AccueilTropicalité(s) en géographie

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Publié le mardi 04 avril 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Cette proposition de consacrer des journées d'études aux "tropicalité"s (en) géographie"s'inscrit dans une démarche plus vaste entreprise à l'initiative du laboratoire Dymset-Ades et l'Université de Bordeaux 3. En nous intéressant aux liens, filiations ou ruptures entre trois temps qui semblent avoir marqué ce que nous appellerons par commodité une géographie de l'Ailleurs (c'est-à-dire dont les terrains étaient en dehors de l'hexagone), à savoir (1) la géographie de l’exploration et la géographie coloniale, (2) la géographie tropicale et (3) la géographie du développement, nous proposons de porter un regard sur les mutations de notre discipline.

Annonce

Après les Journées d’Etudes de Bordeaux (13, 14 et 15 octobre 2005) ayant pour objet, "géographie, exploration et colonisation", nous proposons donc la tenue à Bordeaux les 25-26 et 27 janvier 2007 de journées d'études sur le thème "tropicalité(s) en géographie", qui seront suivies en 2007 par une réflexion sur la géographie du développement. Les communications et les débats qui ont alimenté la première rencontre ont été d'une extrême richesse, en partie grâce à une large ouverture à d'autres disciplines (histoire anthropologie, littérature, …). Ainsi, sans préjuger de la qualité des conclusions du premier ouvrage, qui sera un aboutissement intermédiaire de notre projet, nous pouvons d'ores et déjà proposer une problématique générale autour de grandes questions qui constitueront autant de pistes de réflexion proposées dans cet appel à communication, largement ouvert à l'interdisciplinarité. Nous proposons de partir de la question suivante : quand et où à réellement émergé la géographie tropicale et dans quelles conditions ? Des noms apparaissent vite comme celui de Robequain, Gourou, Pélissier, Sautter, Lasserre, Gallais, Delvert, …. Mais la mise en place d'une telle "catégorie" de géographes se heurte vite à un problème de périodisation car nombre d'entre eux ont débuté leurs travaux et ont acquis une notoriété dans un temps où l'on parlait de géographie coloniale ou de géographie des colonies et peu ou pas de géographie tropicale. Il semble que cette géographie de l’Ailleurs ait connu un moment flou, entre 1930 et 1960, au cours duquel la terminologie a évolué à l’instar de ce qu’ont connu les chaires ou les cours de géographie coloniale, devenus des chaires ou des cours de géographie tropicale. D'ailleurs, la notion de tropicalité n'a été que tardivement définie/questionnée et semble avoir longtemps fonctionné comme un a priori qui, en géographie comme dans d'autres disciplines, a généré un certain nombre de critiques tant de nature théorique que de nature idéologique. D'autres interrogations se posent quant à sa nature et ses fondements. La géographie tropicale a-t-elle suivi un chemin oblique tant dans ces théories, ses terrains (et l'approche des terrains), et ses méthodes en rupture avec la géographie coloniale ? S'est-elle autonomisée ? Il apparaît en outre que c'est aussi du côté de l'institutionnalisation de cette géographie que nous devons porter notre regard. Ainsi, pouvons-nous nous interroger légitimement sur les processus de constitution des normes institutionnelles prescrivant des pratiques de recherche au sein de ce champ. La géographie tropicale est-elle restée dans la lignée de la géographie coloniale de M. Dubois une science pour l'action, une sorte de géographie empirique ou plutôt s'est-elle dotée d'un corps de principes tout nouveau ? Cette géographie de l’Ailleurs (ou de l’Altérité) a-t-elle bénéficié d’une véritable lecture politique ? Ces journées ont pour objectif de répondre aux questions suivantes qui constitueront autant d'ateliers de travail: Question 1 : Comment la géographie tropicale a-t-elle émergé (où, quand, par qui) ? Question 2: Sur quoi s’est-elle fondée (concepts, théories, terrains, méthodes) ? Peut-on alors la définir? Question 3 : La géographie tropicale est-elle restée, dans la lignée de la géographie coloniale (et/ou géographie des colonies) une géographie de l'action, ou s'est-elle transformée en une sorte de géographie hybride ménageant à la fois des acquis scientifiques et des obligations (ou tactiques) de carrière ? Question 4 : pourquoi la géographie tropicale a-t-elle déclenché et provoque-t-elle encore de telles polémiques ? Les propositions de communications sont à transmettre le 15 juin 2006 à au moins deux personnes du comité d'organisation

Catégories

Lieux

  • Bordeaux, France

Dates

  • jeudi 15 juin 2006

Contacts

  • Velasco-Graciet Hélène
    courriel : helene [dot] velasco [at] u-bordeaux3 [dot] fr
  • Pierre Singaravelou
    courriel : pierre [dot] singaravelou [at] sciences-po [dot] org
  • Bouquet Cristian
    courriel : bouquet [at] u-bordeaux3 [dot] fr
  • Calas Bernard
    courriel : fracasses [at] wanadoo [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Velasco-Graciet Hélène
    courriel : helene [dot] velasco [at] u-bordeaux3 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Tropicalité(s) en géographie », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 04 avril 2006, http://calenda.org/191400