AccueilLien et marché : autour de Harrison White

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Publié le mercredi 05 avril 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

La nouvelle sociologie économique a contribué à renouveler autant la question du calcul que celle de l’ordre social, en montrant combien la nature et l’agencement des relations entre acteurs présidaient à l’orientation des échanges comme à l’organisation des rapports sociaux. Mais la question des rapports entre «lien» et «marché» reste largement ouverte: faut-il toujours considérer les réseaux comme «déjà là» et statiques, ou ne gagne-t-on pas à les saisir en dynamique, comme nous y invitent tous ceux qui, à la suite d’Harrison White raisonnent en termes d’encastrement et de découplage?

Annonce

Journées d’études organisées par les laboratoires CIRUS et CERTOP

avec le soutien de la MSH Toulouse et du GDR «Economie, sociologie»

1er et 2 juin 2006
Toulouse, Maison de la Recherche
5, allées Antonio Machado
Organisateurs: Franck Cochoy (CERTOP) et Michel Grossetti (CIRUS)
«Lien et marché: autour de Harrison White»

La nouvelle sociologie économique a contribué à renouveler autant la question du calcul que celle de l’ordre social, en montrant combien la nature et l’agencement des relations entre acteurs présidaient à l’orientation des échanges comme à l’organisation des rapports sociaux. Mais la question des rapports entre «lien» et «marché» reste largement ouverte: faut-il toujours considérer les réseaux comme «déjà là» et statiques, ou ne gagne-t-on pas à les saisir en dynamique, comme nous y invitent tous ceux qui, à la suite d’Harrison White (Markets from networks, Princeton University Press, 2002), raisonnent en termes d’encastrement et de découplage? L’encastrement social des activités économiques est-il à sens unique des structures relationnelles aux interactions économiques ou ne peut-on pas considérer que le marché lui-même est aussi producteur de lien? Le marché doit-il toujours être considéré selon la tradition instaurée par Karl Polanyi et ses épigones comme un facteur de dissolution des relations sociales, ou ne peut-on pas aussi l’appréhender, parfois, comme un agent de liaison, capable de produire certaines formes de lien et de regroupement? Quel type de lien produit le marché? Ces liens se réduisent-ils à la subordination économique, ou sont-ils capables de produire de nouveaux types d’identification sociale? Les marchés eux-mêmes peuvent-ils être appréhendés comme des entités agissantes, établissant des liens à leur niveau? Les diverses expressions du lien marchand (segments, marques, groupements consuméristes…) entrent-elles en concurrence avec les formes plus classiques de lien social, et selon quels processus? Quels sont les risques associés? Quels enjeux politiques et sociaux soulève la mise au jour des nouveaux types de liens qui se forment dans le cours de l’échange? Voilà quelques unes des questions que soulève le rapprochement paradoxal des notions a priori antithétiques de lien et de marché… deux notions que nous revisiterons autour des travaux de Harrison White, à l’occasion de son séjour à Toulouse dans le cadre d’une chaire d’excellence «Pierre de Fermat».

Intervenants: Franck Cochoy, Michel Ferrary, Michel Grossetti, Scott Lash, Alexandre Mallard, David Martin, Philippe Steiner, Sandrine Ville, Harrison White, Pierre-Paul Zalio.

Discutants
: Marie-Pierre Bès, Cédric Calvignac, Roland Canu, Lionel Cauchard, Claire Champenois, Yuna Chiffolleau, Martin Giraudeau, Amélie Kriskovic




Catégories

Lieux

  • Toulouse, France

Dates

  • jeudi 01 juin 2006

Contacts

  • Franck Cochoy
    courriel : cochoy [at] univ-tlse2 [dot] fr
  • Michel Grossetti
    courriel : rgros [at] univ-tlse2 [dot] fr

Source de l'information

  • Franck Cochoy
    courriel : cochoy [at] univ-tlse2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Lien et marché : autour de Harrison White », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 05 avril 2006, http://calenda.org/191406