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Culture urbaine ? L'exemple de Paris à la Belle Époque

Journée d'étude organisée par le Centre d'Histoire de Science Po et le Centre d'Histoire du XIXe siècle

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Publié le lundi 24 octobre 2005 par Natalie Petiteau

Résumé

Journée d'étude organisée par le Centre d'Histoire de Science Po et le Centre d'Histoire du XIXe siècle

Annonce

Lundi 7 novembre 2005

Salle du Centre d'histoire de Sciences Po,56, rue Jacob 75006 Paris

Coordination :

Dominique Kalifa et Emmanuelle Loyer

Matinée

Sous la présidence de Christophe Charle (Université Paris I)
9h 30 : Mathieu Flonneaux (Centre d'histoire sociale, Paris I) :

Survivance du « vieux Paris » aux alentours de 1900 : circulation automobile et crainte de l'« américanisation » de la rue parisienne.

10h : Florence Tamagne (Lille III) :

Géographies sexuelles. L'exemple de la prostitution à Paris à la Belle Époque

10h30 : Stéphanie Sauget (Rennes-2/Centre d'histoire du XIXe siècle) :

Les gares parisiennes : portes d'entrée sur la culture urbaine du Paris fin de siècle ?

11h : Vanessa Schwartz (University of South California) :

Paris et les icônes de la culture urbaine.

11h30 Discussion, introduite par Emmanuelle Loyer (Centre d'histoire de Sciences Po, Lille III)

Après-midi

Sous la présidence de Patrice Higonnet (Harvard University)

14h 30 : Julia Csergo (Lyon II) :

La « partie de campagne » dans la culture urbaine.

15h : Greg Shaya (Wooster College) :

La foule, le boulevard, l'attroupement à la fin du XIXe siècle.

15h30 : Benoit Lenoble (Centre d'histoire du XIXe siècle, Paris I)

Quand la presse anime Paris. Le journal à un sou dans la culture urbaine (années 1880-1914).

16h Martin Pénet (Centre d'histoire sociale, Paris I, France Musiques)

Le chanteur de rue à la Belle Époque : figure du trottoir et vecteur du répertoire.

16h : Discussion, introduite par Dominique Kalifa (Centre d'histoire du XIXe siècle, Paris I)


L'idée de cette journée est de tester la valeur heuristique de la notion de « culture urbaine » dans le champ de l'histoire sociale et culturelle de la Belle Époque. Depuis au moins une quinzaine d'années, celui-ci est fortement investi outre-Atlantique par une historiographie qui s'est montrée très inventive dans l'examen attentif de formes culturelles sous-estimées - culture du Boulevard, panoramas, presse de masse et littérature transgressive (du crime, pornographique...) - ou de pratiques collectives passées sous silence et qui pourtant dessinèrent une façon de vivre et d'habiter la grande ville - visites à la Morgue, développement de musées de cire... À partir de ces études s'articulent diverses méditations sur l'idée de modernité culturelle, sur l'émergence de la culture de masse et des relectures de formes dites populaires, qui s'appuient sur une réflexion parfois menée avec des historiens de l'art sur les changements dans le registre de la représentation au cours du XIXe siècle (dans l'avant-garde impressionniste et post-impressionniste, mais plus généralement dans une certaine façon de regarder, modifiée par l'invention de la photographie...)

Qu'il s'agisse de ce que Vanessa Schwartz a appelé « culture du visuel », de la frénésie de divertissements vue comme le talent et la vocation de Paris à la Belle Époque ou de ce qui fut identifié comme une « culture du crime », l'expérience partagée du spectacle de la ville, l'attention à l'affiche et aux réclames, l'attroupement de badauds ou la lecture du journal créent un mode puissant de socialisation et façonnent la conscience d'appartenir à un univers citadin cohérent. La participation à cette communauté imaginaire urbaine peut-elle transcender les clivages sociaux et culturels ou les conforte-t-elle finalement ?

La Belle Époque devrait être comprise comme un moment mais aussi un modèle où Paris est sans doute plus proche de New York ou de Londres que de Lyon ou Marseille. L'histoire socioculturelle comparée des capitales culturelles à fort rayonnement symbolique montre à quel point Paris peut légitimement être construit comme paradigme de cette culture urbaine. Caractérisée par une forme d'investissement et d'appropriation de l'espace public (la flânerie, la promenade, la manifestation, l'attroupement, la chanson de rue, l'affiche, la publicité, la rue des camelots...), par une circulation entre les formes populaires et une partie de l'avant-garde artistique que seule permet la grande ville, l'idée de culture urbaine ainsi définie devrait permettre de poursuivre le renouvellement entamé dans la compréhension de ce stade de l'évolution des formes culturelles, dans l'investigation sur le temps de cette culture (normé ou vagabond, jour/nuit) et du vouloir vivre citadin.


Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • lundi 07 novembre 2005

Contacts

  • Dominique Kalifa
    courriel : kalifa [at] uhb [dot] fr

Source de l'information

  • Dominique Kalifa
    courriel : kalifa [at] uhb [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Culture urbaine ? L'exemple de Paris à la Belle Époque », Journée d'étude, Calenda, Publié le lundi 24 octobre 2005, http://calenda.org/190677