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Breuil et l'Afrique

La fabrique de l’archéologie préhistorique africaine...

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Publié le jeudi 26 janvier 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

L’abbé Henri Breuil (1877-1961) fut sans aucun doute le premier et le plus entreprenant des praticiens d’une « Préhistoire mondiale ». Depuis sa base arrière à l’Institut de Paléontologie humaine de Paris, il lança une série d’études fondatrices (sur l’art préhistorique, les industries lithiques et leur séquence, la stratigraphie côtière et alluviale, en particulier) qui lui acquirent une reconnaissance et une autorité planétaire sans précédent. Tout au long du premier XXe siècle, Breuil parcourut sans relâche l’Europe occidentale et orientale aussi bien que l’extrême-Orient, mais c’est l’Afrique qui semble avoir le plus durablement aiguisé son intérêt.

Annonce

Henri Breuil et l’Afrique

La fabrique de l’archéologie préhistorique africaine

dans la première moitié du XXe siècle

Colloque international

Johannesburg, Août 23-25, 2006

Premier appel à contributions

Ce colloque international se tiendra à l’université du Witwatersrand, Johannesburg (Afrique du Sud), du 23 au 25 août 2006. Les organisateurs sont : François-Xavier Fauvelle (CNRS-Institut Français d’Afrique du Sud, Johannesburg), Nathan Schlanger (INHA, Paris; INRAP, Paris), Benjamin Smith (Rock Art Research Institute, University of the Witwatersrand, Johannesburg). Les institutions partenaires sont : Institut Français d’Afrique du Sud/Ambassade de France ; Rock Art Research Institute/University of the Witwatersrand ; Program “Archives Breuil” (ACI Ministère de la Culture, France).

L’abbé Henri Breuil (1877-1961) fut sans aucun doute le premier et le plus entreprenant des praticiens d’une « Préhistoire mondiale ». Depuis sa base arrière à l’Institut de Paléontologie humaine de Paris, il lança une série d’études fondatrices (sur l’art préhistorique, les industries lithiques et leur séquence, la stratigraphie côtière et alluviale, en particulier) qui lui acquirent une reconnaissance et une autorité planétaire sans précédent. Tout au long du premier XXe siècle, Breuil parcourut sans relâche l’Europe occidentale et orientale aussi bien que l’extrême-Orient, mais c’est l’Afrique qui semble avoir le plus durablement aiguisé son intérêt. De courtes visites en long séjours d’études, ce sont en tout près de six années qu’il y passa (en 1929, 1942-45, 1947-49, 1950-51), principalement en Afrique du Sud dans les pays voisins, mais aussi dans les colonies françaises d’Afrique du nord, en Afrique centrale ou en Éthiopie. La contribution de Breuil à l’archéologie africaine ne comprend pas seulement plusieurs dizaines de publications ; elle se mesure aussi à son impact dans la création ou l’organisation d’institutions scientifiques spécialisées, de revues et de rendez-vous savants internationaux. Une contribution qui fut à son tour permise et facilitée par une formidable capacité à voyager, à correspondre, à entretenir un réseau planétaire de contacts embrassant aussi bien les amateurs locaux que les plus hautes autorités scientifiques ou politiques des pays considérés.

Presque un demi-siècle après la disparition du « Pape de la Préhistoire », il est enfin possible de revisiter la carrière africaine de Henri Breuil et de réévaluer sa contribution à l’étude du passé de l’Afrique. Un retour qui doit emprunter les méthodes rigoureuses de la recherche historique, faire appel aux sources pertinentes (notamment les archives déposées en France, en Afrique ou ailleurs), en échappant aux tendances hagiographiques. Cet examen critique du Breuil africain devra permettre de mieux documenter l’ampleur et la portée des nombreuses activités scientifiques de l’homme, mais également offrir une meilleure compréhension de la fabrique institutionnelle et épistémologique de l’archéologie préhistorique africaine dans son ensemble.

Toute contribution portant sur les activités et l’héritage de Breuil en Afrique – quelles que soient les zones géographiques, les périodes abordées ou les disciplines considérées (art rupestre, typologie et technologie paléolithiques, stratigraphie…) – est vivement encouragée. D’un intérêt tout particulier seraient des contributions dans les domaines suivants :

* Sources: identification des archives et des correspondants liés à Breuil

* Contextes coloniaux : l’archéologie entre colonies et métropoles

* Contextes coloniaux : l’archéologie, les colons et les Africains

* Dimensions idéologiques de l’interprétation et de la théorie (par ex. dans le domaine de l’art)

* Histoire et sociologie des sciences – mise en place des savoir-faire et des connaissances scientifiques

* Réseaux de connaissances, chaînes d’autorité

* Individus et institutions dans la création et la consolidation de la discipline archéologique

* Pratiques de terrain et méthode; transferts et applications planétaires

Les communications proposées doivent être des contributions originales au domaine étudié. Une publication ultérieure des actes du colloque est envisagée. Les communications peuvent être soumises en français ou en anglais.

Une nouvelle annonce du colloque, contenant le programme détaillé ainsi que des précisions sur l’excursion d’après colloque (a prévoir le samedi 26 août) sera diffuse en février 2006. Les personnes intéressées par le colloque peuvent dès à présent faire parvenir un titre et un résumé de leur communication, accompagnés de leurs coordonnées personnelles et professionnelles, a l’adresse suivante : breuil.in.africa@ifas.org.za, avant le 15 février 2006.

 

Catégories

Lieux

  • Johannesburg (Afrique du Sud)
    Johannesbourg, Afrique du Sud

Dates

  • mercredi 15 février 2006

Contacts

  • François-Xavier Fauvelle, Nathan Schlanger ~
    courriel : breuil [dot] in [dot] africa [at] ifas [dot] org [dot] za

Source de l'information

  • Nathalie Richard
    courriel : Nathalie [dot] Richard [at] univ-lemans [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Breuil et l'Afrique », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 26 janvier 2006, http://calenda.org/191067