AccueilDes lointains aux proches. Parcours comparés d’ethnologues des religions au XXe siècle

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Publié le lundi 04 décembre 2006 par Inès Secondat de Montesquieu

Résumé

La limite toujours vacillante entre la personnalité du chercheur et son objet de recherche inscrit les ethnologues du religieux, peut-être plus que d’autres, dans un rapport ambivalent à l’histoire de la discipline, à la scientificité et au mysticisme. Une relecture contemporaine des ethnologues du début du XXe siècle qui ont façonné, et façonnent encore aujourd’hui, l’approche ethnologique du fait religieux ouvre en effet une voie de réflexion liant tout à la fois l’histoire culturelle, la sociologie et l’épistémologie des sciences humaines.

Annonce

Institut d’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparative
Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme
Aix-en-Provence

15 décembre 2006
Salle Paul-Albert Février
14h00 – 18h00

La limite toujours vacillante entre la personnalité du chercheur et son objet de recherche inscrit les ethnologues du religieux, peut-être plus que d’autres, dans un rapport ambivalent à l’histoire de la discipline, à la scientificité et au mysticisme. Une relecture contemporaine des ethnologues du début du XXème siècle qui ont façonné, et façonnent encore aujourd’hui, l’approche ethnologique du fait religieux ouvre en effet une voie de réflexion liant tout à la fois l’histoire culturelle, la sociologie et l’épistémologie des sciences humaines.
Le récit d’origine de l’anthropologie, qui partage le monde humain entre des « autres » exotiques et lointains, dévolus aux ethnologues, et les paysans occidentaux, décrits par les folkloristes, est en partie véridique. Il existe cependant des figures scientifiques qui sont passées de l’un à l’autre des pôles de l’ethnographie, en usant de techniques de construction de l’altérité dont il est nécessaire de questionner les modalités. Les constructions de l’exotisme et de l’altérité proche restent en effet à comparer, d’autant plus que les primitifs et les paysans européens ont depuis longtemps constitué des catégories construites, fantasmées et mystiques, comme celles du « bon sauvage » ou de la relique de la « race ». La dichotomie fondatrice apparaît alors relativisée, notamment par un certain nombre de sociologues, d’ethnologues et d’historiens des religions, qui, en choisissant la méthode comparative, ont fait la bascule entre le lointain et le proche, en s’inscrivant singulièrement dans l’histoire de leur discipline.
Á partir de plusieurs exemples d’ethnologues du religieux au sens large (Stefan Czarnowski, Ernesto De Martino, Robert Hertz), cette journée s’efforcera de relire ces parcours scientifiques en utilisant une grille mêlant les déterminismes sociaux, culturels, historiques et individuels qui les auront conduits à se plonger dans l’étude des religions de ces proches, qu’ils croisaient aux frontières de leur propre milieu.

Programme


14h00
Cyril Isnart (Idemec et Université Paris V – René Descartes)
Introduction. Des lointains aux proches

14h15
Alexandre T. Riley (Bucknell University, USA)
Notes sur la sociologie du héros chez S. Czarnowski

15h00
Pause

15h15
Cyril Isnart (Idemec et Université Paris V – René Descartes)
Robert Hertz et saint Besse. Folklore, altérité et mysticisme


16h00
Giordana Charuty (École Pratique des Hautes Études, Paris)
Ernesto de Martino : la double vie d'un intellectuel organique

16h45
Débat

Catégories

Lieux

  • Aix-en-Provence, France

Dates

  • vendredi 15 décembre 2006

Contacts

  • Cyril Isnart
    courriel : isnart [at] uevora [dot] pt

Source de l'information

  • Cyril Isnart
    courriel : isnart [at] uevora [dot] pt

Pour citer cette annonce

« Des lointains aux proches. Parcours comparés d’ethnologues des religions au XXe siècle », Journée d'étude, Calenda, Publié le lundi 04 décembre 2006, http://calenda.org/192363