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Les Franciscains et la pensée économique

Pauvreté volontaire et société de marché

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Publié le mardi 31 janvier 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Les franciscains des XIIIe et XIVe siècles n’ont pas découvert les « lois du marché ». Mais leur conception de la pauvreté a généré un langage économique qui a contribué à former quelques-unes des catégories fondamentales du raisonnement économique des Occidentaux. L’approche franciscaine du marché permet ainsi de révéler quelques éléments importants de l’histoire de la pensée économique : non seulement on peut considérer que la religiosité chrétienne la plus rigoureuse a forgé une grande partie du vocabulaire de l’économie occidentale mais il faut aussi souligner que jamais le monde chrétien ne se désintéressa du marché, au contraire de ce qui fut imaginé au cours des XIXe et XXe siècles ; sans compter qu’il n’exista jamais de séparation nette entre la morale et les affaires.

Annonce

Conférence par Giacomo Todeschini, Professeur à l'université de Trieste.

Couvent des capucins, 32, rue Boissonade, 75014 Paris,
le vendredi 31 mars à 18 heures 30


Les franciscains des XIIIe et XIVe siècles n’ont pas découvert les « lois du marché ». Mais leur conception de la pauvreté a généré un langage économique qui a contribué à former quelques-unes des catégories fondamentales du raisonnement économique des Occidentaux. L’approche franciscaine du marché permet ainsi de révéler quelques éléments importants de l’histoire de la pensée économique : non seulement on peut considérer que la religiosité chrétienne la plus rigoureuse a forgé une grande partie du vocabulaire de l’économie occidentale mais il faut aussi souligner que jamais le monde chrétien ne se désintéressa du marché, au contraire de ce qui fut imaginé au cours des XIXe et XXe siècles ; sans compter qu’il n’exista jamais de séparation nette entre la morale et les affaires. Le franciscanisme, au cœur même de la catholicité romaine, a mis en évidence, dans la privation et le renoncement, les éléments décisifs à la compréhension de la valeur de l’échange. Si les franciscains ne furent pas les « premiers économistes », ils rendirent possible l’apparition des économistes dans l’occident chrétien des siècles suivants. Pour accepter cette hypothèse, il faut admettre que la religion du cœur et celle des affaires ont beaucoup en commun.

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • vendredi 31 mars 2006

Contacts

  • Cécile de Cacqueray et/ou Pierre Moracchini ~
    courriel : bibliofranciscaine [dot] capucins [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Bibliothèque franciscaine des capucins
    courriel : bibliofranciscaine [dot] capucins [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les Franciscains et la pensée économique », Informations diverses, Calenda, Publié le mardi 31 janvier 2006, http://calenda.org/191083