AccueilLes cultures politiques blanches dans l'Europe méditerranéenne (XIXe-XXe siècles)

Les cultures politiques blanches dans l'Europe méditerranéenne (XIXe-XXe siècles)

Journée d'études organisée par le Laboratoire de Recherches Historiques Rhône Alpes (LARHRA)

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Publié le jeudi 28 septembre 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Cette première journée d'étude, première d'un cycle de rencontres qui aura lieu en Espagne et en Italie entre 2007 et 2009, vise à interroger le modèle de politisation décrit par Maurice Agulhon pour les cultures politiques nées du rejet de l'héritage culturel et politique de la Révolution française. En d'autres termes, il s'agit de définir les modalités de la politisation des droites en Europe, en travaillant sur les lieux, les sociabilités et les expressions culturelles de la Contre-révolution. L'attention sera centrée sur les pays latins dominés par le catholicisme. Au cours de cette journée, il s'agit de faire un état des lieux de l'historiographie, de dresser une chronologie comparée des flux et reflux de cette culture politique née du refus, enfin d'organiser les thèmes de recherches des prochaines journées, en ayant le souci d'associer historiens du politique, de la société et du religieux.

Annonce

Journée d’études organisée par le LARHRA

Cette première journée d'étude, première d'un cycle de rencontres qui aura lieu en Espagne et en Italie entre 2007 et 2009, vise à interroger le modèle de politisation décrit par Maurice Agulhon pour les cultures politiques nées du rejet de l'héritage culturel et politique de la Révolution française. En d'autres termes, il s'agit de définir les modalités de la politisation des droites en Europe, en travaillant sur les lieux, les sociabilités et les expressions culturelles de la Contre-révolution. L'attention sera centrée sur les pays latins dominés par le catholicisme. Au cours de cette journée, il s'agit de faire un état des lieux de l'historiographie, de dresser une chronologie comparée des flux et reflux de cette culture politique née du refus, enfin d'organiser les thèmes de recherches des prochaines journées, en ayant le souci d'associer historiens du politique, de la société et du religieux.

(Equipe RESEA – Equipe Villes, sociétés urbaines)

Coordination : Hilaire Multon (Université Jean Moulin Lyon III) ; Bruno Dumons (CNRS)

Les cultures politiques blanches. Bilan historiographique et nouvelles recherches

Lyon (Institut des sciences de l’Homme, 14 avenue Berthelot)

vendredi 4 mai 2007

Cette journée se veut la première d’une série de journée d’études destinées à définir les espaces, les culturelles mémorielles et les sociabilités de l’univers des « Blancs » dans l’Europe méditerranéenne (France, Italie, Espagne). Au cours de cette journée, il s’agit d’étudier la genèse et la croissance d’une culture politique « blanche » au regard d’un processus de politisation caractéristique de la période contemporaine.

Il s'agira ainsi de définir les grandes étapes du développement de cette culture politique "blanche" enracinée dans le rejet des Lumières et de la Révolution française, en étant attentif aux lieux, aux acteurs et aux sociabilités. Au-delà de l'analyse du discours et des formes politiques, il s'agira de contribuer à une "histoire sociale du politique", en soulignant les passeurs culturels et les intermédiaires sociaux qui permettent à cette culture politique "blanche" de survivre au choc de la libéralisation et au processus de sécularisation. Dans trois nations de culture catholique dominante, il s'agit de s'interroger sur le passage d'une contre-révolution, considérée comme une alternative politique crédible à une "sub-culture" s'appuyant sur des milieux et de cercles étroits, soudés par une mythologie et un discours fondé sur une " histoire désespérante ", aux antipodes du rationalisme et de la foi placée dans le progrès de l'humanité.

Face au processus de politisation et face au modèle agulhonien de la " descente de la politique vers les masses ", la culture politique "blanche" fait donc figure de parent pauvre de l'historiographie. Cette histoire des vaincus et des proscrits est un chantier négligé par les historiens du contemporain, si l'on excepte les travaux sur les textes et les auteurs contre-révolutionnaires comme Burke, Maistre, Bonald (L. Dimier, G. Gengembre, S. Rials), mais aussi les importantes études sur le personnel politique légitimiste et les réseaux locaux du légitimisme politique (M. Denis, J. C. Martin, P. Levillain, S. Osgood, M. L. Brown, S.oD. Kale). Le rejet des discours contre-révolutionnaires à l'époque contemporaine mérite pourtant que l'on s'arrête sur les acteurs sociaux et sur les lieux de fidélité qui ont permis de pérenniser cette culture politique dans la longue durée. Si l'Italie pré-unitaire a fait l'objet de travaux importants, notamment ceux qui se sont intéressés aux soulèvements populaires ayant accompagné la présence française à l'époque napoléonienne (A.M. Rao, G. Turi) et si l'Espagne des soulèvements carlistes est désormais mieux connue grâce aux travaux de Jordi Canal, l'étude des réseaux de fidélité et d'allégeance dans la longue durée permettrait d'éclairer la mise en oeuvre d'une politisation qui se fonde sur des logiques sociales différentes de celles du courant libéral et démocratique. Dans cette perspective, il conviendra de mettre en regard les récits nationaux et de déterminer les chronologies des survivances et des ré-inventions du courant contre-révolutionnaire pour chacun des trois pays.

9h30 Accueil (ISH, Salle Elise Rivet, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon)

9h45 Présentation générale du projet : H. Multon (Université Jean Moulin-Lyon III/LARHRA), B. Dumons (CNRS-LARHRA)

10h Philippe Boutry (Université Paris I/EHESS) L’historiographie française

10h30 Débat [intervenant : Jean-Clément Martin (Université Paris I), Jacques Prévotat (Université Lille III)]

11h15 pause

11h30 Anna Maria Rao (Università Federico II, Naples) L’historiographie italienne

12h00 Débat [intervenants : Gilles Pécout [Ecole Normale supérieure, Paris] ; Daniele Menozzi [Scuola Normale Superiore, Pisa]

13h Déjeuner

14h30 Jordi Canal (EHESS) L’historiographie espagnole

15h Débat [intervenants : Benoit Pellistrandi (Paris) ; Francisco Javier Caspistegui (Université de Navarre)]

16h Mise en place des problématiques et des thèmes de recherche pour les journées successives. Organisation du groupe de recherche et méthodologie pour la publication des travaux. Trois propositions

a/ Les espaces de la culture politique blanche (espaces du refus ; villes et quartiers « blancs »)

b/ Terres d’exil et lieux de contre-mémoire

c/ Réseaux et sociabilités de la culture politique blanche

17h Fin de la journée d’études


Catégories

Lieux

  • Lyon, France

Dates

  • vendredi 04 mai 2007

Contacts

  • Bruno Dumons
    courriel :
  • Hilaire Multon (Univ. Jean Moulin Lyon III, LARHRA) ~
    courriel : h [dot] multon [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Hilaire Multon, Maître de conférences, Université Jean Moulin-Lyon III, équipe RESEA-LARHRA ~
    courriel : h [dot] multon [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les cultures politiques blanches dans l'Europe méditerranéenne (XIXe-XXe siècles) », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 28 septembre 2006, http://calenda.org/191962