AccueilDiversité biologique, diversité culturelle, développement durable

*  *  *

Publié le mardi 03 janvier 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Cette conférence de PHILIPPE DESCOLA, anthropologue au Collège de France où il occupe la chaire d'Anthropologie de la nature, et directeur d'études à l'EHESS, s'inscrit dans le cadre du cycle "Identités à la dérive" (janvier-mai 2006) proposé par Echange et diffusion des savoirs à l'Hôtel du département des Bouches-du-Rhône.

Annonce

Cette conférence de PHILIPPE DESCOLA, anthropologue au Collège de France où il occupe la chaire d'Anthropologie de la nature, et directeur d'études à l'EHESS, s'inscrit dans le cadre du cycle "Identités à la dérive" (janvier-mai 2006) proposé par Echange et diffusion des savoirs à l'Hôtel du département des Bouches-du-Rhône.


Identités à la dérive, janvier-mai 2006

La notion d'identité, élaboration personnelle ou collective, physique ou idéelle et représentationnelle, au nom de laquelle s'élèvent aussi drapeaux, exclusions et tueries, s'effrite à l'analyse et se décline sur des modes éminemment multiples, confus et obscurs jusqu'à l'évanescence. Ses effets historiques, sur le registre de la mise en ordre de soi et du monde ou sur celui du ravage, sont eux bien concrets, et singulièrement dans l'histoire contemporaine.

Ce cycle de conférences propose d'éclairer les signification sociales et historiques et d'établir le socle anthropologique et philosophique de cette notion d'identité. Il se poursuivra la saison prochaine autour, entre autres, des effets internationaux et géopolitiques de cette question.

Jeudi 11 mai 2006

Diversité biologique, diversité culturelle, développement durable

par Philippe Descola

Le divorce entre les sciences de la nature et les sciences de la culture n’a cessé depuis un siècle de s’aggraver. Or, l’inquiétude suscitée par les risques environnementaux ou biotechnologiques montre assez que la compréhension de tels phénomènes n’est pas du seul ressort de la génétique ou de la climatologie et qu’elle exige une réflexion plus ample sur les usages et les représentations contrastés de la nature, à la fois milieu de vie pour les humains et substrat biologique de leur identité.

Une meilleure intelligence des modes d’interaction entre humains et non-humains dans les sociétés les plus diverses est ainsi une condition indispensable pour mieux mettre en contexte les évolutions contemporaines.

Successeur de Claude Lévi-Strauss au Collège de France, Philippe Descola y occupe la chaire d'Anthropologie de la nature. Il est par ailleurs directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales où il dirige le laboratoire d'Anthropologie sociale.

Philippe Descola a consacré sa vie de chercheur à l'étude des Jivaros Achuar, tribu d'Amazonie équatorienne. S'appuyant sur l'analyse des usages et des connaissances de la nature dans les sociétés tribales, ses réflexions s'intéressent à l'écologie symbolique et plus largement à l'épistémologie et à la philosophie des sciences sociales.

Par-delà nature et culture, Gallimard, 2005 ; Les Lances du crépuscule. Relations jivaros, haute Amazonie, Plon, coll. Terre humaine, 1993 ; La Grèce pour penser l'avenir (avec M. Augé, C. Castoriadis, C. Mossé), L'Harmattan, 2000 ; La Nature domestique : symbolisme et praxis dans l'écologie des Achuar, Ed. de la Maison des Sciences de l'Homme, 1986

Les conférences se déroulent à 18 h 45

à l'Hôtel du département des Bouches-du-Rhône

52 avenue de Saint-Just 13004 Marseille . Métro Saint-Just . Parking gratuit

ENTREE LIBRE dans la limite des places disponibles

Programme accessible sur www.cg13.fr

Catégories

Lieux

  • Marseille, France

Dates

  • jeudi 11 mai 2006

Contacts

  • Echange et diffusion des savoirs ~
    courriel : contact [at] des-savoirs [dot] org

Pour citer cette annonce

« Diversité biologique, diversité culturelle, développement durable », Informations diverses, Calenda, Publié le mardi 03 janvier 2006, http://calenda.org/190943

Archiver cette annonce

  • Google Agenda
  • iCal

À lire sur le même thème