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Publié le mercredi 18 octobre 2006 par Corinne Cassé

Résumé

Dans le cadre du Programme de Recherches Interdisciplinaires sur les Îles Britanniques, vous êtes cordialement conviés à participer au séminaire : Qu'est-ce que la Britishness? le 2e vendredi du mois, de 14h à 18h, à partir du 2 novembre 2006. Nota : la séance du jeudi, 2 novembre aura lieu à l’amphithéâtre de l’EHESS. A partir du 8 décembre le séminaire aura lieu à l’Institut Charles V de Paris 7. Notre séminaire souhaite réfléchir à la nature de cet ensemble qu’il faudrait d’emblée définir, dans sa dimension européenne au moins, comme «britannique et irlandais». Depuis le milieu des années 1970 et surtout le début des années 1980, la question de la Britishness occupe une place centrale dans les débats historiographique et politique de nos voisins. On entend donc croiser les questionnements disciplinaires sur cette notion afin de nourrir une réflexion plus large sur l’objet « îles britanniques » et sur l’historiographie récente à son propos.

Annonce

Programme de Recherches Interdisciplinaires sur les Îles Britanniques
Institut Charles V, 10, rue Charles V, 75004 Paris

Qu'est-ce que la Britishness?
le 2e vendredi du mois de 14h à 18h à partir du 2 novembre 2006
La séance du jeudi, 2 novembre aura lieu à l’amphithéâtre de l’EHESS. A partir du 8 décembre le séminaire aura lieu à l’Institut Charles V de Paris 7, 10, rue Charles V, 75004, salle C35

Laura Lee Downs, directrice d’études, EHESS
Philippe Minard, directeur d’études, EHESS (en cours de nomination)
Clarisse Berthezène, maîtresse de conférences, Paris 7


Notre séminaire souhaite réfléchir à la nature de cet ensemble, qu’il faudrait d’emblée définir, dans sa dimension européenne au moins, comme «britannique et irlandais». Depuis le milieu des années 1970 et surtout le début des années 1980, suite à publication de deux articles de John Pocock sur la « New British History », la question de la Britishness occupe une place centrale dans les débats historiographique et politique de nos voisins. Parce que l’histoire britannique, mais aussi son historiographie, se situe à la rencontre de trois cercles distincts d’influence et de solidarité -- l’Europe, le Commonwealth, les Etats-Unis -- la réflexion sur la construction des identités nationales y a été particulièrement poussée. En fait, l’interrogation sur la nature politique de l’objet engage les études britanniques et irlandaises sur un double terrain: celui de la réflexion autour de la notion d’aires culturelles, employée pour rendre compte de l’expérience européenne et de l’expérience coloniale, et celui de la critique généralisée de l’appareil conceptuel des sciences politiques contemporaines, autour des notions d’Etat, de nation, de souveraineté, entre autres. Ces interrogations sur la nature de la « Britishness », ou plutôt aujourd’hui sur l’identité du « British subject », sont aussi celles de l’ethnologie « at home » depuis le travail fondateur sur un village du pays de Galles de Ronnie Frankenberg conduit en 1953.  Depuis lors, les ethnologues n’ont cessé de s’interroger sur la légitimité d’une anthropologie de la Grande-Bretagne : ainsi les questionnements des historiens rencontrent ceux des ethnologues.

Comme le montre le débat constitutionnel depuis l’installation au pouvoir du New Labour, avec la dévolution de compétences à des assemblées galloise et écossaise, la dimension composite de l’ensemble britannique et irlandais n’est pas seulement affaire d’historiens des périodes anciennes. Ainsi, le concept de "Britishness" représente un enjeu politique pour les différents partis. Les querelles entre les "Little Englanders" et les partisans d'une "Greater Britain" dans les années 1880 font écho aux débats après 1945 sur le fait que la Grande-Bretagne a  "perdu un empire sans trouver de rôle" et après 1973 sur la question de savoir si la Grande-Bretagne fait partie de l'Europe sans pour autant être européenne. Chaque parti politique cherche à être le représentant exclusif de la "Britishness", craignant de voir ses adversaires s'emparer du terme avant lui.

Notre séminaire croise donc les questionnements disciplinaires sur la notion de Britishness afin de nourrir une réflexion plus large sur l’objet « îles britanniques » et sur l’historiographie récente qui interroge cet objet.



Programme provisoire


Jeudi 2 novembre 2006,

à l’amphithéâtre de l’EHESS (105, bd Raspail) de 14 à 18h
 “On Writing and Being Captives »
demi-journée d’études autour de Linda Colley (Université Princeton)

Responsable : Renaud Morieux (maître de conférences à Lille 3) : renaudmorieux@free.fr
Discutants : Wolfgang Kaiser (EHESS/Paris I), Bernard Vincent (EHESS) à confirmer, Renaud Morieux

Vendredi 8 décembre 2006

de 14 à 18h, à l’Institut Charles V, 10, rue Charles V, 75004
Séance autour de Steven Pincus (Université Yale), spécialiste de la Révolution de 1688, Karuna Mantena (Université Yale), spécialiste des théories de l’empire et Sylvia Sebastiani (Université Européenne de Florence) Lumières écossais et les théories de race.

Responsable : Jean-Frédéric Schaub : schaub@ehess.fr. Discutants : Robert Mankin (Paris 7); Charles Edouard Levillain (IEP de Lille) à confirmer

Vendredi 12 janvier 2007

de 14 à 18h, à l’Institut Charles V, 10, rue Charles V, 75004
Séance autour du livre récent de Julien Vincent, François Jarrige et Vincent Bourdeau autour des Luddites. Bris de machines, économie politique et histoire

Responsable : Philippe Minard : philippe.minard@ens.fr. Discutants : Philippe Minard, Alain Dewerpe (EHESS) à confimer, Adrian Randall (Université de Birmingham) à confirmer

Vendredi 9 février 2007

de 14 à 18h, à l’Institut Charles V, 10, rue Charles V, 75004
Séance autour de l’Etat britannique, peut-être en comparaison avec l’Etat français et/ou hispanique.

Responsables : Marc-Olivier Baruch et Patrick LeGalès : baruch@ehess.fr; legales@msh-paris.fr. Les détails sur cette séance seront communiqués au mois de novembre (2006)

Vendredi 30 mars 2007

de 14 à 18h, à l’Institut Charles V, 10, rue Charles V, 75004
ATTENTION : cette séance aura lieu le 4e et pas le 2e vendredi du mois
Demi-journée autour d’un numéro spécial de l’Ethnologie Française sur l’anthropologie « at home » britannique.

Responsables : Sophie Chevalier (Université du Franche-Comté) et Benoît de l’Estoile (ENS) : sophie.chevalier7@wanadoo.fr; estoileb@elias.ens.fr
Les détails sur cette séance seront communiqués au mois de novembre (2006)

Avril – pas de séance (vacances de Pâques)


Vendredi 11 mai 2007

de 14 à 18h, à l’Institut Charles V, 10, rue Charles V, 75004
« The Origins of the Self »
Séance autour de notre invité, Dror Wahrman (Université d’Indiana), spécialiste de l’histoire sociale et culturelle du XVIIIe-XIX siècle, de l’histoire de la subjectivité et de l’histoire du genre.

Responsables : Laura Lee Downs et Fabrice Bensimon (Paris X) : downs@ehess.fr; fbensimon@free.fr. Les détails sur les discutants seront communiqués au mois de novembre (2006)

Vendredi 8 juin 2007

Journée d’études à la Maison Française d’Oxford sur le conservatisme britannique.

Responsable : Clarisse Berthezène : Clarisse.Berthezene@wanadoo.fr
Les détails sur cette journée seront communiqués au mois de novembre (2006)

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • jeudi 02 novembre 2006

Contacts

  • Philippe Minard
    courriel : philippe [dot] minard [at] ens [dot] fr
  • Laura Lee Downs
    courriel : downs [at] ehess [dot] fr
  • Clarisse Berthézène
    courriel : clarisse [dot] berthezene [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Benoît Agnès
    courriel : agnes [at] clipper [dot] ens [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Qu'est-ce que la Britishness ? », Séminaire, Calenda, Publié le mercredi 18 octobre 2006, http://calenda.org/192106