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Gestion politique du corps et des populations

Réseau n°17 de l'Association française de Sociologie

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Publié le jeudi 16 mars 2006 par Inès Secondat de Montesquieu

Résumé

Fondé en 2003, et rattaché à l’Association Française de Sociologie, ce Réseau thématique en formation, vise à réfléchir aux renouvellements contemporains qui ont affecté la régulation publique des usages du corps humain et l’administration des populations, entendues notamment sous la question de leur devenir physique. Face aux questions de la santé, et du corps vivant ou mort, ce sont donc les modes de régulation contemporains qui constituent la préoccupation commune aux membres de ce réseau.

Annonce

RTF n°17. « Gestion politique du corps et des populations »


Coordonnateur : Dominique Memmi
Comité d’organisation pour 2006 : Serenella Nonnis et Emmanuel Taïeb
Bureau du RTf : Norbert Amsalem, Luc Berlivet, Séverine Lacombe, Emmanuel Soutrenon & Sophie Wahnich


Appel à communications


Fondé en 2003, et rattaché à l’Association Française de Sociologie, ce Réseau thématique en formation, vise à réfléchir aux renouvellements contemporains qui ont affecté la régulation publique des usages du corps humain et l’administration des populations, entendues notamment sous la question de leur devenir physique. Face aux questions de la santé, et du corps vivant ou mort, ce sont donc les modes de régulation contemporains qui constituent la préoccupation commune aux membres de ce réseau.
Pour le prochain congrès de l’AFS qui se tiendra à l’Université Bordeaux 2 du 5 au 8 septembre 2006, nous nous proposons de resserrer la focale, et d’organiser un nombre de séances, pour le moment indéterminé, autour du thème suivant :

Genèse sociale et transformation contemporaine du rapport à la mort.

Ces séances viseront à attester et à mettre en lumière le processus contemporain de formalisation (sous forme de codification juridique ou de simple normalisation) d’un nouveau rapport à la mort et à tenter d’appréhender les raisons sociales d’un tel processus. Pour ce faire, trois entrées sont ici proposées :

  • Faire mourir : mort et raison d’Etat. Quelles formes peut prendre la mort donnée par l’Etat ? Et comment est-elle appréhendée aujourd’hui ? La mort des individus (par peine de mort, volonté de maintien de l’ordre, imposition de « mourir pour la patrie », dommages « collatéraux » liés aux exercices et expériences militaires) qui est liée à l’action de l’Etat (et non ici à son inaction ou à ses erreurs) n’est plus considérée comme un fait de souveraineté insusceptible de questionnement, voire d’irresponsabilité judiciaire de l’Etat. Le terrain à privilégier sera davantage celui des sociétés démocratiques pacifiées contemporaines, plutôt que celui des dictatures où la violence physique mortifère est un mode de gouvernement.
  • (Se) laisser mourir (et décomposer) : mort organique et mort sociale. Quelles représentations nos institutions et nos sociétés se font-elles de la disparition physique des individus ? Et quelles représentations se font-elles du corps mort ? Ces questions sont au fondement de diverses discussions sur le statut à accorder au corps mort (question du don d’organes, ou de l’autopsie) et sur son avenir matériel (décomposition, incinération). Le devenir de soi est aujourd’hui une préoccupation qui montre un degré élevé d’anticipation des individus de leur anéantissement physique. Il se joue là, entre sujets vivants, une définition de la « bonne mort », socialement et intellectuellement acceptable.
  • Les représentations du défunt. Quels sont les imaginaires et les usages socio-politiques du défunt ? Comment les pratiques sociales des vivants prennent-elles en charge celui qui est mort ? Comment sépare-t-on les morts des vivants ? La mort des anonymes — pour lesquels l’hôpital, notamment, doit inventer de nouveaux rituels, créer de l’intersubjectivité, voire montrer le corps mort (par exemple, celui des mort-nés) —, comme la mort du chef d’Etat ou du « héros » — qui produit des effets et des conflits politiques —dévoilent un espace social complexe, fait de débats sociétaux (autour de la crémation, des formes de l’enterrement) et de « distinction » sociale (choix du cercueil, du cimetière). Les représentations du défunt fondent les enjeux sociaux par lesquels le mort saisit le vif.

Les communications devront porter sur le XIXe et XXe siècles dans les pays occidentaux, et celles qui porteront sur la scansion de ces quarante dernières années en France seront particulièrement bien accueillies. Le seront aussi les interventions proposées mettant en valeur le poids des stratifications et des inégalités sociales dans le rapport à la mort.

Les propositions de communication doivent être envoyées par e-mail à Emmanuel Taïeb (etaieb[at]club-internet.fr) le 31 mars au plus tard. Les auteurs devront préciser, autant qu’il leur est possible, les caractéristiques suivantes de leur travail, en plus du thème auquel se rattache leur intervention : l’objet, le questionnement, le terrain (ou les corpus de sources sur lesquels ils s’appuient si ce travail n’est pas lié à un terrain), et la méthode adoptée.
Les propositions de communication seront rédigées sur le formulaire prévu, à télécharger à l’adresse suivante :
http://www.afs-socio.fr/congres06-formulaire.rtf

La participation au Congrès est payante, et les frais de déplacement et d’hébergement sont à la charge de l’intervenant. Des conseils pour alléger ces coûts (billets « Prem’s » Paris-Bordeaux à 25 €, si pris 3 mois à l’avance) et pour les faire prendre en charge seront bientôt donnés sur le site de l’AFS.

Catégories

Dates

  • vendredi 31 mars 2006

Contacts

  • Emmanuel Taïeb
    courriel : emmanuel [dot] taieb [at] sciencespo-grenoble [dot] fr

Source de l'information

  • Emmanuel Taïeb
    courriel : emmanuel [dot] taieb [at] sciencespo-grenoble [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Gestion politique du corps et des populations », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 16 mars 2006, http://calenda.org/191324