AccueilCiter ses sources : contraintes et méthodes dans le travail historique

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Publié le jeudi 13 avril 2006 par Corinne Cassé

Résumé

La journée « Citer ses sources » prend la suite de la Journée d’études doctorales « Recontextualisations de l’imprimé » qui s’est tenue à la Herzog-August-Bibliothek de Wolfenbüttel le 24 juin 2005. Cette série de journées d’études doctorales propose une réflexion sur le « texte » à la fois comme source de l’historien et comme mise en œuvre de son travail. Le moment en effet où l’historien doit intégrer la source à ce qu’il écrit pose un triple problème : quel statut accorde-t-il au texte qu’il présente (singularité, exemplarité, élément d’une série ou événement hors série ?), quelle fonction lui ménage-t-il au sein de son propre texte (illustration ou point de départ, confrontation ou entrelacement ?), quelle valeur lui reconnaît-il pour la validation de sa recherche, à ses propres yeux comme à ceux des autres ? Le problème se pose également pour les citations d’autres scientifiques : établissent-elles un dialogue, une confrontation, une confirmation, une mise à l’épreuve ?

Annonce

Journée d’étude du 24 juin 2006

Université Georg August de Göttingen Campus,
Mehrzweckgebäude,
salle 1140

Organisée par la mission historique française en Allemagne
(Philippe Büttgen, Christophe Duhamelle) dans le cadre du programme de formation doctorale « Les mots de l’histoire » (Centre de Recherches Interdisciplinaires sur l’Allemagne, CNRS-EHESS, et Centre Interdisciplinaire d’Études et de Recherches sur l’Allemagne) en collaboration avec le département d’histoire médiévale et moderne de l’université Georg August de Göttingen


La journée « Citer ses sources » prend la suite de la Journée d’études doctorales « Recontextualisations de l’imprimé » qui s’est tenue à la Herzog-August-Bibliothek de Wolfenbüttel le 24 juin 2005.

Cette série de journées d’études doctorales propose une réflexion sur le « texte » à la fois comme source de l’historien et comme mise en œuvre de son travail. Le moment en effet où l’historien doit intégrer la source à ce qu’il écrit pose un triple problème : quel statut accorde-t-il au texte qu’il présente (singularité, exemplarité, élément d’une série ou événement hors série ?), quelle fonction lui ménage-t-il au sein de son propre texte (illustration ou point de départ, confrontation ou entrelacement ?), quelle valeur lui reconnaît-il pour la validation de sa recherche, à ses propres yeux comme à ceux des autres ? Le problème se pose également pour les citations d’autres scientifiques : établissent-elles un dialogue, une confrontation, une confirmation, une mise à l’épreuve ?

Le statut (et la présentation matérielle) de la citation, la nécessité ou non de la traduction, les modalités de la référence (privilégiant le critère du vérifiable), la possibilité ou non de la paraphrase, les approches quantitatives et sérielles des textes – tout cela, appris le plus souvent sous la forme de simples exigences « techniques », s’inscrit dans une évolution historique et des traditions nationales tout en posant aussi des problèmes d’analyse et d’écriture souvent résolus par des compromis « artisanaux ». Comment articuler, par exemple, la citation d’une source à l’explication des citations implicites présentes dans la source ? Comment inclure une référence théorique au sein d’un développement monographique ou une citation particulière dans une synthèse générale ? Comment citer des sources qui ne sont pas des textes mais, par exemple, des images ou des ressources électroniques ? Ces écueils de l’écriture renvoient en fait à différentes façons de concevoir le travail historien.

On mènera donc l’enquête sur le travail de la citation, comme fait historique, problème théorique et pratique concrète en veillant à ne pas séparer ces trois niveaux.
Soucieuse d’embrasser plusieurs périodes historiques, de confronter les traditions française et allemande, et d’offrir la possibilité d’un véritable dialogue, entre doctorants et historiens plus expérimentés, sur la pratique concrète de la recherche et son histoire.

Candidatures :

La venue des doctorants ainsi que leur séjour à Göttingen seront pris en charge financièrement par les institutions organisatrices.

Les candidatures (lettre de motivation et curriculum vitae) devront parvenir
au plus tard le 5 mai 2006
à Christophe DUHAMELLE, Directeur de la Mission Historique Française en Allemagne, Hermann-Föge-Weg 12, Postfach 2833, 37 018 Göttingen, R.F.A.

Programme :

9h00 : Accueil des participants
9h10 : Philippe BÜTTGEN (Paris – Göttingen) : Introduction 9h30 : Mathieu OLIVIER (Paris) : Citer la chronique : enjeux médiévaux du problème, casse-tête pour l’historien d’aujourd’hui
10h30 : Pause
10h45 : Falk BRETSCHNEIDER (Paris) : Die Widerspenstigkeit der Akten oder : Die Zerrissenheit des Historikers. Reflektionen über die geschichtswissenschaftliche Arbeit zwischen Diskurs und Archivalien
11h45 : Alf LÜDTKE (Göttingen) : Was verbindet « Bartwichsen » mit « Eigensinn » ? Das Herstellen von Plausibilität in historischen Arbeiten
12h45 : Repas
15h00 : Naima GHERMANI (Amiens) : Citer ses sources iconographiques ? Le cas des images politiques
16h00 : Boris SCHAFGANS (München) : Das Nicht-Zitieren von Quellen im Film
17h00 : Christophe DUHAMELLE (Göttingen) Conclusions

Catégories

Lieux

  • Göttingen
    Göttingen, Allemagne

Dates

  • samedi 24 juin 2006

Contacts

  • Christophe Duhamelle
    courriel : duham [at] ehess [dot] fr

Source de l'information

  • Ciera #
    courriel : lorenzen [at] ciera [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Citer ses sources : contraintes et méthodes dans le travail historique », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 13 avril 2006, http://calenda.org/191440