AccueilLa maison noble rurale au Moyen Âge. Histoire et archéologie

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Publié le mercredi 25 octobre 2006 par Pascal Garret

Résumé

Vingt ans après le colloque de Pont-à-Mousson… Il ne semble pas inutile de remettre à nouveau sur le métier, le thème de la maison forte et des lieux de résidence de la petite aristocratie au Moyen Âge. Depuis la tenue de cette rencontre en 1984, les inventaires, souvent réalisés dans le cadre de travaux universitaires, les synthèses régionales se sont multipliés ; leurs auteurs soulignent tous la même réalité : des sites sont beaucoup plus nombreux qu’on ne l’avait imaginé et des vestiges encore bien conservés marquent le paysage. Dans sa préface au livre d’H. Mouillebouche, Michel Bur n’hésite pas, pour qualifier la prolifération de ces seigneuries de villages en Bourgogne du Nord, à parler de phénomène “d’emmaisonnement”.

Annonce

Vingt ans après le colloque de Pont-à-Mousson… Il ne semble pas inutile de remettre à nouveau sur le métier, le thème de la maison forte et des lieux de résidence de la petite aristocratie au Moyen Âge. Depuis la tenue de cette rencontre en 1984, les inventaires, souvent réalisés dans le cadre de travaux universitaires, les synthèses régionales se sont multipliés ; leurs auteurs soulignent tous la même réalité : des sites sont beaucoup plus nombreux qu’on ne l’avait imaginé et des vestiges encore bien conservés marquent le paysage. Dans sa préface au livre d’H. Mouillebouche, Michel Bur n’hésite pas, pour qualifier la prolifération de ces seigneuries de villages en Bourgogne du Nord, à parler de phénomène “d’emmaisonnement”.
Toutefois, la prise en considération relativement tardive de la maison forte, par rapport au grand château centre de pouvoir, en fait aujourd’hui un édifice un peu oublié. Les problèmes posés par l’interprétation du vocabulaire médiéval, la grande diversité de formes quelle présente, les multiples remaniements subis au cours de sa longue occupation, ne facilitent pas son approche et entraînent l’impossibilité de l’inscrire dans une typologie précise. Propriété privée, elle ne bénéficie souvent d’aucune protection juridique, elle est soumise à des destructions plus ou moins importantes qui risquent à terme de faire disparaître ses précieux témoins.
Hormis son intérêt pour l’histoire des lieux de résidence de l’aristocratie, la maison seigneuriale, fortifiée ou non, constitue un chapitre important de la culture matérielle et livre des vestiges représentatifs de son occupation médiévale. Elle offre une source d’information considérable pour la connaissance de l’habitat fortifié : matériaux et techniques de construction, systèmes d’arrivée d’eau ou de chauffage, mise en défense, décor. Dans cette situation, il apparaît intéressant de réunir des personnes qui travaillent sur ces questions d’habitats fortifiés dits “mineurs” mais aussi de réfléchir sur la définition d’ensemble, car on ne peut dissocier la maison forte du phénomène castral auquel elle appartient.

Institut des Sciences de l'Homme, 14 av. Berthelot, 69007 Lyon


Programme :

Vendredi 24 novembre


14 h 30
Jean-Michel POISSON (maître de conférences à l’E.H.E.S.S., UMR 5648)
Introduction : où en est la recherche sur les maisons fortes ?

15 h
Elisabeth SIROT (maître de conférences à l’Université Lyon 2, UMR 5648)
Bilan des recherches sur l’habitat de la petite aristocratie en Genevois et Savoie

15 h30
Annick CLAVIER (conservateur du patrimoine à la CDP de l’Isère, UMR 5648)
Les maisons fortes dans les bourgs et les châteaux. L’exemple du Grésivaudan

16 h
pause

16 h 30
Alain KERSUZAN (docteur en histoire médiévale, UMR 5648)
Maisons et maisons fortes dans le comté de Savoie (XIVe – XVe s.). Essai de terminologie d’après les sources comptables

17 h
Danièle ALEXANDRE-BIDON (ingénieur d’études à l’E.H.E.S.S, CRH)
Maison noble et maison forte dans l’iconographie médiévale

17 h 30
Gérard GIULIATO (maître de conférences à l’Université Nancy II)
La maison noble en Lorraine XIIIe-XVIe s. : état de la question

Samedi 25 novembre 2006

9 h
Elsa VIDIL (doctorante à l’Université Lyon 2)
Répartition de l’espace dans les maisons fortes savoyardes

9 h 30
Matthieu de la CORBIERE (chargé de recherche à l’Inventaire des monuments d’art et d’histoire de Genève))
La maison haute dans l’ancien diocèse de Genève : étude typologique d’après les sources (XIIe-XVe siècles)

10 h
Amélie Aude BERTHON (doctorante à l’Université Lyon 2)
Habitat noble et mobilier archéologique : perspectives d’étude

10 h 30
pause

11 h
Lionel RODRIGUEZ (animateur du patrimoine, étudiant à l’Université Lyon 2)
La maison forte des Allinges à Saint-Quentin Fallavier (Isère)

11 h 30
Christian de MERINDOL (conservateur général du patrimoine)
Décors peints, paramètres et grilles de lecture


12 h 30
déjeuner (buffet sur place)


14 h
Marie CASSET (maître de conférences à l’Université de Lorient)
Exprimer le pouvoir sans remparts, ni tours ni fossés : les maisons plates des évêques normands au Moyen âge

14 h 30
Jean-Pierre BOUCHER (CRMH Limousin), Didier DELHOUME (SRA Midi-Pyrénées), Claire GRAVELAT (SRA Limousin)
Hébergements, hostels, repaires : résidences rurales de la petite aristocratie en Basse-Marche limousine (XIVe – XVIIe s.)

15 h
Hervé MOUILLEBOUCHE (maître de conférences à l’Université de Bourgogne)
Les châteaux en Bourgogne du nord : topographie, situation et stratégie de surveillance

15 h 30
pause

16 h
discussion générale

16 30
Michel BUR (membre de l’Institut, professeur émérite à l’Université Nancy II)
Conclusions



Catégories

Lieux

  • Lyon, France

Dates

  • vendredi 24 novembre 2006

Fichiers attachés

Contacts

  • Jean-Michel Poisson
    courriel : Jean-Michel [dot] Poisson [at] ehess [dot] fr

Source de l'information

  • Jean-Michel Poisson
    courriel : Jean-Michel [dot] Poisson [at] ehess [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La maison noble rurale au Moyen Âge. Histoire et archéologie », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 25 octobre 2006, http://calenda.org/192149