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Terrains mouvants : violence et changement

Journées Doctorales 2006 du GTMS (Gènese et Transformation des Mondes Sociaux) - EHESS

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Publié le jeudi 23 février 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Le conflit et la violence – qui, physique ou symbolique, est l’une des formes courantes que celui-ci peut prendre – sont inhérents à toute vie en société et s’y observent à tous les niveaux. Ils peuvent ainsi survenir dans des relations interpersonnelles, à l’intérieur de petits groupes sociaux comme la famille ou le village, opposer les sexes, des classes, des groupes ethniques ou encore des groupes religieux [...]. Mais, quel que soit le niveau d’analyse auquel on se situe et la façon dont on les envisage, le conflit et la violence nous apparaissent être toujours en rapport avec le changement social, que ce soit de façon directe (comme réaction à celui-ci ou dans le but de le provoquer) ou indirecte, quand ils surgissent de façon apparemment spontanée, sans cause, intentionnalité, ou but explicite...

Annonce

22- 23 mai 2006

Journées Doctorales du GTMS (Gènese et transformations des mondes sociaux)-École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)

Appel à contributions

Terrains mouvants : violence et changement

Le conflit et la violence – qui, physique ou symbolique, est l’une des formes courantes que celui-ci peut prendre – sont inhérents à toute vie en société et s’y observent à tous les niveaux. Ils peuvent ainsi survenir dans des relations interpersonnelles, à l’intérieur de petits groupes sociaux comme la famille ou le village, opposer les sexes, des classes, des groupes ethniques ou encore des groupes religieux. Ils peuvent aussi intervenir entre Etats, voire entre alliances d'Etats. La violence peut être infligée au sein de relations d’interconnaissance comme dans le cadre de relations dépersonnalisées, ce qui est notamment le cas quand elle est le fait de représentants de l’Etat. L’acte violent peut être un acte organisé, c'est-à-dire imaginé et exécuté, aussi bien qu’un acte spontané.

Mais, quel que soit le niveau d’analyse auquel on se situe et la façon dont on les envisage, le conflit et la violence nous apparaissent être toujours en rapport avec le changement social, que ce soit de façon directe (comme réaction à celui-ci ou dans le but de le provoquer) ou indirecte, quand ils surgissent de façon apparemment spontanée, sans cause, intentionnalité, ou but explicite (dans ce cas ce sont les conditions qui ont rendu possible l’émergence du conflit qui doivent être analysées). Plus encore, la violence paraît être une modalité des rapports entre différentes échelles au sein d’une société, un moyen d’action, un embrayeur d’une échelle sur l’autre toujours en relation avec le changement social. Les émeutes populaires en sont un exemple, en ce qu’elles manifestent par la violence un malaise et une aspiration au changement qui, volontairement ou non, interpellent les instances gouvernantes et peuvent amener des transformations d’ordre social.

Telle est la thématique que nous avons choisie pour les prochaines journées doctorales du GTMS et c’est sur des études de cas, fondées sur la description de pratiques et permettant d’observer ces liens complexes et multiples entre échelles, transformations sociales, violence et conflit, que nous souhaitons que les contributions mettent l’accent. Nous envisageons par ailleurs ces journées comme l’occasion d’engager un dialogue interdisciplinaire sur ce sujet.

Nous explorerons plus particulièrement les axes de réflexion suivants :

• Pratiques et situations de violence: usages et acteurs de la violence, mise en scène et légitimation. Utilisation de la violence dans un but de changement ou comme moyen de résistance : La violence peut-elle être construite ou produite dans un but déterminé ? Comment devient-elle un moyen d’action ?

• Construction des antagonismes et des frontières : De quelle façon les actes de violence construisent-ils ou modifient-ils des frontières ethniques, sociales, et identitaires? Comment la violence modifie-t-elle les rapports d’échelles ? Quelles sont les conséquences des conflits ou de la violence ?

• Mémoire et violence : Comment les discours sur la violence se construisent-ils? Comment la violence est-elle incorporée dans la mémoire des acteurs et de quelle manière contribue-t-elle à la construction ou à la transformation identitaire? Quels liens existent entre violence et conflit dans la société et quelles sont leurs inscriptions dans la mémoire et dans les mœurs ?

Les journées sont ouvertes aux Doctorants et Post-Doctorants de l'EHESS et d'autres institutions. Les propositions de contribution devront se présenter sous la forme d’un résumé d’une page maximum et devront être adressées avant le mercredi, 15 mars, en document attaché à l’adresse suivante : jde_gtms@yahoo.com Les coordonnés personnelles et institutionnelles de l’auteur devront être inclues uniquement dans le mail.

Le comité d’organisation des journées doctorales du GTMS 2006 :

France BOURGOUIN (france.bourgouin@free.fr),
Nicolas CÉSARD (ncesard@wanadoo.fr),
Marie DESMARTIS (marie.desmartis@noos,fr),
Paula LOPEZ-CABALLERO (Paula.Lopez-Caballero@ehess.fr)

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • lundi 22 mai 2006

Fichiers attachés

Contacts

  • Equipe organisatrice JDE GTMS 2006 ~
    courriel : jde_gtms [at] yahoo [dot] com

Source de l'information

  • Nicolas Césard
    courriel : ncesard [at] ehess [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Terrains mouvants : violence et changement », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 23 février 2006, http://calenda.org/191202