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L'esprit économique impérial

Groupes de pression & réseaux du patronat colonial, 19e-20e siècles

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Publié le lundi 26 décembre 2005 par Corinne Cassé

Résumé

Comment la "mise en valeur" de l'empire colonial français s'est-elle appuyée sur des réseaux d'influence et des groupes de pression pour faire évoluer la perception de la colonisation, stimuler les choix politiques, influer sur les décisions politiques, économiques, culturelles, et enfin pour faire évoluer les mentalités des Français.

Annonce

Comment la "mise en valeur" de l'empire colonial français s'est-elle appuyée sur des réseaux d'influence et des groupes de pression pour faire évoluer la perception de la colonisation, stimuler les choix politiques, influer sur les décisions politiques, économiques, culturelles, et enfin pour faire évoluer les mentalités des Français.





Programme des deux ateliers du colloque




L’esprit économique impérial ?

Groupes de pression & réseaux du patronat coloniale n France & dans l’empire (1830-1970)



(par ordre alphabétique au sein de chaque section)



I. Les réseaux d’influence dans les régions et dans les territoires d’outre-mer


24 communications à Paris, les 3 & 4 mars 2006



Chambre de commerce et d’industrie de Paris

27 avenue de Friedland



* Introduction, par quelques personnalités



* Prologue problématisant : « Impérialisme », « impérial », « mise en valeur », « colonialistes », « parti colonial », etc. : l’évolution du sens des mots (Hélène d’Almeida-Topor, Catherine Coquery-Vidrovitch)



1. Les réseaux sur les places régionales en France métropolitaine



· Hubert Bonin, professeur à l’Institut d’études politiques de Bordeaux (Centre Montesquieu d’histoire économique), Le patronat girondin et la Chambre de commerce & d’industrie de Bordeaux engagés dans l’empire



· Xavier Daumalin, docteur de l’Ehess, chargé de cours à l’Université de Provence, L’imaginaire colonial éclaté ou la division des milieux d’affaires marseillais face à l’instauration de la politique de la préférence impériale dans les échanges entre la France et l’aof (1931-1939)



· Guy Durand, doctorant, archiviste, Le patronat colonial marseillais du Second Empire à la Grande Crise : quels choix ? quels mythes ? quelles réalités ?



· Jean-François Eck, professeur à l’Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, Le patronat du Nord et la question coloniale



· Yvan Kharaba, docteur de l’Université de Provence, directeur de l’Académie François Bourdon La Chambre de commerce de Toulon et l’Algérie. Histoire d’un projet colonial avorté



· Jean-François Klein, maître de conférences à l’Inalco, Une culture impériale consulaire ? La Chambre de commerce de Lyon (1840-1913)



· Philippe Lacombrade, docteur de l’Université Paris 10-Nanterre, Un esprit colonial parisien ? La Chambre de commerce de Paris et la formation de l’Empire français (1880-1914)



· Olivier Lambert, docteur à l’Ehess, chercheur à l’Université d’Aix-Marseille, Permanences et mutations du patronat colonial marseillais à Madagascar (1860-1913)



· Claude Malon, docteur de l’Université de Paris 4-Sorbonne, Doctrines et pratique du patronat colonial havrais (1880-1960)



· Nicolas Stoskopf, professeur à l’Université de Haute-Alsace (uha-Cresat), La culture impériale du patronat textile mulhousien (1830-1962)



· Valérie Valey, doctorante, allocataire monitrice, Université de Bretagne, Lorient, La Chambre de commerce de Nantes et l’empire français vers 1880-1940



2. Les réseaux sur les places d’outre-mer



· Christine Cornet, maître de conférences à l’Université Lumière-Lyon 2 & chercheur à l’Institut d’Asie orientale, Réseaux & influence de la Chambre de commerce française de Shanghai (1849-1949)



· Colette Dubois, professeur à l’Université de Provence, Institut d’études africaines (umr 6124), Construire l’espace économique de Djibouti-ville (1888-1977). Complémentarité ou contradictions entre stratégies personnelles et impériales ?



· Georges Hatton, docteur de l’Université Paris-1-Sorbonne, Les réseaux industriels et financiers français dans le Protectorat du Maroc (1936-1956)



· Catherine Hodeir, docteure de l’Université de Paris 1-Sorbonne, enseignante à l’Université d’Amiens, chercheuse à l’Idhe-Paris 1-Sorbonne, Le grand patronat français et le Maghreb (1945-1962)



· Patrice Morlat, docteur de l’Université Paris 7, éditeur, Les réseaux patronaux français en Indochine dans les années 1920



· Pierre Ombigath, doctorant à l’Université de Paris-7, Les réseaux d’influence du patronat forestier du Gabon



· Rang-Ri Park-Barjot, docteur de l’Université de Paris 1-Sorbonne, chercheuse au Creops, L’influence du patronat des travaux publics dans le développement des réseaux ferroviaires en Indochine française



· Pierre Singaravelou, doctorant à Paris-1-Sorbonne, ater Msha, La géographie économique: une nouvelle science au service du patronat ?



· Félix Torres, docteur de l’Ehess et chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po Paris, historien d’entreprise, Réseaux et influence du patronat de La Réunion.



· Marie-Sybille de Vienne, maître de conférences à l’Inalco, Les réseaux et l’influence du patronat chinois dans le Cambodge colonial



· Claire Villemagne, doctorante à l’Ehess, Les chambres de commerce du Tonkin, 1884-1894, sociabilité culturelle ou mission économique



· Jacques Weber, professeur à l’Université de Nantes (Crhma), Les réseaux patronaux franco-britanniques dans l’établissement français en Inde de Pondichéry à la fin du xixe siècle






II. Les réseaux d’influence sur la place parisienne et au niveau national


29 communications à Bordeaux, les 23,24 & 25 novembre 2006

Chambre de commerce et d’industrie de Bordeaux

place de la Bourse



Jeudi 23 novembre


Première session, de 9 h à 12 h 30


1. Premier atelier : Introduction


 Bordeaux et l’étude des outre-mers : une tradition géographique, par le président Singarevelou

2. Deuxième atelier : présidence du président Singaravelou


Des enjeux politiques (début)


· Éric Anceau, maître de conférences à l’Université de Paris 4-Sorbonne, Deux façons de concevoir et d’appliquer la politique coloniale ? Le Prince Napoléon et Prosper de Chasseloup-Laubat, ministre de l’Algérie et des Colonies (juin 1858-novembre 1860)


· Julie Andurain, doctorante, Université de Paris 4-Sorbonne, Réseaux politiques et réseaux d’affaires : le cas d’Eugène Etienne et d’Auguste d’Arenberg


Pause


· Francis Démier, professeur à l’Université de Paris 10-Nanterre, Les libéraux et les échanges coloniaux dans la première moitié du xixe siècle


· Jean Garrigues, professeur à l’Université d’Orléans, Les milieux d'affaires libéraux et la colonisation au début de la iiie République (années 1870-1900)


Repas sur place


 


Jeudi 23 novembre


Deuxième session, de 14 h à 18 h 45


3. Troisième atelier : présidence de Jean-Pierre Rioux


Des enjeux politiques (début)


· Élodie Le Garrec, Les enjeux de la traite des esclaves dans les débats parlementaires (dans les années 1870-1910)


· Daniel Leplat, doctorant d’histoire à l’Université Paris 1-Sorbonne, Groupes de pression coloniaux et réseaux administratifs face aux usages et à la valeur de la piastre indochinoise (1945-1960)


· Claude Prudhomme, professeur à l’Université Lumière-Lyon 2, Le missionnaire et l’entrepreneur colonial, complicité avérée ou fantasmée ?


Pause


· Hugues Tertrais, maître de conférences à l’Université Paris 1-Sorbonne, L’influence du monde patronal pour le financement de la guerre d’Indochine


· Nicole Tixier, docteur de l’Université de Nantes, Le Quai d’Orsay et ses agents, diplomates et consuls, promoteurs de l’activité industrielle et commerciale. Un exemple : la Chine de 1840 à 1950


· Jean Vavasseur-Despérier, professeur à l’Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, Les réseaux coloniaux de Charles Jonnart


 


Vendredi 24 novembre


Troisième session, de 9 h à 12 h 30


4. Quatrième atelier : présidence de Serge Chassagne


Des enjeux économiques (début)


· Frédéric Angleviel, professeur à l’Université de Nouvelle-Calédonie, Les réseaux patronaux impériaux au sein de la Chambre de commerce de Nouméa


· Yann Bencivengo, doctorant à l’Université Paris 1-Sorbonne, Les réseaux d’influence de la société Le Nickel : le groupe Rothschild et la Nouvelle-Calédonie


· Marie-Françoise Berneron-Couvenhes, docteur de l’Université Paris 4-Sorbonne, chercheur associé au Centre Roland Mousnier (Paris 4-Sorbonne) et professeur en classe préparatoire aux grandes écoles à Lorient, L’engagement colonial des dirigeants de la Compagnie des Messageries maritimes (à propos de l’Indochine, 1862-1970)


Pause


· Hubert Bonin, professeur à Sciences Po Bordeaux, Les réseaux financiers impériaux parisiens


· Georges Hatton, docteur de l’Université Paris-1-Sorbonne, Les réseaux industriels et financiers français dans le Protectorat du Maroc (1936-1956)


· Marianne Boucheret, doctorante à l’Université Paris 1-Sorbonne, Le Syndicat des planteurs de caoutchouc et l’État (1910-1930)


· Gilles de Gantes, docteur de l’Université Paris 7-Denis Diderot (Lcao) et chercheur à l’irsea, Le particularisme des milieux d’affaires cochinchinois ou comment intégrer un comptoir asiatique à un empire colonial protégé (1850-1930)


Repas sur place


 


Vendredi 24 novembre


Quatrième session, de 14 h à 18 h 45


5. Cinquième atelier : présidence de Dominique Barjot


Des enjeux économiques (suite et fin)


· Annie Lacroix-Riz, professeur à l’Université de Paris 7-Denis Diderot, Les réseaux patronaux franco-allemands dans l’empire au xxe siècle


· Jean-Marie Moine, maître de conférences à l’Université de Tours, Le Comité des forges, les maîtres de forges et l’Empire. Mythes et réalités


· Caroline Piquet, doctorante à l’Université Paris 4-Sorbonne, Patronat colonial, entrepreneurs étrangers et élites égyptiennes dans la réforme et l’industrialisation de l’Égypte libérale


Pause


· Stéphanie Samson, Les réseaux d’influence du patronat minier engagé en Afrique noire dans l’entre-deux-guerres et leur capacité d’action


Les réseaux d’influence impériale des milieux d’affaires (début)


· Catherine Coquery-Vidrovitch, professeure émerite à l’Université de Paris 7-Denis Diderot, Les réseaux du Comité central de la France d’outre-mer et son rôle dans l’élaboration d’une politique économique coloniale (1948-1968)


· Yves Montarsolo, doctorant, chargé de cours à l’Université de Provence, Les réseaux et les enjeux de l’Eurafrique (1958-1962


· Véronique Dimier, professeure, Université libre de Bruxelles, chercheur associée au curapp, Amiens, La transmission de l’héritage des réseaux d’influence outre-mer du patronat français aux institutions européennes (dans les années 1960)


 


Samedi 25 novembre


Cinquième session, de 8h 30 à 12h45


6. Sixième atelier : présidence de Catherine Hodeir


Les réseaux d’influence impériale des milieux d’affaires (suite)


· Jean-François Klein, docteur de l’Université Lumière-Lyon 2, chercheur à l’Inalco, Chailly-Bert, un homme d’influence impériale


· Mohamed-Lazhar Gharbi, universitaire en Tunisie, Groupes de pression et déploiement économique en Tunisie


· Pierre-Lucien Lamant, professeur honoraire à l’Inalco, L’Académie des sciences coloniales : lieu de sociabilité du patronat impérial ?


Pause


· Daniel Lefeuvre, professeur à l’Université Paris 8-Saint-Denis, Essai de détermination et d’appréciation d’un lobby colonial autour de l’Afrique Nord : le monde du vin


· Sandrine Lemaire, docteur de l’Institut européen de Florence et co-animatrice de l’Achac, La propagande patronale et ses réseaux de diffusion : l’Agence française des Colonies


Samedi 25 novembre


Sixième session, de 13h45 à 17 h


7. Septième atelier : présidence de Daniel Lefeuvre


Les réseaux d’influence impériale des milieux d’affaires (suite et fin)


· Laurent Morando, docteur de l’Université de Provence, Les Instituts coloniaux de province (1893-1940) : une action efficace ?


· Yves Péhaut, professeur honoraire de l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, Les réseaux d’influence du patronat bordelais (Syndicat des intérêts sénégalais, Union coloniale, etc.). L’exemple de Maurel & Prom


« GRAND ORATEUR »


Jacques Marseille


Le patronat et les entreprises ont-ils façonné la politique coloniale de la France ? Peut-on parler d’un couple capitalisme-impérialisme économique ?Les groupes de pression ont-ils été efficaces ? L’Etat était-il subordonné au « parti colonial » et au « grand capital » ultramarin ? Débats en forme d’essai, un quart de siècle après la soutenance de la thèse « Empire colonial et capitalisme français, histoire d’un divorce ».

Catégories

Lieux

  • Paris, France
  • Bordeaux, France

Dates

  • vendredi 03 mars 2006
  • jeudi 23 novembre 2006
  • samedi 04 mars 2006
  • samedi 25 novembre 2006

Contacts

  • Hubert Bonin
    courriel : h [dot] bonin [at] sciencespobordeaux [dot] fr
  • Catherine Hodeir
    courriel : hogar [at] noos [dot] fr

Source de l'information

  • Hubert Bonin
    courriel : h [dot] bonin [at] sciencespobordeaux [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'esprit économique impérial », Colloque, Calenda, Publié le lundi 26 décembre 2005, http://calenda.org/190924