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Publié le vendredi 13 janvier 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

L’objectif premier de cette rencontre scientifique est d’appréhender, d’un point de vue pluridisciplinaire, la dynamique politique des sociétés au sein desquelles se sont affirmés de nombreux regroupements d’acteurs sociaux dont une identité sociale partagée est le principe de regroupement. Cette dynamique est nouvelle en ce qu’elle interpelle le sujet politique moderne, unitaire et cohérent alors que des « contre-sujets » lui contestent le monopole qu’il détenait jusque-là de la représentation de la société. Il importe pour les sciences humaines d’étudier les effets cumulés de cette dynamique politique. Le défi des sociétés modernes contemporaines consiste, en effet, à retrouver dans le politique le lieu d’universalisation capable d’accueillir en même temps la subjectivité et les communautarismes et particularismes de toutes sortes.

Annonce

PRÉSENTATION :

L’objectif premier de cette rencontre scientifique est d’appréhender, d’un point de vue pluridisciplinaire, la dynamique politique des sociétés au sein desquelles se sont affirmés de nombreux regroupements d’acteurs sociaux dont une identité sociale partagée est le principe de regroupement. Cette dynamique est nouvelle en ce qu’elle interpelle le sujet politique moderne, unitaire et cohérent alors que des « contre-sujets » lui contestent le monopole qu’il détenait jusque-là de la représentation de la société. Il importe pour les sciences humaines d’étudier les effets cumulés de cette dynamique politique. Le défi des sociétés modernes contemporaines consiste, en effet, à retrouver dans le politique le lieu d’universalisation capable d’accueillir en même temps la subjectivité et les communautarismes et particularismes de toutes sortes.


PROBLÉMATIQUE :

Le colloque sera l’occasion d’un examen de la dynamique politique des sociétés au sein desquelles se sont affirmés de nombreux regroupements d’acteurs sociaux dont une identité sociale partagée est le principe de regroupement. Cette dynamique est nouvelle en ce qu’elle interpelle le sujet politique moderne, unitaire et cohérent alors que des « contre-sujets » lui contestent le monopole qu’il détenait jusque-là de la représentation de la société.

Le sujet politique que met au monde la société moderne (le Peuple) cristallise un pouvoir. Les laissés-pour-compte n’ont eu cesse depuis l’aube de la modernité de dénoncer l’universalisme sous lequel s’abrite le sujet politique moderne dans la mesure où ce dernier masque en réalité le pouvoir d’une classe sociale (la bourgeoisie) et d’un genre (les hommes). La modernité sera ainsi le théâtre de continuelles demandes d’émancipation formulées par les catégories sociales qui s’estimeront marginalisées ou opprimées aux vues des promesses d’égalité que faisait miroiter la citoyenneté.

Mais, en même temps qu’il est pouvoir et domination, le sujet politique moderne permet de sanctionner l’agir politique sous le sceau de la légitimité. De quelle légitimité s’agit-il véritablement? Demandera-t-on dans la mesure ou l’on vient d’observer que la sanction de la pratique sociale résulte de l’exercice d’un pouvoir? Il ne faut pas entendre ici l’idée de légitimité au sens moral de «bon» ou de «juste» comme s’il était possible de juger de cela d’un lieu objectif ou transcendant la subjectivité de ce qui est toujours en cause dans un débat politique. La légitimité dont il s’agit ici consiste tout simplement dans le fait qu’une société divisée et traversée d’intérêts émancipatoires divers est en mesure non pas de reconnaître la justesse d’une sanction ou d’une décision ni son caractère désintéressé, mais de l’accepter et de se soumettre à ses conséquences du seul fait que cette décision émane d’un exercice démocratique qui consiste dans la confrontation des points de vue et des intérêts et qu’elle est énoncée par le sujet politique qui, malgré tout ce que l’on peut lui reprocher, représente légitimement la collectivité.

Depuis un demi-siècle environ, les forces de l’émancipation ont fait naître de nombreux groupes qui prétendent aujourd’hui parler en leur propre nom. C’est la raison pour laquelle on peut dire des sociétés modernes contemporaines qu’elles sont des « sociétés des identités ». Il importe pour les sciences humaines d’étudier les effets cumulés de cette dynamique politique. Le défi des sociétés modernes contemporaines consiste, en effet, à retrouver dans le politique le lieu d’universalisation capable d’accueillir en même temps la subjectivité et les communautarismes et particularismes de toutes sortes.

Pour plus d'information, voir le document en pdf ou notre site Web www.chaire-mcd.ca

Catégories

Lieux

  • Montréal, Canada

Dates

  • vendredi 17 février 2006

Contacts

  • Pierre-Paul St-Onge
    courriel : chaire [dot] mcd [at] uqam [dot] ca

Source de l'information

  • Pierre-Paul St-Onge
    courriel : chaire [dot] mcd [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« La société des identités », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 13 janvier 2006, http://calenda.org/190998