AccueilCompétences et socialisation

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Publié le lundi 20 novembre 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

L’école primaire et secondaire, l’Université, les instituts et organismes de formation professionnelle se trouvent aujourd’hui confrontés à l’omniprésence des « compétences », dans la commande qui leur est faite, depuis le cahier des charges des formations jusqu’aux épreuves de validation. Nous rencontrons fréquemment cette notion au cours de nos recherches, soit lorsqu’il s’agit de préciser les acquis d’une démarche de socialisation dans la famille, l’école, la formation professionnelle, soit au cours de l’analyse de l’activité des formateurs et des formés, soit lors de l’évaluation des acquis de l’expérience de candidats souhaitant l’obtention d’un diplôme sans formation préalable ou l’entrée en formation avec dispense de certains enseignements…

Annonce

Appel à communication pour le colloque Compétences et Socialisation

organisé par

Le Centre de Recherches sur la Formation, l’Éducation et l’Enseignement
(CERFEE - UNIVERSITÉ MONTPELLIER 3)

et

Le Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche en Didactique, Éducation et Formation (LIRDEF - IUFM DE L’ACADÉMIE DE MONTPELLIER)

avec le concours du Centre international d'études supérieures agronomiques de Montpellier (Montpellier SupAgro)

7 et 8 septembre 2007 à Montpellier

Problématique du colloque


L’école primaire et secondaire, l’université, les instituts et organismes de formation professionnelle se trouvent aujourd’hui confrontés à l’omniprésence des « compétences », dans la commande qui leur est faite, depuis le cahier des charges des formations jusqu’aux épreuves de validation. Nous rencontrons fréquemment cette notion au cours de nos recherches, soit lorsqu’il s’agit de préciser les acquis d’une démarche de socialisation dans la famille, l’école, la formation professionnelle (quelles « compétences » requises chez les éducateurs et formateurs, et développées par ce processus chez les formés ?), soit au cours de l’analyse de l’activité des formateurs (gestes professionnels) et des formés, soit lors de l’évaluation des acquis de l’expérience de candidats souhaitant l’obtention d’un diplôme sans formation préalable ou l’entrée en formation avec dispense de certains enseignements…
Cette notion (avec l’ensemble des approches et des méthodes qui s’y réfèrent, en particulier celles qui s’appuient sur des référentiels), qui est issue pratiquement du monde de l’entreprise, théoriquement du pragmatisme et du behaviorisme, philosophiquement d’une tentative de rationalisation de l’action humaine (M. Weber), ici l’action éducative, est-elle bien pertinente pour comprendre la complexité de l’apprentissage et du développement d’un sujet humain? Faut-il la prendre comme telle, et si oui en quel sens, la déconstruire pour la reconstruire, ou bien lui substituer d’autres approches, par exemple l’analyse de l’activité ?

À un premier, niveau, nous nous interrogerons sur les politiques et les dispositifs qui introduisent, mettent en œuvre et diffusent l’approche en termes de « compétences » en éducation et en formation. Entre logique de régulation (harmonisation, coordination, construction d’un cadre commun …) et logique de marché (du travail, de l’éducation et de la formation), dans quels buts et comment les politiques publiques actuelles, que ce soit au niveau local, national, européen et au-delà, intègrent-elles cette approche ? Par ailleurs, quelles analyses peut-on produire de certains dispositifs institutionnalisés : certification par le biais de la Validation d’Acquis de l’Expérience, référentiels de compétences dans la formation professionnelle etc.?

À un second niveau, plus individuel, nous nous demanderons quelles « compétences » sont nécessaires aux personnes (et pas seulement celles qui sont aux marges de l’inclusion), pour leur développement tout au long de la vie : compétences devant permettre le changement, l’adaptation et l’évolution harmonieuse et équilibrée dans des situations d’incertitude.
Ce questionnement interroge d’une part la dimension de la socialisation dans l’éducation et la formation :
- Quelles sont les compétences que la personne (enfant, élève, adulte, travailleur) développe et mobilise dans les différentes étapes et dimensions du processus de socialisation (familiale, scolaire, professionnelle…) ?
- Quelles compétences doivent développer et mobiliser ceux qui ont pour fonction de faciliter ou d’accompagner ces processus de socialisation ?
Il interroge aussi celle de l’orientation :
- Quelles compétences de la personne pour s’orienter et se réorienter ?
- Quelles compétences pour accompagner une personne qui s’oriente ?
Plus généralement, quelle conception des compétences élaborer pour en dépasser les approches purement technicistes et sommatives ?

Enfin, ne faut-il pas questionner aussi le terme même de « compétence » : celui-ci suffit-il à nommer et travailler ce qui relève de la stratégie, de l’éthique ou de l’esthétique, du bien-être, de la créativité… ?

Calendrier

Faire parvenir, avant le 15 avril 2007, un résumé de 3000 signes maximum par courrier électronique (format.rtf) à christine.fontanini@free.fr
Le comité scientifique du colloque examinera les propositions entre le 15 avril et le 15 mai et une réponse définitive sera adressée à leurs auteurs fin mai.


Frais d’inscription

40 € (ces frais couvrent la participation aux activités des deux journées et la remise du dossier du participant) jusqu’au 31 mai 2007 ( 60 € au-delà).
Gratuit pour les étudiants montpelliérains (joindre une photocopie de la carte d’étudiant).


Catégories

Lieux

  • Montpellier, France

Dates

  • dimanche 15 avril 2007

Contacts

  • Roger Monjo
    courriel : roger [dot] monjo [at] univ-montp3 [dot] fr
  • Christine Fontanini
    courriel : christine [dot] fontanini [at] free [dot] fr

Source de l'information

  • Roger Monjo
    courriel : roger [dot] monjo [at] univ-montp3 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Compétences et socialisation », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 20 novembre 2006, http://calenda.org/192302