AccueilPatrimoines des migrations et migrations des patrimoines

Patrimoines des migrations et migrations des patrimoines

Colloque organisé à McGill en mai 2006

*  *  *

Publié le lundi 19 décembre 2005

Résumé

Objets ou lieux dans lesquels s'enracinent des identités, des mémoires et des émotions, le patrimoine s'inscrit tout autant qu'il se meut dans l'espace et dans le temps. C'est précisément le paradigme de la mobilité que nous souhaitons explorer au cours de ce colloque, à la lumière de différentes expériences migratoires. Plus exactement, il s'agit d'interroger la manière dont des populations récemment installées ou issues d'anciennes migrations cherchent à fixer, rendre visible, matérialiser ou conforter une identité et un sentiment d'appartenance par le biais de la conservation, de la mise en circulation, voire de la quête de référents ou d'objets culturels.

Annonce

APPEL À COMMUNICATIONS

 

PATRIMOINES DES MIGRATIONS et MIGRATIONS DES PATRIMOINES

 

Organisé dans le cadre du 74e Congrès de l’ACFAS

avec le partenariat du Centres d’Études sur les Lettres, les Arts et les Traditions

(Université Laval, Québec, Montréal)

et de l’Institut du Patrimoine Culturel (Université Laval, Québec, Montréal)

 

Le lundi 15 mai 2006 à l’Université McGill, Montréal, Québec, Canada

 

 

Objets ou lieux dans lesquels s’enracinent des identités, des mémoires et des émotions, le patrimoine s’inscrit tout autant qu’il se meut dans l’espace et dans le temps. C’est précisément le paradigme de la mobilité que nous souhaitons explorer au cours de ce colloque, à la lumière de différentes expériences migratoires. Plus exactement, il s’agit d’interroger la manière dont des populations récemment installées ou issues d’anciennes migrations cherchent à fixer, rendre visible, matérialiser ou conforter une identité et un sentiment d’appartenance par le biais de la conservation, de la mise en circulation, voire de la quête de référents ou d’objets culturels. Loin de limiter les modalités d’appropriation et de subjectivation patrimoniale aux seuls individus en déplacement, le colloque vise aussi à questionner, en miroir du processus d’immigration, le poids des sociétés d’accueil dans la valorisation, l’exposition ou le confinement de biens tenus pour représentatifs ou spécifiques des communautés migrantes.

 

Afin de mettre l’accent sur le lien entre circulation des populations et mobilité patrimoniale, deux axes de recherche sont proposés : le premier cible l’investissement d’objets culturels dans l’installation et la vie quotidienne des migrants dans le pays d’adoption ; le second privilégie les tentatives de rapprochements patrimoniaux et identitaires qui sont en jeu à travers les expériences de retours – parfois fantasmées – sur la terre d’origine.

 

 

1. migration transnationale et circulation du patrimoine

 

La séance sera consacrée aux rapports qu’entretiennent les individus avec leur patrimoine ethnologique – et leurs représentations – lors des différentes étapes de la migration que sont le départ, l’installation en nouvelle terre d’accueil puis, quelques générations plus tard, à travers la possible transmission d’un héritage culturel. Nous interrogerons ainsi, le rôle que peut jouer le patrimoine dans l’expression d’une identité migrante et de ses multiples facettes. On s’intéressera, d’une part, à la composition et la nature de ce patrimoine emporté dans les valises pour recréer son « chez-soi », maintenir sa culture à distance ou tout simplement se souvenir. On explorera, d’autre part, le projet de sens qui est investi à la fois dans son processus de constitution, mais aussi dans sa mise en valeur par les migrants ou par les Autres, que ce soit à l’échelle de la sphère privée, tel les espaces domestiques, et de la sphère publique comme, par exemple, les musées et les divers espaces communautaires.

 

 

2. Réappropriations et marchandisations patrimoniales : enjeux du retour au pays d’origine

 

Plus qu’un simple aller, la migration se prolonge parfois à travers l’expérience provisoire d’un retour au pays d’origine. Qu’ils soient favorisés par le développement et la promotion d’activités touristiques ou par le changement de contexte politique, ces retours sont aussi pour le migrant et/ou ses descendants, l’occasion de visiter des lieux de mémoire et, plus encore, de faire l’acquisition de nouveaux biens et objets patrimoniaux. Nous nous intéresserons donc principalement dans cette séance à tous ces patrimoines originels vers lesquels convergent migrants et descendants de migrants, à la manière dont ceux-ci sont investis et manipulés à l’échelle individuelle. Dans des sociétés où tout s’achète et tout se vend, il s’agira aussi de montrer que faire sien un patrimoine duquel une personne – ou groupe de personne - s’est tenue séparée peut également avoir un prix. Nous prêterons donc une attention particulière aux coûts que génèrent de tels processus, tant au niveau financier – étant entendu que le sentiment d’appartenance et le patrimoine des migrations sont devenus outre des biens exportables, des biens commercialisables – qu’au niveau symbolique – chaque prise de possession patrimoniale appelant des négociations identitaires d’autant plus inévitables qu’elle se concrétise sur le territoire de l’Autre, celui qui n’est pas parti.

 

 

Modalités

 

Les propositions de communication (titre et résumé en 1000 signes maximum) devront être envoyées au plus tard le 30 janvier 2005 à l’adresse électronique suivante : patrimoinesdesmigrations@yahoo.ca . Une réponse vous sera apportée dans la première semaine de février.

 

Les communications ne devront pas excéder 20 minutes. La publication des Actes du colloque est envisagée pour fin 2006.

 

Des frais d’adhésion à l’ACFAS sont exigés de chaque communicant : 28 $ pour les étudiants, 97 $ pour les membres institutionnels et 49 $ pour les autres. À régler en ligne, dès réception de notre réponse, à l’adresse suivante http://www.acfas.ca/paiement/index.html . Attention, ces frais seront majorés en mars !

 

 

 

 

Organisateurs

 

Laurier Turgeon, Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine et directeur de l’Institut du Patrimoine Culturel (Université Laval, Québec, Canada).

Caroline Legrand, Stagiaire postdoctorale du Soi et l’Autre, rattachée au Centre d’Etudes sur les Lettres les Arts et les Traditions (Université Laval, Québec, Montréal) et affiliée au Laboratoire d’anthropologie Sociale (Paris, France).

Marie-Blanche Fourcade, Doctorante au programme d’Ethnologie des francophones en Amérique du Nord (Université Laval, Québec, Canada), rattachée à la Chaire de recherche en patrimoine ethnologique.

Catégories

Lieux

  • Université McGill
    Montréal, Canada

Dates

  • lundi 30 janvier 2006

Contacts

  • Caroline Legrand
    courriel : carolinelegrand2000 [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Caroline Legrand
    courriel : carolinelegrand2000 [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Patrimoines des migrations et migrations des patrimoines », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 19 décembre 2005, http://calenda.org/190914