AccueilY a-t-il un "savoir citoyen" mobilisable dans la démocratie participative ?

Y a-t-il un "savoir citoyen" mobilisable dans la démocratie participative ?

Journée d'étude du programme de formation-recherche du CIERA

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Publié le mercredi 25 janvier 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

La première séance sera consacrée à clarifier des notions comme “savoir citoyen”, “savoir habitant” ou “expertise d’usage”. Ces notions sont fréquemment employées, aussi bien par les acteurs que par les chercheurs qui analysent les expériences participatives locales. Si le flou sémantique qui les entoure est sans doute l’une des raisons de leur succès, il constitue un obstacle dans l’analyse rigoureuse des dynamiques à l’œuvre.

Annonce

« Y a-t-il un “savoir citoyen” mobilisable dans la démocratie participative ? »

Journée d’étude franco-allemande, 27 février 2006

Site Pouchet, 59-61 rue Pouchet, Paris 17e

Direction scientifique : Cécile Cuny, Yves Sintomer

Secrétariat scientifique :
Amélie Flamand
Cécile Cuny
Grégoire Lits

Société de la connaissance et démocratie en Europe

Programme de formation-recherche du CIERA

Organisé par le laboratoire « Cultures et Sociétés Urbaines » (CSU), l’Institut de Sciences sociales et la Berlin Graduate School of Social Sciences de l’Université Humboldt de Berlin, le Centre Koyré (EHESS), avec le soutien de l’Action Concertée Incitative (ACI) « Internationalisation des sciences humaines et sociales » (Ministère délégué à la Recherche) et du Programme PICRI Ile-de-France « Démocratie participative en Europe »

9h30 : Accueil des participants

9h45 : Ouverture de la journée par Susanna Magri, directrice de recherches (CSU, CNRS).

Présidence de la matinée par Susanna Magri, directrice de recherches (CSU, CNRS).

10h00 – 12h30 : Quelles notions pour l’analyse des savoirs mobilisés dans les expériences participatives ?

La première séance sera consacrée à clarifier des notions comme “savoir citoyen”, “savoir habitant” ou “expertise d’usage”. Ces notions sont fréquemment employées, aussi bien par les acteurs que par les chercheurs qui analysent les expériences participatives locales. Si le flou sémantique qui les entoure est sans doute l’une des raisons de leur succès, il constitue un obstacle dans l’analyse rigoureuse des dynamiques à l’œuvre. Les communications viseront à préciser la façon dont différents termes sont utilisés en France, en Allemagne ou ailleurs, et quelle est leur généalogie ; à différencier différents types de savoirs mobilisés (« savoir d’usage » reposant sur le proche et le local, « savoir professionnel » d’habitants compétents du fait de leur métier sur certaines questions discutées, « contre-expertise » associative, expertise quasi-professionnelle d’associations bénéficiant de délégation de service public, « bon sens » de citoyens évaluant « à la façon des politiques ») ; à retracer comment certains citoyens en viennent à se forger des savoir-faire et des connaissances mobilisables dans la participation ; et à rendre compte de la manière dont des expériences concrètes mobilisent tel type de savoir plutôt que tel autre.

Intervenants : Daniel Cefaï, maître de conférences en sociologie (CEMS, Université Paris X), Cécile Cuny, doctorante (Centre Marc Bloch, Université Humboldt/Université Paris 8), Yves Sintomer, professeur de sociologie (CSU, Université Paris 8), Elodie Vittu, urbaniste (Centre Marc Bloch, Université Paris 8/ Technische Universität Berlin).

Discutant : Hans-Peter Müller, professeur de sociologie (Berlin Graduate School of Social Sciences, Université Humboldt).

12h30 -14h00 : Pause déjeuner

Présidence de l’après-midi par Marie-Hélène Bacqué, professeure de sociologie (CRH-UMR LOUEST, Université d’Evry).

14h00 – 15h30 : La mise en discussion des connaissances dans les réunions publiques

La seconde séance étudiera la façon dont les connaissances mobilisées sont mises en discussion dans les réunions. Les théories de la démocratie délibérative postulent que les espaces publics participatifs sont guidés par une logique communicationnelle où les participants se convainquent mutuellement par la force du meilleur argument, dans une dynamique proche de celle du champ scientifique idéal. Cette conception est-elle crédible théoriquement, est-elle d’un intérêt heuristique pour l’analyse des pratiques ? Les communications viseront à analyser les séquences discursives à l’œuvre dans les interactions (moments argumentatifs, moments rhétoriques, moments agonistiques) et à y cerner l’importance relative de l’échange argumenté ; à comprendre si les participants cherchent à convaincre leurs interlocuteurs et si ceux-ci sortent parfois convaincus des échanges ; à étudier les formes sous lesquelles circule l’information ; à disséquer la façon dont une discussion argumentée objectivement (sachlich) en vient à verser dans le technicisme, et comment l’argumentation technique peut servir de support ou au contraire d’obstacle à une politisation du problème.

Intervenants : Anja Röcke, doctorante (Institut Universitaire Européen/Université Humboldt), Julien Talpin, doctorant (Institut Universitaire Européen/CSU-Université Paris 8).

Discutant : Loïc Blondiaux, professeur de science politique (CERAPS, IEP de Lille).

15h30 – 15h45: Pause

15h45 – 17h45 : L’intégration des “savoirs citoyens” dans la prise de décision et la gestion publique

La troisième séance essaiera de comprendre jusqu’à quel point les divers “savoirs citoyens” sont ou non incorporés dans la prise de décision et la gestion publique. Comment passe-t-on de l’échange public dans des réunions où participent des “profanes” à des décisions contraignantes et à leur mise en œuvre ? S’agit-il d’espaces publics “faibles” (détachés de la prise de décision), « forts » (liés à la prise de décision) ou intermédiaires ? Dans quelle mesure cela s’explique-t-il par la présence ou l’absence de dispositifs ad hoc ? Quel type de légitimité (technique, politique) est accordé aux savoirs citoyens, et en quoi ces types de légitimité ont-ils des racines dans la théorie politique ? Comment ces légitimités « citoyennes » se confrontent-elle à la légitimité gestionnaire des techniciens ? Dans quelle mesure l’ouverture de ces espaces contribue-t-elle à faire bouger la frontière entre policy et politics ?

Intervenants : Marion Ben-Hammo, doctorante (CSU, Université Paris 8), Carsten Herzberg, doctorant

(Centre Marc Bloch, Université de Potsdam/Université Paris 8), Franklin Ramirez, doctorant (CSU, Université Paris 8)

Discutant : Christophe Bonneuil, chargé de recherches (Centre Koyré, CNRS).

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • lundi 27 février 2006

Contacts

  • Amélie Flamand
    courriel : amelie [dot] flamand [at] paris-valdeseine [dot] archi [dot] fr
  • Cécile Cuny
    courriel : cecile [dot] cuny-robert [at] univ-paris-est [dot] fr
  • Grégoire Lits
    courriel : gregoire [dot] lits [at] uclouvain [dot] be

URLS de référence

Source de l'information

  • Amélie Flamand
    courriel : amelie [dot] flamand [at] paris-valdeseine [dot] archi [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Y a-t-il un "savoir citoyen" mobilisable dans la démocratie participative ? », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 25 janvier 2006, http://calenda.org/191062