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Vers une « république africaine des lettres » ?

De la pratique à la théorie, essai de modélisation

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Publié le jeudi 30 mars 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Ce colloque offre l’opportunité d’analyser les littératures africaines en transcendant les cloisonnements, pour la plupart artificiels de la langue d’écriture (français, anglais, espagnol, langues locales africaines, etc.), des moments historiques référentiels, (colonial – post colonial), des désignations idéologiques ou raciales (écrivains noirs, littératures nègres) et des ressources politiques et structurelles (centre - périphérie).

Annonce

CENTRE D’ÉTUDES SUR LES LETTRES, LES ARTS ET LES TRADITIONS/ CHAIRE DE RECHERCHE DU CANADA EN LITTÉRATURE AFRICAINE ET FRANCOPHONIE

LES 3 ET 4 NOVEMBRE 2006 À L’UNIVERSITÉ LAVAL À QUÉBEC.

COLLOQUE INTERNATIONAL

Organisé par David k. N’goran

VERS « UNE REPUBLIQUE AFRICAINE DES LETTRES »?

De la pratique à la théorie : essai de modélisation

L’objet de cette rencontre est de réfléchir aux modalités et à la pertinence d’une « République africaine des lettres », à l’aune du présupposé portant sur l’autonomie acquise du champ littéraire africain. Il s’agira donc d’esquisser une histoire sociale des agents de ce champ, dans un sens où ces derniers constituent un « esprit de corps », voire une identité commune instituée de la profession d’ « écrivains africains», rassemblés par une homologie sociale, incarnant les dispositions particulières d’un groupe , et pour lequel l’accès nécessite à son tour un droit d’entrée, un titre, un capital ou un “laissez-passer” .

Ce colloque offre l’opportunité d’analyser les littératures africaines en transcendant les cloisonnements, pour la plupart artificiels de la langue d’écriture (français, anglais, espagnol, langues locales africaines, etc.), des moments historiques référentiels, (colonial – post colonial), des désignations idéologiques ou raciales (écrivains noirs, littératures nègres) et des ressources politiques et structurelles (centre - périphérie).

Les communications pourront prendre en compte à la fois diachronie et synchronie en considérant spécialement la période partant de 1990 à nos jours, du fait de la correspondance notable, à cette période entre transformations sociopolitiques et autonomisation visible du champ littéraire (multipartisme, polyphonie de la voix sociale et narrative, désaparentement entre littérature et politique).

Les interventions s’organiseront autour de trois axes :

1-Un axe historique

-Y a-t-il une histoire d’un corps d’écrivains en tant qu’élite constitutive d’une « république africaine des lettres»?

-Quels faits littéraires, (événements, déplacements, correspondances) sont susceptibles de constituer le corpus d’une histoire sociale des écrivains africains ?

-Peut-on postuler selon les moments historiques une équivalence des salons et des mécénats dans le cas des littératures africaines ?

-Quelles peuvent être les modalités de cette « république africaine des lettres » dans son rapport aux champs sociaux voisins (politique, économique, « république mondiale des lettres »)?

2 - Un axe sociologique

-Quels sont les lieux traditionnels de l’échange littéraire en Afrique?

-Quels réseaux sociaux, politiques, économiques, interpersonnels, contribuent d’une part à la mise en forme du texte littéraire et d’autre part à la présence et la pertinence de l’institution littéraire africaine?

-Quels sont le jeu et les enjeux de la pratique littéraire en Afrique ?

-Quelles frontières “la fraternité littéraire” confère-t-elle à l’institution littéraire africaine dans son rapport avec elle-même (Afrique francophone, anglophone, lusophone, arabophone) et dan son rapport aux autres littératures (antillaises, américaines, européennes)?

-Quelles sont alors les entrées et les clôtures de cette « république »?

3 - Un axe esthétique et/ou poétique

-Quelles sont les structures objectives de l’imaginaire des écrivains africains?

-Quels peuvent être les objets culturels qui apparaissent comme lieux de tension ou de concurrence entre les créateurs?

-Comment ces écrivains conviennent-ils des canons d’une « littérarité africaine »?

-Quel apport de la transculturalité peut-on relever dans les littératures de l’Afrique continentale?

-Comment évaluer le rôle et la place de la traduction dans cette « république littéraire»?

Les propositions (300mots) et les présentations (20minutes) des textes seront acceptées en Français et/ou en Anglais.

Veuillez envoyer vos propositions de communication, au plus tard le 30 juin 2006 à l’adresse suivante : larepubliqueafricaine@yahoo.fr

Catégories

Lieux

  • Québec
    Québec, Canada

Dates

  • vendredi 30 juin 2006

Contacts

  • David K. N'goran
    courriel : larepubluiqueafricaine [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • David K. N'goran
    courriel : larepubluiqueafricaine [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Vers une « république africaine des lettres » ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 30 mars 2006, http://calenda.org/191382