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Le cinéma fantastique français

Appel à contributions pour un ouvrage collectif (parution courant 2007)

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Publié le jeudi 23 février 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Si le fantastique au cinéma est l'objet de quantité de travaux, on ne trouve, dans la littérature francophone en études cinématographiques, que peu d'écrits consacrés au cinéma fantastique français, un pan de la production qui semble occuper une place à part dans l'histoire du cinéma hexagonal. Nous avons programmé pour 2007 l'édition d'un volume réunissant différentes contributions sur le sujet. Cet ouvrage abordera le cinéma fantastique français sous l'angle esthétique, critique, économique, ainsi que sous l'angle de la réception pour tenter de cerner les causes de la désaffection chronique du genre depuis une quarantaine d'années auprès des publics du cinéma.

Annonce

Si le fantastique au cinéma est l'objet de quantité de travaux, on ne trouve, dans la littérature francophone en études cinématographiques, que peu d'écrits consacrés au cinéma fantastique français, un pan de la production qui semble occuper une place à part dans l'histoire du cinéma hexagonal. Nous avons programmé pour 2007 l'édition d'un volume réunissant différentes contributions sur le sujet. Cet ouvrage abordera le cinéma fantastique français sous l'angle esthétique, critique, économique, ainsi que sous l'angle de la réception pour tenter de cerner les causes de la désaffection chronique du genre depuis une quarantaine d'années auprès des publics du cinéma.


Objectif de l'ouvrage

On ne trouve, dans la littérature francophone en études cinématographiques, que peu d'écrits consacrés au film fantastique français, un genre qui semble occuper une place à part dans l'histoire du cinéma hexagonal. Le film fantastique français souffre de quelques idées reçues, comme celle qui voudrait que les rares tentatives d'incursion dans le genre, de Louis Feuillade à Maurice Tourneur en passant par Georges Franju, Jean Rollin, Christian de Chalonge, ou plus récemment Olivier Dahan, aient connues des fortunes très diverses. Un corpus existe pourtant. Après une période flamboyante incarnée par les grandes œuvres de Feuillade puis par celles des surréalistes, les plus grands cinéastes français se sont essayés au genre durant un « âge d'or » que l'on peut observer sur une vingtaine d'années : Marcel Carné (Les visiteurs du soir, 1942, Juliette ou la clef des songes, 1951), Claude Autant-Lara (Sylvie et le fantôme , 1945), René Clair (La Beauté du diable , 1950, Les Belles de nuit, 1952), Jean Cocteau (Le Sang d'un poète, 1931, La Belle et la bête, 1945, Orphée, 1949, Le Testament d'Orphée , 1960), Jean Delannoy (L'Eternel retour, 1943), Jean Renoir (Le Testament du Dr Cordelier, 1959) ou Georges Franju (Les Yeux sans visage , 1960, Judex, 1964), sans oublier de Jacques Tourneur (qui tournera néanmoins l'essentiel de sa production fantastique aux Etats-Unis). Cet ouvrage reviendra sur ce qui semble être un cas français. Quelques pistes sont envisageables :

Les frontières du fantastique : le fantastique dans le cinéma français versus le cinéma fantastique français. De l'œuvre au film : rites de passages et quid des influences. Les différences entre œuvres littéraires originales et films.

Les caractéristiques esthétiques du film fantastique français. Les références littéraires et cinématographiques. Les formes plastiques. La recherche d'une qualité standard et la place du cinéma fantastique dans les débats critiques autour de la « qualité française » des années cinquante.

La réception du film fantastique français en France : La réception publique et la réception critique. Comment expliquer la désaffection des publics ? Comment caractériser l'attitude de la presse ? La valorisation institutionnelle du genre. Le film fantastique français a profité ces vingt dernières années du nouvel engouement lié à l'organisation de soirées « cinéma bis » ou « cinéma underground » par les cinémathèques membres de la FIAF, expériences visant à « dépoussiérer » des cinématographies pas ou peu programmées.

L'économie . Les stratégies des distributeurs. Les modes de productions artisanaux des auteurs-réalisateurs (Franju) appellent quelques interrogations quant aux risques encourus dans l'aventure financière, de même que le choix de certains auteurs (Tourneur) qui, à certains moments, s'appuyèrent sur Hollywood pour créer. De même, la position de l'ORTF, productrice de films et séries télévisées fantastiques dans les années soixante-dix mérite d'être analysée à la lumière des missions de service public et de la philosophie qui présidait à cet engagement artistique.

Œuvres et auteurs . Les contributions se consacrant spécifiquement à l'analyse d'un film, d'un groupe de films, ou de l'œuvre d'un cinéaste seront également accueillies.


Date limite d'envoi des propositions de chapitres : (2000 caractères + notice bio) : 15 avril 2006

Date limite d'envoi du texte complet (25.000 caractères) : 1er juillet 2006

Dates

  • samedi 15 avril 2006

Contacts

  • F. Gimello-Mesplomb
    courriel : licence-ads [at] univ-metz [dot] fr

Source de l'information

  • Frédéric Gimello-Mesplomb
    courriel : frederic [dot] gimello [at] univ-avignon [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le cinéma fantastique français », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 23 février 2006, http://calenda.org/191208