AccueilLa Révolution : écriture d'une histoire immédiate (1789-1871)

*  *  *

Publié le mardi 21 juin 2005 par Natalie Petiteau

Résumé

La révolution est un précoce objet d'instrumentalisation, dont l'historicisation immédiate démontre, si besoin est, l'importance de l'enjeu. Un enjeu qui est également inscrit dans une perspective comparative revendiquée : chaque nouvelle révolution est immédiatement jaugée et jugée à l'aune de la précédente, et davantage encore à l'aune de la révolution mère, 1789. Ce sont moins les "grandes" histoires des révolutions qui nous intéressent ici, nécessitant recul temporel et enquête selon les "règles de l'art", que l'ensemble de ces productions immédiates, de formes et de contenus très variés, mais réunies par leur proximité de l'événement : tous types de récits "historiques" publiés sous diverses formes, de la brochure au journal plus ou moins éphémère en passant par la poésie ou le théâtre, sans oublier les différentes formes de représentation figurée - peinture, gravure et plus largement imagerie populaire.

Annonce

COLLOQUE

La Révolution : écriture d'une histoire immédiate (1789-1871).

Centre d’Histoire « Espaces et Cultures »

(Université Blaise Pascal)

Et Musée de la Révolution

Vizille, 22-23 septembre 2005

Comité scientifique

Philippe Bourdin (Université Blaise Pascal)

Jean-Claude Caron (Université Blaise Pascal)

Alain Chevalier (directeur du Musée de la Révolution française)

Claudette Hould (Université du Québec, Montréal)

Jean-Clément Martin (Université Paris I)

Programme

Jeudi 22 septembre, matin

- Accueil officiel des participants

- Philippe Bourdin (Université Blaise Pascal), Introduction générale

Les modèles historiques

- Christian Jouhaud (E.H.E.S.S.), « Textes d’action, dans l’action, sur l’action : historiographies immédiates au XVIIe siècle »

- Antonella Giuzio (Université de Potenza), « Histoire d’une Révolution fille de l’Histoire : les interprétations de la Fronde au cours des premières années de la Révolution française (1789-1793) »

- Pierre Serna (Université Paris I), « 1799, le retour du refoulé : l’histoire de la révolution anglaise à l’ordre du jour de la crise directoriale »

- Jean-Clément Martin (Université Paris I), « Fiévée et la révolution invisible et centrale »

Jeudi 22, après-midi

Les supports de l’écriture historique

- Michel Biard (Université de Rouen), « Des violences populaires sur la scène théâtrale, ou l’impossible représentation (1789-1792) »

- Alain Chevalier (directeur du Musée de la Révolution française), « La violence dans les œuvres peintes de la Révolution »

- Claudette Hould (Université du Québec, Montréal), « La Révolution par la gravure et par les textes dans les Tableaux historiques de la Révolution française : une entreprise éditoriale d’information et sa diffusion en Europe (1791-1817) »

- Pascal Dupuy (Université de Rouen), « La violence française au crible de la caricature anglaise »

- Elisabeth Liris (docteur en histoire, Institut d’histoire de la Révolution française), « Éduquer, instruire les femmes : projets du Comité d’instruction publique et écrits pédagogiques »

Vendredi 23 septembre, matin

La « Grande Révolution » : naissance d’une historiographie ?

- Géraldine Soudry (étudiante, Paris I), « Autour des Crimes des rois de France de La Vicomterie »

- Annie Duprat (IUFM de Versailles), « L'histoire impartiale ... de Prudhomme, 1797 »

- Jean-Luc Chappey (Université Blaise Pascal), « Ecriture de l’histoire et construction politique : Fantin-Desodoards et le Directoire »

- Éric Barrault (docteur en histoire), « Lacretelle et son Précis historique de la Révolution française : quand un publiciste royaliste se transforme en historien de la Révolution »

- Karine Rance (docteur en histoire, Institut d’histoire de la Révolution française), « La violence révolutionnaire écrite par les émigrés »

Vendredi 23, après-midi

Ecrire les révolutions du XIXe siècle : héritages, continuités, innovations

- Jean-Claude Caron (Université Blaise Pascal), « L’écriture des Trois Glorieuses : héros et barbares dans le cycle des violences insurrectionnelles »

- Mathilde Larrère (Université Paris XIII), « Entre la « soldatesque » et la « populace », construire la garde nationale en rempart contre la violence dans les révolutions des années 1830 »

- Michèle Riot-Sarcey (Université de Paris VIII), « Balzac, Armand Carrel, Thiers et la révolution de 1830 »

- Jacques Rougerie (maître de conférences honoraire de l’Université Paris I), « Lissagaray, Vuillaume, etc. Écritures de la Commune et représentations de la violence »

Renseignements :

Siham Olivier, secrétariat du Centre d’Histoire « Espaces et Cultures », (33) 04 73 34 68 48, CHEC@univ-bpclermont.fr

Annick Le Gall, Musée de la Révolution, (33) 04 76 68 07 35, musee.revolution@cg38.fr

Lieux

  • Vizille, France

Dates

  • jeudi 22 septembre 2005

Contacts

  • Annick Le Gall
    courriel : musee [dot] revolution [at] cg38 [dot] fr
  • Philippe BOURDIN
    courriel : phbourdin [at] laposte [dot] net

Source de l'information

  • Philippe BOURDIN
    courriel : phbourdin [at] laposte [dot] net

Pour citer cette annonce

« La Révolution : écriture d'une histoire immédiate (1789-1871) », Colloque, Calenda, Publié le mardi 21 juin 2005, http://calenda.org/190346