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Réseaux et mobilisation collective

Séminaire de l'ACI "Démocratie participative, délibération et mouvements sociaux"

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Publié le lundi 08 mai 2006 par Corinne Cassé

Résumé

Comment construire un acteur collectif doté d’une certaine forme d’identité publique, de permanence organisationnelle et d’intentionnalité stratégique, tout en préservant la structure fondamentalement hétérogène et plurielle des composantes qu’il associe ? C’est dans une telle tension que les forums sociaux successifs, par exemple, ont dû par tâtonnements, essais et erreurs inventer des mécanismes d’auto-régulation en préservant les principes constitutifs de la forme réseau, la diversité, l’horizontalité et le consensus. A la fois système de valeurs et ensemble de pratiques et de dispositifs, la forme réseau s’est imposée dans les relations entre les militants et les organisations qui ont émergé au début des années quatre-vingt dix dans les espaces associatifs et syndicaux, tant au niveau national qu’international. En raison de son caractère horizontal, on tend à l’associer, non sans ambiguïté parfois, aux cultures participatives. Pourtant un réseau, en tant que tel, ne constitue pas un collectif. Il se présente comme un milieu instable de flux, d’échanges et de transaction et il faut lui donner une forme pour construire l’action collective.

Annonce

Séminaire organisé par le CSU, le CRH (UMR LOUEST), le CERAPS, et le LAIOS

Cycle de formation Pratiques de la sociologie

Séance du 15 mai 2006

De 16h à 19h

Site Pouchet (CNRS),
59-61 Rue Pouchet,
75017 – Paris

Salle de conférence

 

Durant les dernières décennies, des dispositifs participatifs ou délibératifs extrêmement divers se sont multipliés dans le monde ouvrant une série d’interrogation sur leurs natures et leurs effets. S’agit-il d’un même phénomène ou de développements hétérogènes ? Quels en sont les acteurs ? S’agit-il d’une mutation de fond de la gestion urbaine ou d’un effet de mode ? Quelle est la part dans cette évolution de l’intégration des revendications des mouvements sociaux ou des logiques de modernisation administratives ?

Ce séminaire interdisciplinaire qui se déroulera sur une période de deux ans vise à engager une réflexion scientifique large sur l’émergence des pratiques et enjeux participatifs dans les politiques publiques.

Une première série de questions portera sur l’ampleur, l’homogénéité et la diversité du phénomène à partir d’une dimension comparative.

Un second axe portera sur la dimension « technique » de la démocratie participative à partir de l’analyse concrète de plusieurs dispositifs.

La troisième série d’interrogations, portera sur la nature des dynamiques engagées : dans quelle mesure la démocratie participative locale est-elle liée, d’un côté, avec un mouvement de modernisation administrative, et de l’autre, avec des mouvements sociaux urbains, et en quoi ces deux articulations sont-elles complémentaires ou contradictoires ?

Enfin, le dernier axe portera sur la façon dont les sciences sociales, dans leurs différents champs et courants ont réagi à ces développements.

Comment construire un acteur collectif doté d’une certaine forme d’identité publique, de permanence organisationnelle et d’intentionnalité stratégique, tout en préservant la structure fondamentalement hétérogène et plurielle des composantes qu’il associe ? C’est dans une telle tension que les forums sociaux successifs, par exemple, ont dû par tâtonnements, essais et erreurs inventer des mécanismes d’auto-régulation en préservant les principes constitutifs de la forme réseau, la diversité, l’horizontalité et le consensus. A la fois système de valeurs et ensemble de pratiques et de dispositifs, la forme réseau s’est imposée dans les relations entre les militants et les organisations qui ont émergé au début des années quatre-vingt dix dans les espaces associatifs et syndicaux, tant au niveau national qu’international. En raison de son caractère horizontal, on tend à l’associer, non sans ambiguïté parfois, aux cultures participatives. Pourtant un réseau, en tant que tel, ne constitue pas un collectif. Il se présente comme un milieu instable de flux, d’échanges et de transaction et il faut lui donner une forme pour construire l’action collective.

Intervenants

. Christophe Aguiton, chercheur (France Télécom. R&D)

. Dominique Cardon, chercheur (France Télécom. R&D, CNET)

Modérateurs

. Henri Rey, directeur de recherche en science politique (CEVIPOF – FNSP)

. Isabelle Sommier, maître de conférences en science politique (CRPS – Université Paris I)

Comité scientifique du séminaire : Marie-Hélène Bacqué, Loïc Blondiaux, Marion Carrel, Catherine Neveu, Henri Rey, Yves Sintomer, Isabelle Sommier, Stéphanie Vermeersch.

Pour toute information complémentaire veuillez prendre contact avec
Amélie Flamand amelie.flamand@paris-valdeseine.archi.fr

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • lundi 15 mai 2006

Contacts

  • Amélie Flamand
    courriel : amelie [dot] flamand [at] paris-valdeseine [dot] archi [dot] fr

Source de l'information

  • Amélie Flamand
    courriel : amelie [dot] flamand [at] paris-valdeseine [dot] archi [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Réseaux et mobilisation collective », Séminaire, Calenda, Publié le lundi 08 mai 2006, http://calenda.org/191539