AccueilLes politiques de la Terreur (1793-1794)

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Publié le vendredi 24 novembre 2006 par Natalie Petiteau

Résumé

Près de vingt ans après le Bicentenaire de la Révolution française, l’intérêt des historiens pour ce moment majeur de notre histoire nationale ne faiblit pas, loin s’en faut, ce que ne cessent de prouver les nouvelles recherches ouvertes. Tout au plus, peut-on observer qu’un certain nombre de polémiques se sont atténuées, même si leurs objets demeurent. Parmi ceux-ci, la Terreur, temps fort de la Révolution, a bien sûr été sujette à des interprétations historiographiques souvent conflictuelles, ainsi qu’à des définitions opposées, tant à propos de sa nature et de ses logiques que pour son cadre chronologique.

Annonce

Près de vingt ans après le Bicentenaire de la Révolution française, l’intérêt des historiens pour ce moment majeur de notre histoire nationale ne faiblit pas, loin s’en faut, ce que ne cessent de prouver les nouvelles recherches ouvertes. Tout au plus, peut-on observer qu’un certain nombre de polémiques se sont atténuées, même si leurs objets demeurent. Parmi ceux-ci, la Terreur, temps fort de la Révolution, a bien sûr été sujette à des interprétations historiographiques souvent conflictuelles, ainsi qu’à des définitions opposées, tant à propos de sa nature et de ses logiques que pour son cadre chronologique. Le présent colloque entend évoquer un « temps » de la Terreur compris dans sa version la plus usuelle, c’est-à-dire s’ouvrant en 1793 (avec des prémices dès le printemps) et s’achevant dans l’été 1794 pour laisser place à d’autres violences politiques, parfois appuyées sur des rouages identiques mais désormais utilisés à d’autres fins. S’appuyant sur des travaux récents ou en cours, le colloque proposera une réflexion collective non pas sur « la politique de la Terreur », comme on a pu l’écrire, mais sur « les politiques » alors mises en œuvre. En effet, loin d’évoquer cette période par le seul usage de la répression et des violences, ou bien d’en faire une sorte d’épisode politique décontextualisé et perçu comme consubstantiel à la Révolution, voire à toute révolution, cette rencontre portera sur quatre thèmes successifs (les rouages de la Terreur ; violences et justice ; institutions et politiques économiques, politiques sociales ; vie culturelle et religieuse) destinés à nous faire mieux comprendre les réalités multiformes de ce moment chronologique précis et fondamental de la Révolution française.


ATTENTION : Tout auditeur du colloque doit impérativement s’inscrire auprès de Florence Lepouzé, secrétaire du Grhis, Université de Rouen, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, 76821 Mont-Saint-Aignan cedex (ou par Internet :florence.lepouze@univ-rouen.fr). Conformément aux dispositions arrêtées pour l’organisation des colloques, une somme de 20 € doit être versée pour l’inscription (chèque libellé à l’ordre de : Agent comptable de l’Université de Rouen). Les deux communes où se tiendra le colloque, Mont-Saint-Aignan et Maromme, sont aisément accessibles depuis la gare SNCF de Rouen-Rive droite.


Jeudi 11 janvier / Mont-Saint-Aignan, Maison de l’Université

Matin (9h-12h)

* 9h Accueil : Monsieur Jean-Luc Nahel, Président de l’Université de Rouen, et Madame Christine Le Bozec, Doyen de l’UFR de Lettres et Sciences humaines

* 9h30 : Michel Biard, présentation générale

Les rouages de la Terreur

Présidence : Elisabeth Lalou, Directrice du Grhis (Université de Rouen)

* 9h40-10h10 Rapport 1 : Michel Biard (Université de Rouen) et Christine Peyrard (Université de Provence)

* 10h10-10h30 Haim Burstin (Université de Milano-Bicocca), Entre théorie et pratique de la Terreur : un essai de balisage

* 10h30-11h débats et pause

Présidence : Claude Mazauric (Université de Rouen)

* 11h-11h20 Alan Forrest (Université de York), L’armée, la guerre et la politique de la Terreur

* 11h20-11h40 David Andress (Université de Portsmouth), La violence populaire et la Révolution française : révolte, justice punitive et descente vers la terreur d’État

* 11h40-12h00 débats

Après-midi (13h45-18h00)

Présidence : Françoise Brunel (Université Paris 1)

* 13h45-14h05 Jean-Paul Rothiot (Université de Nancy 2), La Terreur dans les municipalités de villes et villages lorrains

* 14h05-14h25 Laurent Brassart (Université de Valenciennes), Les communes axonaises et la Terreur.

* 14h25-14h45 Bernard Bodinier (IUFM de Rouen), Répression ou Terreur ? Le département de l’Eure en l’an II

* 14h45-15h15 débats et pause

Violences et justice

Présidence : Éric Wauters (Université du Havre, Président du Comité régional d’histoire de la Révolution française, Haute-Normandie)

* 15h15-15h45 Rapport 2 : Jean-Clément Martin (Université Paris 1)

* 15h45-16h05 Donald Sutherland (Université du Maryland), Les pendaisons populaires dans les Bouches-du-Rhône et le Sud-Est en 1792 et 1793 : pouvoir judiciaire et démocratie directe

* 16h05-16h35 débats et pause

Présidence : Christine Le Bozec (Université de Rouen)

* 16h35-16h55 Bruno Hervé (doctorant, Université Paris 1), Terreur et Justice révolutionnaire en Loire-Inférieure (novembre 1793-février 1794)

* 16h55-17h15 Jacques Guilhaumou (CNRS) et Martine Lapied (Université de Provence), Les femmes actrices ou victimes de la Terreur ? Surveillance et répression dans le Sud-Est

* 17h15-17h35 Anne Simonin (CNRS), Les acquittés de la Grande Terreur. Réflexions sur l’amitié dans la République.

* 17h35-18h débats

18h30 Amphi Axelrad : Terreur et cinéma

Vendredi 12 janvier / Maromme, Maison Pélissier

Institutions et politiques économiques, politiques sociales

Matin (9h-12h30)

Présidence : Boris Lecœur (Historien, Maire de Maromme)

* 9h-9h30 Rapport 3 : Gérard Gayot (Université de Lille 3) et Jean-Pierre Jessenne (Université de Lille 3)

* 9h30-9h50 Thérèse Armengol (docteur en droit, Université de Perpignan), Les réquisitions dans le département de Pyrénées-Orientales en 1793

* 9h50-10h10 Nathalie Alzas (docteur en Histoire, Université de Provence), Effort de guerre et « Terreur avant la Terreur » dans l’Hérault

* 10h10-10h40 débats et pause

Présidence : Guy Lemarchand (Université de Rouen)

* 10h40-11h Mathieu Soula (docteur en droit, Université de Toulouse 1), Le financement des politiques locales de la Terreur

* 11h-11h20 Bruno Ciotti (docteur en Histoire, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand), Le coût financier de la levée en masse : le cas du district de Riom (Puy-de-Dôme)

* 11h20-11h40 Jeff Horn (Manhattan College), « Mille fusils par jour ». L’économie politique de la production militaire à Paris durant l’ère de la Terreur

* 11h40-12h Serge Aberdam (INRA), Politiques agraires, Terreur et gouvernement révolutionnaire

* 12h-12h30 débats

Après-midi (14h-17h30)

Présidence : Haim Burstin (Université de Milan)

* 14h-14h20 Samuel Guicheteau (doctorant, Université de Rennes 2), La Terreur sociale à Nantes : simple arme circonstancielle des Montagnards face aux périls ou bien approfondissement du processus révolutionnaire (été 1793-hiver de l’an II) ?

* 14h20-14h40 Danièle Pingué (IUFM de Besançon), Terreur et politiques sociales. Secours publics et bienfaisance nationale dans les campagnes franc-comtoises

* 14h40-15h Armelle Ponsot (doctorante, Université de Rouen), La mise en œuvre de la loi du 22 floréal an II en Seine-Inférieure

* 15h-15h30 débats et pause

Vie culturelle et religieuse

Présidence : Serge Bianchi (Université de Rennes 2)

* 15h30-16h Rapport 4 : Philippe Bourdin (Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand)

* 16h-16h20 Éric Saunier (Université du Havre), Le négoce havrais et la Terreur : le monde perdu de François-Toussaint Bonvoisin

* 16h20-16h40 Erica Mannucci (Université de Milano-Bicocca), Conformité et hétérodoxie chez Sylvain Maréchal

* 16h40-17h Jean-Luc Chappey (Université Paris 1), La Terreur et la nouvelle organisation des savoirs

* 17h-17h30 débats

18h30 (Hôtel des Sociétés savantes, salle Lavallée, 190 rue Beauvoisine, Rouen) : Conférence publique de M. Claude Mazauric (Université de Rouen) : « Révolution et Terreur : une exception française ? »

Samedi 13 janvier/ Mont-Saint-Aignan, Maison de l’Université

Matin 9h-12h

Présidence : Philippe Boutry (Université Paris 1 - EHESS)

* 9h-9h20 Serge Bianchi (Université de Rennes 2), « Vandalisme révolutionnaire » et politique artistique au temps des « terreurs » (1793-1795) : essai de bilan raisonné

* 9h20-9h40 Daniel Schönpflug (Freie Universität Berlin), Politique, religion et autonomie locale : Le culte de la raison à Strasbourg

* 9h40-10h10 débats et pause

Présidence : Philippe Goujard (Université de Rouen)

* 10h10-10h30 Valérie Sottocasa (Université de Toulouse), Violences politiques et religieuses dans la Midi de la frontière confessionnelle au temps de la Terreur

* 10h30-10h50 Jacques Bernet (Université de Valenciennes), Terreur et religion en l'an II

* 10h50-11h10 Stéphane Baciocchi (EHESS) – Philippe Boutry (Université Paris 1 - EHESS), Enquête sur les « victimes » ecclésiastiques de la Terreur : construction du corpus et interprétations

* 11h10-11h30 débats

* 11h30-12h discussion générale


Catégories

Lieux

  • Rouen, France

Dates

  • jeudi 11 janvier 2007

Contacts

  • Michel Biard
    courriel : biard [dot] m [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Michel Biard
    courriel : biard [dot] m [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les politiques de la Terreur (1793-1794) », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 24 novembre 2006, http://calenda.org/192328