AccueilCulture, communication et globalisation

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Publié le mercredi 12 juillet 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Ce colloque organisé conjointement par l'IFASIC de Kinshasa, l'université Marien Ngouabi de Brazzaville et le CERIME (université de Strasbourg) a pour but de mener une réflexion sur les questions de culture et communication en contexte de mondialisation.

Annonce

Quelles sont les dynamiques de globalisation, ou de participation à la globalisation, qui se mettent en place, avec l'internationalisation accrue des flux de communication et, dans quelle mesure les potentiels culturels jadis gouvernés par des territoires de souveraineté géographiquement délimités, résistent ou adhèrent aux déterminismes ambiants de l'universalité?

C'est en substance, l'interrogation principale autour de laquelle vont se structurer les communications au colloque de Brazzaville-Kinshasa.

Axe 1 :

L'observation de l'expérience historique des nations, laisse apparaître que si l'expression culturelle a longtemps constitué un enjeu politique, artistique, éthique, le développement des activités et des échanges des sociétés, l'a progressivement élevée à la dimension d'enjeu économique majeur. De nombreux travaux issus de la sociologie voire des sciences de l'information et de la communication tendent à démontrer que, contrairement à l'hypothèse si répandue, selon laquelle les cultures minoritaires subissent une globalisation passive par absorption des standards culturels et des modalités d'organisation qui en découlent, les sociétés en question réagissent aux processus d'intégration dominants, selon des mécanismes divers, de rejet, d'adaptation, d'assimilation, etc. Ces différents travaux mettent en relief :

- Le rôle des dynamiques sociales des réseaux dans les processus d'appropriation de la mondialisation;

- L'incidence des tensions nées de la rencontre entre le modèle global et la réalité

locale, comme pour souligner les distances manifestes entre le modèle standard et le produit hybride de la confrontation;

- La pluralité des usages sociaux des nouvelles technologies, qu'on ne saurait analyser suivant l'unique logique des transferts.

Il résulte de ces observations, que la culture et les identités dominantes véhiculées par les technologies, si elles conduisent à modifier les modes de vie des populations réceptrices, rencontrent des forces individuelles, collectives voire institutionnelles, qui influencent les transferts des modèles et, donnent lieu à des types d'appropriation plus compatibles avec les milieux d'accueil.

Quel est le sens des changements induits ?

Quels sont les niveaux de reproduction de la compétence culturelle ?

Quelle est la géographie de la circulation internationale des modèles ?

Quelle est la portée des liens économiques qui les sous-tendent ?

Axe 2

La convention sur la diversité culturelle adoptée le 20 octobre 2005 rappelle le lien entre la multiplication des échanges, conséquence de la mondialisation et la nécessaire promotion des spécificités culturelles. Dans la même perspective, la Déclaration des principes du Sommet Mondial sur la Société de l’Information, chapitre 8 alinéa 52, affirme que : «la société de l'information devrait être fondée sur le respect de l'identité culturelle, de la diversité culturelle et linguistique, des traditions et des religions ; elle devrait promouvoir ce respect et favoriser le dialogue entre les cultures et les civilisations. La promotion, l'affirmation et la préservation des différentes identités culturelles et des différentes langues, qui font l’objet de textes pertinents approuvés par les Nations unies et notamment de la Déclaration universelle de l'Unesco sur la diversité culturelle, enrichiront davantage la société de l'information ». Dans notre discipline (Sciences de l’information et de la communication), la question de la culture, la communication et la globalisation a été abordée sous plusieurs angles à savoir : le rapport entre offre et besoin d’information, les effets des media, les normes et standards, l’échange inégal des flux avec notamment la question du Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication (NOMIC). En effet, les débats initiés dans le cadre du NOMIC ont mis l’accent sur le fait que, l’information est aussi source d’aliénation et de dépendance qui peut intervenir quand une population donnée est subordonnée à de l’information exogène.

Quel regard porter aujourd’hui à la question du Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication ?

Dans quelle mesure, les normes et standards internationaux permettent-ils une expression mutilingue ?

Comment s’opèrent les processus de formatage et de standardisation des connaissances ?

Comment s'opèrent les processus d'intégration sociale des technologies de la communication?

Quelle place pour les savoirs locaux dans la cité globale ?

Aussi, ce colloque en appelle-t-il à une réflexion tout à fait ramifiée, avec l'espoir de se nourrir d'empiries aussi abondantes que diverses et colorées, à l'image du voisinage de Brazzaville et de Kinshasa qui, tout étant les deux capitales les plus rapprochées du monde, avaient pendant longtemps constitué aussi, en situation de face à face, deux terminaux d'empires coloniaux, certes rivaux dans l'intérêt mais, convergents dans la destinée. Car, entre l'ancienne mondialisation coloniale et l'actuelle globalisation, le consensus et le dissensus demeurent deux modalités simultanées de détermination existentielle et sociale.

Les propositions de communications (300 à 500 mots) sont à envoyer àalain.kiyindou@urs.u-strasbg.fr, avant le 30 août 2006.


Catégories

Dates

  • mercredi 30 août 2006

Contacts

  • Alain Kiyindou
    courriel : akiyindou [at] msha [dot] fr

Source de l'information

  • Alain Kiyindou
    courriel : akiyindou [at] msha [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Culture, communication et globalisation », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 12 juillet 2006, http://calenda.org/191758