AccueilHasard et Providence, XIVe-XVIIe siècles

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Publié le vendredi 01 juillet 2005 par Inès Secondat de Montesquieu

Résumé

L’objectif de ces journées est de montrer les résultats de la recherche, favoriser les échanges internationaux, impliquer les jeunes chercheurs et inciter les étudiants à se familiariser avec des rencontres de haut niveau. Le thème est à la fois fédérateur en même temps qu’il se trouve au cœur des conflits : ceux de l’époque de la Renaissance, qui voit des transformations fondamentales affecter le regard sur le monde avec la nouvelle science, avec l’émergence de l’incrédulité et la remise en question des églises constituées, conflits que notre époque connaît également

Annonce

Colloque du cinquantenaire (1956-2006)

Hasard et Providence, XIVe-XVIIe siècles

3-9 juillet 2006

Du 3 au 9 juillet 2006, le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance et l’Université François-Rabelais de Tours célèbreront avec un colloque important et différentes manifestations le cinquantième anniversaire de la fondation du Centre. Le grand congrès de juillet se déroulera sur une semaine et rassemblera plus d’une centaine d’intervenants. Le Ministère de la Recherche, le Ministère de la Culture et de la Communication, la Bibliothèque nationale de France, l’Université François-Rabelais, la Ville de Tours, le Conseil Régional du Centre, le Conseil Général de l’Indre-et-Loire, soutiennent ce projet qui devrait renforcer le rayonnement des études sur la Renaissance et rappeler l’importance des humanités dans le monde moderne.

L’objectif de ces journées est de montrer les résultats de la recherche, favoriser les échanges internationaux, impliquer les jeunes chercheurs et inciter les étudiants à se familiariser avec des rencontres de haut niveau. Le thème est à la fois fédérateur en même temps qu’il se trouve au cœur des conflits : ceux de l’époque de la Renaissance, qui voit des transformations fondamentales affecter le regard sur le monde avec la nouvelle science, avec l’émergence de l’incrédulité et la remise en question des églises constituées, conflits que notre époque connaît également. Cette large période de près de quatre siècles est celle de changements majeurs dans les attitudes herméneutiques et dans les réponses aux grands questionnements. Réfléchir sur « Hasard et Providence » du XIVe au milieu du XVIIe siècle, c’est aussi effectuer un bilan de notre réflexion sur l’actualité des religions, des systèmes, de l’existence d’un « grand dessein » au milieu des bouleversements scientifiques, techniques et métaphysiques.

À un grand colloque, il fallait une grande question : celle des fins dernières, du hasard et de la nécessité nous a paru en adéquation avec un moment de réflexion sur nos activités passées et sur ce que l’avenir pourra réserver aux lettres, aux artes et à la réflexion historique en général. Nous essayons de ne pas figer les frontières habituelles entre les disciplines et de conserver au mot « Renaissance » son acception large et fédératrice, sans oublier son contenu potentiellement problématique. Plus que jamais, l’appellation « De Pétrarque à Descartes », que le Centre a adoptée pour son champ de recherche depuis si longtemps, offre l’occasion sans cesse renouvelée d’interroger sa pertinence et les caractéristiques d’une époque de bouleversements exceptionnels. Ce moment se déclinera donc selon des perspectives variées, destinées à associer une méditation d’ordre général à des études plus précises sur la façon dont ces trois ou quatre siècles ont sensiblement modifié la vision occidentale du temps, du grand dessein divin ou de la Nature. Qu’elles constatent la résignation, la maîtrise du hasard ou le désir de donner quelques coups de pouce à la Providence, ces recherches devraient aussi pouvoir évaluer les transformations des activités humaines, qu’elles soient d’ordre artistique ou qu’elles relèvent de la technique.

L’époque est charnière : le nom donné à notre formation « recherche » au CESR est « Genèse de l’Europe moderne », non pas pour rechercher sans fin une causalité perdue et une origine certaine à nos questionnements actuels, mais de revenir à la fois sur les documents du passé et sur leurs mouvements interprétatifs. Ces débuts des temps modernes ont aussi connu la réappropriation du mot « critique » et la naissance d’un formidable mouvement d’appréciation des vestiges du passé : cette attitude ne devrait pas quitter le chercheur en sciences humaines, dont la voix est si souvent étouffée par le bruit des modes, ou recouverte par la voix même de ces auteurs anciens qu’ils n’en finissent pas de se réapproprier. Le moment est venu de faire un bilan d’un balancement entre deux « contraires », le Hasard et la Providence, tel qu’il pouvait être approché par la très grande diversité des auteurs qui en ont parlé, ou qui l’ont simplement pratiqué par un coup de dés.

Les propositions de communications devront respecter le principe essentiel de la transdisciplinarité. Nous réaffirmons la nécessité de pratiquer une confrontation renouvelée des approches disciplinaires dans le choix des thématiques : les « sessions » n’appartiennent pas à une discipline donnée, mais en concernent au moins deux, voire toutes, comme « Prudence et Providence », ou « Liberté ». Le thème qui va nous réunir en sera le lien oblique, dans une hétérogénéité qui surprendra peut-être puisque voisineront les questions théologiques de la prédestination et du libre-arbitre et les manuels de jeux de hasard ; où l’on verra se côtoyer les grands desseins des artistes imitateurs ou singes de Dieu et les improvisateurs en tous arts ; où la finalité des objets et des créatures sera contestée ou réaffirmée ; où l’on se confiera à l’aide divine tout en la sollicitant pour soi seul ; où les figures païennes de Fortuna, de Nécessité et d’Occasio hanteront les pages des livres d’emblèmes et les devises des notables. Le kairos —ou « moment opportun »— est revendiqué en politique comme en littérature, et cette époque a encore été le théâtre de quelques antiques jugements de Dieu, de quelques ordalies de sorcellerie, de punitions ou de récompenses que l’on a déclarées bien méritées dans le meilleur des mondes possibles. Aucun de ces sujets n’est la propriété d’une discipline, aucun avatar du Hasard ou de la Providence ne se laisse posséder complètement par un seul groupe de spécialistes. Même les probabilités se partagent entre l’histoire des mathématiques, qui éprouve encore quelques difficultés à en reconnaître les débuts, et un embryon de théorie des jeux, alors que le « probable » est si bien adapté à tous les usages par les métaphysiciens et les juristes. La prédiction religieuse, les futurs contingents et les pronostics médicaux se rencontrent sur le terrain de l’avenir, en médecine comme dans les sciences de l’occulte. Enfin, la pensée du hasard comme cause est remarquable dans beaucoup de domaines : elle ne s’impose pas partout, elle s’insinue dans les esprits les plus sûrs de leurs dogmes et de leur bon droit. Elle est certes difficile à assumer, car elle génère une réelle angoisse de l’incertain et dissout la volonté de maîtrise : le monde aurait pu être créé casu, par ce hasard qu’une Nature prolixe aurait désigné comme exécutant.


Liste des participants

Séance inaugurale :

• Tullio Gregory (Philosophie, Université de Rome, La Sapienza)

• Robert Halleux (Histoire des Sciences et des Techniques de Liège, Membre de l’Institut)

• Claude Gilbert Dubois (Littérature française, Université de Bordeaux III)

• Peter Burke (Histoire, Université de Cambridge)

• Gérald Chaix (Histoire, Recteur de l’Académie de Strasbourg et CESR)

Dominique Allard (Histoire de l’art, Liège)

Claudie Balavoine (Iconologie, CESR) : « Présences cachées du Kairos dans l’iconographie de la Renaissance (XVe - XVIe siècle) »

Marina Beer (Littérature italienne, Université de Rome La Sapienza) : « Fortuna e Provvidenza, libertà e fede nell’Orlando Furioso : Ludovico Ariosto lettore delle Sacre Scritture »

Thomas Berns (Université de Bruxelles et CESR) : Machiavel : « A-t-on besoin de la Fortune pour justifier la grandeur de la Rome antique ? »

Gilles Bertheau (CESR) : « Ni hasard, ni providence: le héros chapmanien pris au piège du machiavélisme »

Marie-Hélène Besnault (Tours) : « Le hasard, la providence et le « bain du diable » : Robert Burton et la mélancolie religieuse »

Mario Biagioni (Histoire, Pistoia) : « Il problema dell’immortalità di Adamo nel dibattito europeo dei secoli XVI-XVII : da Francesco Pucci a John Locke »

Concetta Bianca (Littérature italienne, Université de Florence) : « Fortuna e virtù in Coluccio Salutati »

Joël Biard (Philosophie, CESR) : « Les futurs contingents »

Brenno Boccadoro (Musicologie, Université de Genève) : « L’occasion aiguë, le juste milieu, la mélancolie et la modulation »

Daniela Boccassini (Littérature italienne, University of British Columbia) : « ‘Non impedir lo suo fatale andare’ : le fatum virgilien chez Dante et les commentateurs »

Élise Boillet-Caravaglios (Littérature italienne, CESR) : « Le mythe de l’‘homme libre par la grâce de Dieu’ dans les Lettres de l’Arétin »

Lina Bolzoni (Histoire de l’art, Scuola Normale Superiore, Pise)

Gloria Bosse (Littérature espagnole, Université François-Rabelais) : « Les représentations de la Prudence et de la Providence dans quelques recueils espagnols d’emblèmes (XVIe –XVIIe siècles) »

Marie-Elisabeth Boutroue (Littérature classique, CNRS-IRHT)

Peter Burke (Histoire de la pensée politique, Emmanuel College, Cambridge) : « Visions of the future from Petrarch to Descartes »

Florence Buttay (Histoire, Paris IV) : « « Usages politiques de l’allégorie de la Fortune à la Renaissance : l’exemple du tournoi organisé par Jean II de Bologne en 1490 »

Philippe Büttgen (Sciences Religieuses, CNRS-UMR 8584, Centre d’Etudes des Religions du Livre, CNRS/ EPHE) : « Questions de prédestination dans le traité de Luther De servo arbitrio (1525) »

Andrea Carlino (Institut Romand pour l’histoire de la médecine, Faculté de Médecine, Université de Genève) : « Hasards de la médecine et scepticisme à la Renaissance : autour de Montaigne »

Jaume Casals Pons (Philosophie, Université Pompeu Fabra de Barcelone) : « Une rencontre du hasard et de la nécessité dans les Essais de Montaigne »

Pierre Caye (Philosophie, CNRS) : « Pétrarque et Alberti : un stoïcisme sans providence »

Géraldine Cazals (Histoire du droit, Toulouse) : « S’en remettre à la Providence en matière de justice : le duel judiciaire entre Moyen Age et modernité juridique »

Jean Céard (Littérature française, Université Paris X) : « L’édition du De Fato de Cicéron »

André Charrak (Philosophie, Université Paris-I)

Abdesselam Cheddadi (Faculté des sciences de l’éducation, Université Muhammad V, Rabat) : « Hasard et Providence chez Machiavel et Ibn Khaldoun »

Bernard Chevalier (Histoire, CESR, Université François-Rabelais) : « A propos des lectures providentielles de l’histoire : l’évêque Briçonnet »

Giorgio Chittolini (Università di Milano) : « ’Nel disordine dei tempi’ : vecchi modelli di stato nel dibattito politico del primo Cinquecento in Italia »

Paulette Choné (Histoire de l’art, Université de Bourgogne) : « Casus ubique valet ? Le hasard et la nécessité dans les ‘emblèmes de la nature’ au tournant de 1600 (Hoefnagel, Camerarius, ...) »

Michèle Clément (Littérature française, Université Lyon II) : « Le « sort des dez » et les bifurcations narratives dans Le Tiers Livre »

Carmen Codoñer (Littérature classique, Université de Salamanque)

Marie-Alexis Colin (Musicologie, Université de Montréal) : « De quelques prophéties en musique en France au XVIe siècle »

Bruna Conconi (Littérature française, Université de Bologne) : « ‘Sans rien attribuer à fortune comme les hommes profanes font’ : l’intellectuel protestant aux prises avec le désordre de l'histoire »

Richard Cooper (Littérature française, Brasenose College, Oxford) : « Signes, prodiges, monstres : la série noire des années 1528-33 »

Marie-Dominique Couzinet (Philosophie, Paris I), « Hasard et providence dans la conception de la nature et de l’histoire de J. Bodin »

Tristan Dagron (Philosophie, CNRS-UMR 5037) : « Destin et providence dans le De Fato de Pomponazzi »

Nathalie Dauvois-Lavialle (Littérature française, Université de Toulouse-Le Mirail) : « Liberté et Providence dans l’oeuvre de Jean Bouchet »

Marie-Luce Demonet (Littérature française, CESR) : « L’aléatoire et les fausses pistes du labyrinthe »

Marc Deramaix (Littérature néolatine, Université de Rouen) : « La conception kabbalistique de la Providence chez Gilles de Viterbe et son invention du concept de renaissance »

Philippe Desan (Littérature française, Université de Chicago) : « ‘Le hazard sur le papier’ ou la forme de l'essai chez Montaigne »

Sylvie Deswarte-Rosa (Histoire de l’art, Lyon, CNRS) : « L'image de la Providence dans la Chronique du Monde en images de Francisco de Holanda : ‘Sub alarum tuarum’. Sous les ailes de la Providence »

Claude Gilbert Dubois (Littérature française, Université de Bordeaux III) : « Pré-voyance et liberté divine dans la conception de l’histoire (1560-1610) »

Joëlle Ducos (Université de Bordeaux III) : « Coups de tonnerre et prévision »

François Dupuigrenet-Desroussilles (Histoire du livre, ENSSIB/ ENS-LSH) : « Hasard et coup de dé dans la poétique et la théologie de Juan Caramuel. La poésie figurée dans les Metametrica de Juan Caramuel y Lebkowitz »

Max Engammare (Histoire du protestantisme, FNRS, Genève) : « ’Nous sommes en hazard à chacune heure’. Ce qui était laissé au hasard dans la Genève de Jean Calvin et de Théodore de Bèze »

Silvia Fabrizio Costa (Littérature italienne, Université de Caen) : « Filippo Beroaldo l’Ancien et la Caeca Fortuna (1500) »

Bernardino Fantini (Institut Romand pour l’histoire de la médecine, Faculté de Médecine, Université de Genève) : « Semina et putredo : règles et désordre dans la construction et la destruction de la forme au XVIe siècle »

Lucia Felici (Histoire, Université de Florence) : « La libertà dell’arbitrio nel pensiero di un intellettuale europeo del tardo Rinascimento: Justus Velsius »

Marie Madeleine Fontaine (Littérature française, Université de Lille III et CESR) : « Contrôler le hasard, cultiver le hasard : le risque physique à la Renaissance »

Philip Ford (Littérature française et néolatine, Université de Cambridge) : « Les deux vases de Zeus et la Providence : critiques de Guillaume Paquelin »

Jean-Louis Fournel (Littérature italienne, Université Paris VIII) : « La nécessité chez les penseurs républicains florentins : contraintes de la guerre et maîtrise du temps »

Roger Friedlein (Littératures romanes, Freie Universität Berlin) : « Le hasard dans la philosophie éthique. Un jeu de table portugais de João de Barros: Diálogo sobre preceitos morais em modo de jogo (1540) »

Fabio Frosini (Philosophie, Université d’Urbino) : « Lucrezio nel Rinascimento: potenza, tempo e apparenza in Niccolò Machiavelli e Giordano Bruno »

Stéphan Geonget, (Littérature française, CESR) : « Élections ‘à troys beaulx dez’ dans le droit de la Renaissance »

Laurent Gerbier (Philosophie, CESR) : « La fortune contre le hasard : logique des effets dans le Prince et les Discours de Machiavel »

Violaine Giacomotto-Charra (Littérature classique, Bordeaux III) : « La main de Dieu et les lois de la physique : nature et providence dans la poésie bartasienne »

Franco Giacone (Littérature française, Universite de Rome, La Sapienza)

Thierry Gontier (Philosophie, Université Lyon III) : « Destin et liberté chez Pietro Pomponazzi »

Rosanna Gorris (Littérature française, Université de Milan) : « L’écriture des anges ou comment lire les signes du ciel »

Amy Graves (Littérature française, Université de Buffalo) : « Les signes de la Providence (Ronsard, d’Aubigné) »

Olivier Guerrier (Université de Toulouse Le Mirail) et André Tournon (Université de Provence) : « Lectures de Plutarque au XVIe siècle : la fortune providentielle »

Robert Halleux (Histoire des Sciences et des Techniques de Liège, Membre de l’Institut) : « Le mineur et l’alchimiste. La systématisation des savoirs aléatoires au XVIe siècle »

Philippe Hamon (Histoire, Université de Rennes II) : « Le Salut et la Fortune : argent et destinée humaine au miroir de la peinture »

Richard Hillmann (Littérature anglaise, CESR) : « Hamlet, jeu de hasard et jeu de providence : l’histoire, la tragédie, et l’histoire tragique »

Ivan Horvath (Littérature hongroise, Université de Budapest) : « Les machines à écrire des poèmes à la Renaissance »

Michel Jeanneret (Littérature française, Université Johns Hopkins, Baltimore et Université de Genève) : « Les monstres et la question des causes »

Eberhard Knobloch (Histoire des sciences, Technische Universität Berlin) : « La mort, les catastrophes et les assurances chez Leibniz »

Frank La Brasca (Littérature italienne, CESR) : « Hasard et Providence dans les commentaires de Dante des XVe et XVIe siècles »

Ullrich Langer (Littérature française, Université de Madison) : « La gestion prudente du ‘hasard’ affectif: l'inconstance chez Ronsard »

François Laroque (Littérature anglaise, Université Paris III) : « Star-crossed lovers : le destin et les étoiles dans Roméo etJuliette »

Chiara Lastraioli (Littérature italienne, CESR) : « Le hasard des dés »

Françoise Lavocat (Littérature comparée, Université Paris VII) : « Les jeux de dés, la représentation du hasard et le système des probabilités dans les romans picaresques et/ou la pastorale)

Nicolas Le Roux (Histoire, Université Paris-IV) : « ‘Les cœurs des Rois sont en la main de Dieu’. Pouvoir monarchique et imaginaire providentiel, d’Henri III à Henri IV »

Sylvie Lefèvre (Littérature française, CESR) : « À propos des emprises d'armes : lettres et rendez-vous manqué. Ou la montagne qui accouche d'une souris »

Alain Legros (Littérature française, CESR) : « Montaigne entre Fortune et Providence »

Frédérique Lemerle (Histoire de l’art, CNRS, CESR) : « Architecture et “accidents” au XVIe siècle »

Nicolas Le Roux (Université Paris-Sorbonne) : « ‘‘Les cœurs des Rois sont en la main de Dieu’’. Pouvoir monarchique et imaginaire providentiel, d’Henri III à Henri IV

Frank Lestringant (Littérature française, Université Paris IV) : « Providence et image du monde : théologie et cosmographie, de la Renaissance à l’âge classique », ou « Providence et imago mundi »

Catherine Lisak (Université de Bordeaux III) : « Le hasard et la providence : les Vies de Plutarque face aux pièces « romaines » de Shakespeare »

Laurenz Lütteken (Musicologie, Université de Zürich)

Ian MacLean (Histoire des idées, All Soul’s, Université d’Oxford) : « Caspar Peucer occasionaliste »

Rafael Mandressi (Institut Universitaire CLAEH de Montevideo et Université catholique d’Uruguay, chercheur associé étranger au CNRS) : « Dire la nature : les ‘sciences du corps’ et les frontières du surnaturel, XVIe-XVIIe siècles »

Jean-Claude Margolin (Philosophie, CESR) : « Hasard et Providence dans la philosophie de Louis Le Roy »

Myriam Marrache-Gouraud (Littérature française, Poitiers) : « La leçon des erreurs ou la ‘serendipité’ en médecine »

Sylvain Matton (École Pratique des Hautes Études, Paris) : « La question de la Providence chez les kabbalistes chrétiens de la Renaissance »

Kees Meerhoff (Université d’Amsterdam) : « Pierre de la Place, philosophe, magistrat, martyr »

Paul-Alexis Mellet (Histoire, CESR) : « Les vocations extraordinaires et le régicide (l’ange et l’assassin »

Viviane Mellinghoff-Bourgerie (Littérature française, Université de Bochum) : « ’C’est un coup de hasard, et plus que cela’: le discours providentialiste des épistoliers spirituels tridentins, de Cacciaguerra à François de Sales »

Daniel Ménager (Littérature française, Université Paris X) : « La Prudence du diplomate »

Hélène Michon (Littérature française, CESR) : « La prédestination : querelle de mots ou querelle de choses? »

Jan Miernowski (Littérature française, Université de Madison) : « Les sanglantes tragédies de la Renaissance française et les réponses au mal politique de Rabelais à Corneille »

Claude Mignot (Histoire de l’art, Paris IV et CESR) : « Le Vite de Vasari : une lecture providentielle de l’histoire de la Renaissance des arts, bordée de hasards heureux et malheureux »

Olivier Millet (Littérature française, Université Paris XII) : « ’Fatum’ chez quelques réformés, de Calvin aux néo-stoïciens de la fin du siècle »

Philippe Morel (Histoire de l’art, Université Paris IV) : « Entre destinée et occasio : la figure providentielle de Côme Ier de Médicis dans le décor de la salle des audiences du Palazzo Vecchio à Florence »

Nick Myers (Littérature anglaise, Montpellier) : « La vision historique de De Thou, Mathieu, La Popelinière : enjeux du hasard et de la providence »

Colette Nativel (Histoire de l’art, Université Paris I) : « Fortuna et Fortune dans l’iconographie d’Europe du Nord »

Emmanuel Naya (Littérature française, Université Lyon II)

Saulo Neiva (Littérature portugaise, Université de Clermont-Ferrand II) : « La vision providentialiste de l'Histoire par le père Antonio Vieira (1608-1697) à propos de l'invasion de Bahia par les Hollandais »

John O’Brien (Littérature française, Royal Holloway, Université de Londres) : « Le Tableau de l’inconstance de toutes choses de Pierre de Lancre »

Kate van Orden (Musicologie, Université de Berkeley) : « Music, Scripture and Faith »

Yves Pauwels (Histoire de l’art, CESR) : « ‘Héroïque et sublime vertu’ : de l’architecte prudent à l’homme providentiel »

Concetta Pennuto (Institut Romand pour l’histoire de la médecine, Faculté de Médecine, Université de Genève) : « Maladies contagieuses, causalité et hasard à la Renaissance »

Alfredo Perifano (Littérature italienne, Université de Franche-Comté) : « Médecine et fortune »

Dominik Perler (Philosophie, Freie Universität Berlin) : « Le hasard dans un monde nécessaire. Réflexions sur Spinoza »

Bruno Pinchard (Philosophie, Lyon III) : « Mémoire de la Renaissance dans la Théodicée de Leibniz »

Jean-Paul Pittion (Littérature anglaise, CESR) : « Spontanéité et préformation dans les sciences de la vie à la Renaissance »

Orest Ranum (Histoire, Johns Hopkins University) : « Le Hasard, la Prudence, et la Providence dans la pensée du Cardinal de Richelieu »

François Rigolot (Littérature française, Université de Princeton) : « La Place du hasard dans les erreurs de nature : de Jérôme Cardan à Francis Bacon »

François Roudaut (Littérature française, Université de Montpellier III) : « Prudence et Providence chez Jean Thénaud »

Robert Sauzet (Histoire, CESR) : « Miracles et Contre-Réforme en France au XVIIe siècle »

Francesco Sberlati (Littérature italienne, Université de Bologne) : « Storia e provvidenza divina nella Gerusalemme liberata di Torquato Tasso »

Katelijne Schiltz (Musicologie, Université Catholique de Louvain) : « Le paradoxe du hasard dans les enigmas musicales de Pietro Cerone (Naples, 1613) »

Martin Schmeisser (Seminar für Geistesgeschichte und Philosophie der Renaissance, Ludwig-Maximillians-Universität München) : « Oracles, miracles et antiprovidentialisme dans le De Admirandis : Jules César Vanini, un émule de Lucien »

Alain Segonds (Histoire des sciences, CNRS) : « Autour des deux supernovae de 1572 et 1604 »

Kirsti Sellevold (Littérature française, Université d’Oslo), « Ordre et hasards de la communication : le cas des Essais »

Marie-Ange Souriac (Histoire, Université Paris IV) : « Hasard ou providence : le discours politique né des accidents de succession à la couronne de France »

Sarah Alyn Stacey (Littérature française, Trinity College, Dublin) : « La Providence et le hasard dans la poésie de la Pleiade »

Walter Stephens (Littérature française et italienne, Johns Hopkins University) « La Providence et les Livres »

Dorit Tanay (University de Tel-Aviv) : « Vices Turned into Virtues or Musical Hazards Reconsidered : Music, Theology and Philosophy in the Renaissance »

Alexandre Tarrête (Littérature française, Université Paris IV) : « Le Prince des Politiques de Juste Lipse (1589) : entre Fortune et Providence »

Francesco Tateo (Littérature italienne, Université de Bari) : « Le De Fortuna de Pontano »

André Tournon (Littérature française, Université de Provence) et Olivier Guerrier (Littérature française, Université de Toulouse Le Mirail) : « Lectures de Plutarque au XVIe siècle : la fortune providentielle »

Stéphane Toussaint (Philosophie, CESR) : « Hasards de la Renaissance de Ficin à Heidegger : de l'Humanisme providentiel à l'Humanisme fatal »

Christian Trottmann (Philosophie, CNRS, CESR) : « Denys le Chartreux commentateur de Boèce sur le hasard et la Providence »

Alexandre Vanauertgaerten (Conservateur, Musée Erasme)

Maude Vanhaelen (Université de Bruxelles) : « Providence divine, liberté, nécessité et fatalité au Quattrocento: Pratiques astrologiques et divinatoires dans la pensée de Marsile Ficin »

Cesare Vasoli (Littérature italienne, Université de Florence) : « La conception ficinienne de la Fortune »

Thierry Victoria (Université d’Amiens) : « Les « Tombeaux du monde » : fin du monde et fins dernières au soir de la Renaissance »

Jacqueline Vons (CESR) : « L’anatomiste et la mort annoncée »

Karin Westerwelle (Littérature française, Université de Munster), « Imagination et contingence dans les Amours de Ronsard »

Myriam Yardeni (Histoire, Université de Haïfa) : « Prédestination, vocation et décisions morales et politiques chez Théodore de Bèze »

Jean-Claude Zancarini (Littérature italienne, ENS-LSH Lyon) : « Résister à la fortuna : Guicciardini et l’infinie variation des choses du monde »

Gabriella Zarri (Histoire, Université de Florence) : « Politica e profezia in alcuni episodi delle guerre d'Italia : Mercurino da Gattinara e Caterina Mattei da Racconigi »

Ilana Zinguer (Littérature française, Université de Haïfa) : « Paracelse et la notion de hasard »

Catégories

Lieux

  • Bruxelles, Belgique

Dates

  • lundi 03 juillet 2006

Source de l'information

  • Unité de Recherche en Histoire Médiévale (ULB) ~
    courriel : urhm [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Hasard et Providence, XIVe-XVIIe siècles », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 01 juillet 2005, http://calenda.org/190364