AccueilLes Nations Unies et les grandes pandémies

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Publié le lundi 30 janvier 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Les premiers accords internationaux d’« hygiène publique » furent signés au 19ème siècle et avaient pour objectif d’empêcher le développement des épidémies (peste, choléra…) sur le territoire national. Depuis la création de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 1948) l’approche de ces épidémies est plus globale. Les préoccupations sanitaires sont de plus en plus vives tant les menaces sont réelles : persistance de pandémies (tuberculose, paludisme), échec de certaines politiques et stratégies développement et ravages du VIH/sida (notamment en Afrique), apparition de nouveaux risques (voir les peurs provoquées par la première maladie grave et transmissible à émerger en ce XXI° siècle, le SRAS, la grippe aviaire, ou encore le risque d’éventuelles attaques terroristes chimiques et bactériologiques).

Annonce

Les premiers accords internationaux d’« hygiène publique » furent signés au 19ème siècle et avaient pour objectif d’empêcher le développement des épidémies (peste, choléra…) sur le territoire national. Depuis la création de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 1948) l’approche de ces épidémies est plus globale. Les préoccupations sanitaires sont de plus en plus vives tant les menaces sont réelles : persistance de pandémies (tuberculose, paludisme), échec de certaines politiques et stratégies développement et ravages du VIH/sida (notamment en Afrique), apparition de nouveaux risques (voir les peurs provoquées par la première maladie grave et transmissible à émerger en ce XXI° siècle, le SRAS, la grippe aviaire, ou encore le risque d’éventuelles attaques terroristes chimiques et bactériologiques). La lutte contre les grandes pandémies s’intensifie et est devenue l’un des objectifs principaux des Nations Unies. Aussi la santé est-elle l’un des objectifs du Millénaire pour le développement, notamment le combat contre le VIH/sida, le paludisme et des autres maladies (objectif 6).
Toutes les institutions de la famille des Nations Unies sont concernées à un titre ou un autre, mais aussi les institutions de Bretton Woods et l’Organisation mondiale du commerce (accès aux médicaments essentiels et notamment aux médicaments anti-viraux). Le sujet met en effet en évidence la nécessité d’une approche globale dans la lutte contre les pandémies, elles-mêmes indissociables de plusieurs facteurs économiques, politiques et sociaux tels que le niveau de développement, l’éducation, la sécurité alimentaire, les relations entre les sexes ou encore les facteurs environnementaux. Les liens avec le développement humain et le développement durable sont marqués. Plus loin encore, le 10 janvier 2000, le Conseil de sécurité des Nations unies avait identifié la pandémie de sida comme une menace pour la paix et la sécurité mondiale.
Les programmes se multiplient et les initiatives tant locales qu’internationales aussi : ONUSIDA, Fonds mondial du Secrétaire général pour la santé et contre le sida, partenariat international contre le sida en Afrique, Fonds global de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, Conférence internationale sur le sida de Bangkok en 2004… Sur de telles questions, la nécessité d’un partenariat entre les institutions internationales et les autres acteurs de la société internationale (gouvernements, entreprises, société civile) se fait particulièrement sentir.
La communauté internationale avance en ordre dispersé, et les résultats de ces multiples stratégies sont assez modestes. Les crises aigues (SRAS) ont mis en lumière l’inadaptation du cadre institutionnel et normatif international.
Les Rencontres internationales d’Aix-en-Provence, dont ce sera en décembre 2006 la quatorzième édition, livrent au public une « spectroscopie » systématique de l’action de l’ONU et plus largement de la famille des Nations Unies. Elles s’intéresseraient pour la première fois à cette thématique d’une grande actualité.
Réunissant praticiens (hauts fonctionnaires internationaux et nationaux, diplomates, représentants d’ONG et de grandes entreprises, médecins) et enseignants-chercheurs spécialisés, à vocation pluri-disciplinaire, les Rencontres internationales d’Aix-en-Provence constituent un forum adapté pour le traitement en profondeur de ces questions.
Outre l’audience du colloque lui-même et sa répercussion internationale, les actes des Rencontres internationales d’Aix-en-Provence sont publiés chaque année dans une collection dédiée chez Pedone, Paris.


Programme prévisionnel

(contacts en cours)

Première demi-journée

• Rapport introductif

Pierre Klein, Professeur à l’Université libre de Bruxelles

• La prévention des pandémies

Sous la présidence de Son Exc. Hassen Fodha, Directeur du centre régional des Nations Unies, Bruxelles

- L’action de l’OMS, acteur historique de la prévention

Michel Bélanger, Professeur à l’Université de Bordeaux IV

- Les adaptations institutionnelles : l’exemple d’ONU Sida,

Youssef Mehdi, Professeur à la faculté de médecine d’Alger, Doyen honoraire, Représentant de l’Algérie à ONUSida

- La paix et la sécurité internationale à l’épreuve des pandémies, le cas du bioterrorisme

Jean-Marc Sorel, Professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Directeur adjoint du CERDIN

- L’aide au développement et les enjeux sanitaires

Mohammed Bekhechi, Senior Counselor, Banque mondiale

Deuxième demi-journée

L’urgence sanitaire internationale

Sous la présidence de Maurice Torelli, Professeur émérite à l’Université de Nice Sophia-Antipolis

- L’action des organisations régionales

François Nizery, Conseiller à la Direction générale du développement et de l’aide humanitaire

- Le partenariat public-privé dans la gestion des crises sanitaires

Ronny Brauman, Président honoraire de Médecins du monde

- La gestion d’une crise sanitaire internationale : les cas du SRAS et de la grippe aviaire

X, Direction générale de la santé

X, Communauté européenne

Troisième demi-journée

Table ronde

La santé, bien public international ?

Sous la présidence de Didier Truchet, Professeur à l’Université de Paris II Panthéon Assas, Président de l’Association française de droit de la santé

- Les dimensions éthiques du débat

Olivier Beaud, Professeur à l’Université Paris II – Panthéon Assas

- Droit de l’OMC et accès aux médicaments essentiels

Yves Nouvel, Professeur à l’Université Paul Cézanne, Directeur adjoint du CERIC

- Les maladies orphelines

Jean-Yves Nau, journaliste, Le Monde

Conclusions

Louis Dubouis, Professeur émérite à l’Université Paul Cézanne


Lieu : Institut d'Etudes Politiques - 25 rue Gaston de Saporta - 13625 Aix en provence Cedex 1

Catégories

  • Droit (Catégorie principale)

Lieux

  • Aix-en-Provence, France

Dates

  • vendredi 08 décembre 2006

Contacts

  • Karine Wepierre
    courriel : doctorat [at] iep-aix [dot] fr

Source de l'information

  • Karine Wepierre
    courriel : doctorat [at] iep-aix [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les Nations Unies et les grandes pandémies », Colloque, Calenda, Publié le lundi 30 janvier 2006, http://calenda.org/191077