en Allemagne.

Claude Zaidman (Paris 7) ou Dominique Fougeyrollas (Paris 10) : Enseignements et recherche à Jussieu : un état des lieux.

Anina Mischau et Birgitta Wrede (Bielefeld): Le centre de recherches sur les femmes (Interdisziplinäres Zentrum für Frauen- und Geschlechterforschung).

Gabrielle Hiltmann (Bâle) : Etat des lieux de Bâle et comparaison avec d’autres universités suisses.

13h00 Déjeuner

14h30-18h30 en salle Tauler (pause vers 16h)

Atelier « La parole aux doctorantes/post-doctorantes » : expériences et pratiques institutionnelles et/ou militantes

Modération : Jules Falquet (Paris 7) et Rebecca Rogers (Strasbourg 2)

Après une brève présentation du parcours des participantes par elles-mêmes, seront discutés les points suivants :

- Quelles passerelles entre l’université et les associations féministes ? L’engagement politique est-il compatible avec l’objectif d’une intégration institutionnelle ?

- Y-a-t-il une place pour des pratiques féministes au sein de l'université ? Quelles sont les formes qu’elles prennent ou pourraient prendre ?

- Comment transmettre aujourd’hui dans les études genre/féministes ? Quelles sont/seraient les formes de pratiques pédagogiques féministes ?

- Quelles sont les démarches pour plus de visibilité, intégration et reconnais-sance/légitimité des recherches sur le genre ?

avec Aurélie Audeval (doctorante en histoire, Paris 7), Magali Boumaza (docteure en sciences politiques, Strasbourg 1), Ioana Cirstocea (docteure en sociologie, Institut Sud-Est européenne, Bucarest/EHESS Paris), Sophie Delvallez (doctorante en histoire, Paris 8), Karen Denni (doctorante en sociologie et en histoire, Strasbourg 2/Düsseldorf) ; Géraldine Gourbe (doctorante en philosophie, Paris 10); Céline Petrovic (doctorante en sciences de l’éducation, Paris 10), Alice Primi (doctorante en histoire, Paris 8), Meriem Rodary (doctorante en anthropologie, EHESS Paris), Malaika Rödel (doctorante en philosophie et en gender studies, Francfort), Sandrine Roll (doctorante en histoire, Strasbourg 2), Beatrix Schwarzer (doctorante en sciences politiques, Francfort), Juliette Sméralda-Amon (docteure en psychologie sociale, Strasbourg 2), Mica Wirtz (doctorante en sociologie et en gender studies, Francfort).

18h30 Apéritif de bienvenue

Samedi 21 mai


9h30-13h00 en salle Tauler (pause vers 11h)

Pérennité et développement institutionnels des études genre/ féministes

Table ronde I : Fonctionnement et activités des réseaux féministes et/ou sur le genre : NRW, RING, EFiGiES, Mnémosyne.

Modération : Catherine Maurer (Strasbourg 2)

avec Ruth Becker (Dortmund), Claude Zaidman ou Dominique Fougeyrollas (Paris), Sophie Delvallez (Paris), Meriem Rodary (Paris), Rebecca Rogers (Strasbourg).

Table ronde II : Spécificités des études genre : la question des « canons » et du développement/pérennité des études genre/féministes

Modération : Karine Chaland (Strasbourg 2)

avec Gerburg Treusch-Dieter (Berlin), Mireille Baurens (Lyon), Jules Falquet (Paris), Irène Jami (Paris), Marion Mangelsdorf (Freiburg).

13h00 Déjeuner

14h30-16h00 en salle Tauler

Pérennité et développement institutionnels des études genre/ féministes (suite)

Table ronde III : Nouveaux champs transdisciplinaires (les « gay, lesbian and queer studies », Les « ethnic and postcolonial studies » ) : quelles réalités et quelles perspectives ?

Modération : Patricia Caillé (Strasbourg 3)

avec Magali Boumaza (Strasbourg 3), Nassira Hedjerassi (Strasbourg 1), Beatrix Schwarzer (Francfort).

16h00-17h00

Synthèse des journées et discussion : Karine Chaland, Jules Falquet, Rebecca Rogers.

17h00 Apéritif de clôture
Organisation

Organisatrices :

Rebecca Rogers, Maîtresse de conférences en histoire, Hdr, Equipe de Recherche en Sciences Historiques, EA 3400, Strasbourg 2.

Karine Chaland, Maîtresse de conférences en sociologie, Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe, UMR 7043 (CNRS), Strasbourg 2.

Jules Falquet, Maîtresse de conférences en sociologie, Centre d'enseignement, de documentation et de recherches pour les études féministes (CEDREF) et Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques (CSPRP), Paris 7.

Comité d’organisation :

Rebecca Rogers (Strasbourg 2), Karine Chaland (Strasbourg 2), Patricia Caillé (Strasbourg 3), Nassira Hedjerassi (Strasbourg 1).

Les soutiens financiers institutionnels


Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA) dans le cadre des programmes de formation-recherche coordonnés ;

Laboratoire Cultures et Société en Europe (UMR 7043 du CNRS) ;

Projet MISHA « La mixité des sexes », Maison interuniversitaire des sciences de l’homme d’Alsace (MISHA) ;

UFR des Sciences Historiques (Strasbourg 2) ;

UFR des Sciences des sciences sociales (Strasbourg 2) ;

Equipe de Recherche en Sciences Historiques, Groupe « Femmes » (EA 3400).

Ces journées n’auraient pu avoir lieu sans les soutiens financiers supplémentaires du Deutscher Akademischer Austauschdienst (DAAD), du Laboratoire des sciences de l’éducation et de la communication (Université Louis Pasteur, Strasbourg 1), du Service des Relations Internationales de l’Université Marc Bloch (Strasbourg 2).


Lieu

Salle Fustel de Coulanges et salle Tauler
Palais Universitaire, Université Marc Bloch,
Place de l’université.
Strasbourg




Catégories

Lieux

  • Strasbourg, France

Dates

  • vendredi 20 mai 2005

Contacts

  • Rebecca Rogers
    courriel : lesfemmesdanslemondeacademique [at] uspc [dot] fr
  • Karine Chaland
    courriel : k [dot] chaland [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Patricia Caillé
    courriel : patricia [dot] caille [at] unistra [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L’institutionnalisation des études genre en France et en Allemagne », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 06 avril 2005, http://calenda.org/190079