AccueilLa violence : descriptions, catégorisations

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Publié le lundi 24 avril 2006 par Corinne Cassé

Résumé

L’examen de faits de violence resitués aussi précisément que possible dans leurs contextes doit permettre d'analyser les formes et les usages de la violence physique et les logiques de leur catégorisation.

Annonce

Journée d’étude organisée par
M.-P. Di Bella, D. Dussy, A.-M. Losonczy, M. Naepels

Mardi 16 mai 2006

EHESS, Amphithéâtre,
105 Bd Raspail
75006 PARIS

Se donner comme objet de recherche la violence implique de tenir ensemble plusieurs exigences : la description stricte des faits de violence doit permettre d’éviter de réduire la violence à ses seules traces discursives, ou aux usages métaphoriques du concept. Mais en même temps, « perpétrer » ou « subir » la « violence » ne sont pas des qualifications exclusivement descriptives : qu’un acte ou un comportement soit « violent », qu’une personne devienne « victime », cela relève à la fois d’une qualification rigoureuse par l’observateur, et d’une catégorisation sociale (à forte connotation éthique), notamment par une ou plusieurs des personnes impliquées dans la situation de violence, débouchant éventuellement sur une qualification juridique ou étatique de cette situation. Comme l’écrivait Gérard Lenclud dans un numéro classique d’Études rurales (Une ethnographie de la violence est-elle possible ?, 1984), « la violence ne se donne pas d’emblée pour telle, sa spécification résulte d’une procédure toujours ouverte de qualification ».
Ce n’est donc que suite à l’examen de faits de violence resitués aussi précisément que possible dans leurs contextes que peuvent être examinés les formes et les usages de la violence physique, et les logiques de leur catégorisation. Certains thèmes nous intéressent particulièrement : la temporalité (l’attente, l’après-coup, la reconfiguration du temps dans des situations de violence), la condition de « victime » ou d’» auteur » (perpetrator), le récit de la violence, les conditions d’enquête propres à son étude, etc.

9h30-13h : Matin : Président : Michel WIEVIORKA (CADIS, EHESS)
9h45-10h30 : Maria Pia DI BELLA (GTMS, CNRS) : « La violence mise en mémoire : sites et narrations ».
10h30-11h15 : Allen FELDMAN (New York University) : « Post 9/11 political culture and violence (including Abu Ghraib) ».
11h30-12h15 : Milena JAKSIC (doctorante GTMS) : « Figures de la violence dans les politiques de lutte contre la traite des êtres humains et le sida ».

14h-16h30 : Après-Midi : Président : Gérard NOIRIEL (GTMS, EHESS)
14h-14h45 : Anne-Marie LOSONCZY (GTMS, EPHE) : « Violence, terreur et justice: enjeux de la sanctification des morts violents dans les cimetières urbains colombiens ».
14h45-15h30 : Dorothée DUSSY (LAU, CNRS) : « Les temps enchevêtrés de la violence : préparer son témoignage dans un procès pour viols incestueux ».
15h30-16h15 : Michel NAEPELS (GTMS, CNRS) : « Sur un autoportrait en guerrier. Autour de quelques passages à l'acte violent en Nouvelle-Calédonie ».
16h30-19h : Table-Ronde : Présidente : Jeanne FAVRET-SAADA (EPHE)
avec la participation d’Élisabeth CLAVERIE (GSPM, CNRS), Dejan DIMITRIJEVIC (Université de Nice), Didier FASSIN (CRESP, EHESS) et Gérard NOIRIEL (GTMS, EHESS).

Format des interventions : 30 minutes d’exposé, 15 minutes de discussion.
Pauses-café : 11h15-11h30 et 16h15-16h30.

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • mardi 16 mai 2006

Source de l'information

  • Dussy #
    courriel : dussy [at] ivry [dot] cnrs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La violence : descriptions, catégorisations », Journée d'étude, Calenda, Publié le lundi 24 avril 2006, http://calenda.org/191465