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European capitals and the globalization of knowledge

Paris and London:17th and 18th centuries

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Publié le jeudi 28 avril 2005 par Natalie Petiteau

Résumé

Annonce

Journée d’étude organisée dans le cadre du programme Sciences et capitales européennes

Avec le soutien de la sous-direction de l’archéologie et des sciences sociales

du Ministère des Affaires Etrangères et de l’UMR 865 (Empires, Sociétés, Nations)-Paris X-Nanterre.

Organisateurs : Nick Dew (Université McGill, Montréal), François Regourd (Université Paris X - Nanterre), Stéphane Van Damme (CNRS).

La transformation de la philosophie de la nature de la première modernité a été fortement stimulée par une ouverture sans précédent sur le monde à travers les entreprises commerciales et coloniales. Si les historiens ont depuis longtemps relevé l’importance de la découverte des Nouveaux Mondes, l’histoire des relations entre métropoles et périphéries a été étudiée dans une perspective évolutionniste où les espaces lointains étaient considérés uniquement par rapport au modèle de la science européenne dans le sillage d’une histoire mondiale des civilisations. Les savoirs étaient eux-mêmes décrits comme des systèmes internes d’énoncés scientifiques, prêts à l’exportation. Depuis les années 1970, de nouvelles approches ont tourné le dos à ces interprétations diffusionnistes et fonctionnalistes. A l’occasion de ce colloque, nous souhaiterions faire le point sur ces différents champs de recherche, et souligner l’intérêt du détour extra-européen pour saisir les dynamiques de capitalisation des savoirs à l’oeuvre dans les grandes métropoles de l’époque moderne.

Dans le cadre de notre programme de recherche “Sciences et capitales européennes”, ces deux approches doivent nous inviter à saisir différemment le déploiement de la science occidentale, les modalités selon lesquelles l’Europe a mobilisé le monde. Le centre ne doit être considéré ni comme un point aveugle de l’histoire, ni comme une évidence jamais questionnée. Le souci de comparatisme doit au contraire nous encourager à scruter ce processus qui vise à assurer la suprématie des savoirs européens, à produire de l’altérité, de la hiérarchie. Cette ouverture au monde par la connaissance n’est en effet pas neutre, mais vise à assurer un nouveau gouvernement du monde par l’usage de nouvelles techniques d’emprise et de contrôle. Centrée sur l’étude de Paris et de Londres, cette journée d’étude ne s’interdira pas d’élargir les bases de la comparaison lorsque cela s’avérera nécessaire et fructueux.

Avec la participation de :

Marie-Noelle Bourguet (Paris VII) ; Harold Cook (University college London) ; James Delbourgo (McGill University) ; Nicholas Dew (McGill University) ; Jordan Kellman ; Yasmine Marcile (Paris III) ; Kapil Raj (EHESS) ; François Regourd (Nanterre) ; Neil Safier (Ann Arbor Unversity) ; Simon Schaffer (Cambridge University) ; Emma Spary (Cambridge University) ; Stéphane Van Damme (CNRS-MFO).

Pour plus de renseignements, voir le site internet de la Maison Française d’Oxford: www.mfo.ac.uk

Catégories

Lieux

  • Oxford, Grande-Bretagne

Dates

  • mardi 14 juin 2005

Contacts

  • Stéphane Van Damme
    courriel : stephane [dot] vandamme [at] sciences-po [dot] fr

Source de l'information

  • Stéphane Van Damme
    courriel : stephane [dot] vandamme [at] sciences-po [dot] fr

Pour citer cette annonce

« European capitals and the globalization of knowledge », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 28 avril 2005, http://calenda.org/190177