AccueilAutour de Bernardin de Saint-Pierre : les écrits et les hommes, des Lumières à l’Empire

*  *  *

Publié le samedi 21 janvier 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Voyageur « récalcitrant » ou « immobile » pour reprendre l’expression d’Alain Guyot (Revue des Sciences Humaines, 245, 1997), Bernardin de Saint-Pierre a, tout au long de sa carrière, entretenu des relations épistolaires considérables dont les fonds normands, en particulier, gardent des traces nombreuses. Alors que le Journal de Normandie répercute des échos des Etudes de la Nature et de « ce qu’écrit Monsieur de Saint-Pierre » sur la traite, Mlle Le Masson Le Golft défend au Havre une opinion anti-esclavagiste nourrie de la lecture de son compatriote. Les milliers de feuillets conservés à la Bibliothèque Municipale du Havre témoignent de la diversité des préoccupations, mais aussi des interlocuteurs, auxquels Bernardin accorde son intérêt.

Annonce

Voyageur « récalcitrant » ou « immobile » pour reprendre l’expression d’Alain Guyot (Revue des Sciences Humaines, 245, 1997), Bernardin de Saint-Pierre a, tout au long de sa carrière, entretenu des relations épistolaires considérables dont les fonds normands, en particulier, gardent des traces nombreuses. Alors que le Journal de Normandie répercute des échos des Etudes de la Nature et de « ce qu’écrit Monsieur de Saint-Pierre » sur la traite, Mlle Le Masson Le Golft défend au Havre une opinion anti-esclavagiste nourrie de la lecture de son compatriote. Les milliers de feuillets conservés à la Bibliothèque Municipale du Havre témoignent de la diversité des préoccupations, mais aussi des interlocuteurs, auxquels Bernardin accorde son intérêt. Ils constituent à ce titre une forme privilégiée à la fois de la production des « gens de lettres » au tournant des XVIIIe et XIXe siècles et de leurs pratiques de sociabilité où l’on voir émerger tout un réseau individuel, parfois dans le cadre des sociétés savantes.

Relations familiales, amicales ou professionnelles avec des correspondants parfois lointains, mais aussi le travail d’écriture qui commence le plus souvent par la collecte d’informations pour se terminer à l’occasion sous forme de lettres philosophiques ou de textes de voyage, courrier échangé dans les cercles cultivés, voilà les aspects les mieux connus de ces échanges épistolaires qui révèlent la force et l’efficacité d’une culture nouvelle valorisant la liberté individuelle et l’émergence d’une sphère de conscience privée (J. Habermas ; R. Koselleck).

Dans une perspective de valorisation des apports des sources régionales mais aussi de nouvelles approches concernant l’œuvre de Bernardin de Saint-Pierre comme la production de l’écrit, l’objet de ce colloque, organisé par les deux universités de Rouen (CEREDI) et du Havre (CIRTAI), avec le soutien de la Région Haute-Normandie, est l’étude des liens tissés entre les individus par les pratiques d’écriture et la circulation des idées à l’époque de Bernardin et dans tous les domaines nombreux auxquels il s’est intéressé (sciences, questions sociales et politiques, voyages…). Les communications sollicitées porteront ainsi sur la sociabilité de l’échange épistolaire, sur son influence sur les pratiques d’écriture, la littérature, l’histoire des sciences, celle des idées et des représentations, en Normandie et dans le monde, des Lumières à l’Empire.
Merci d’envoyer toute proposition de communication conjointement à Catriona Seth (Catriona.Seth@univ-rouen.fr ; 29bis rue du Contrat Social, 76000 Rouen) et à Eric Wauters (Eric.WAUTERS@univ-lehavre.fr) avant le 15 juin 2006.


Lieux

  • Rouen, France

Dates

  • jeudi 26 octobre 2006

Fichiers attachés

Contacts

  • Eric Wauters
    courriel : Eric [dot] WAUTERS [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Eric Wauters
    courriel : Eric [dot] WAUTERS [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Autour de Bernardin de Saint-Pierre : les écrits et les hommes, des Lumières à l’Empire », Appel à contribution, Calenda, Publié le samedi 21 janvier 2006, http://calenda.org/191036