AccueilLa République peut-elle être révolutionnaire ? Usages de la République et de la Révolution, 1789-2006

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Publié le samedi 09 décembre 2006 par Inès Secondat de Montesquieu

Résumé

La Révolution française est devenue une référence de plus en plus décriée. Les marxistes y ont principalement vu le triomphe de la bourgeoisie. Les libéraux en ont fait la matrice des totalitarismes du XXe siècle et aujourd'hui du terrorisme. Certains radicaux dans leur dénonciation du post-colonialisme y voit l'origine d'une société défendant la domination blanche au nom de l'universel, incapable de prendre en compte la diversité humaine. La république, comprise dans la filiation historique de cette révolution, est alors un contre-modèle tandis que pour leurs adversaires libéraux il s'agit de penser une république sans révolution. Cette république qualifiée alors de "modérée" devient l’emblème de la pacification sociale apte à évacuer tout affrontement politique noué aux identités sociales. « Modèle républicain en crise » et « rétablissement » du supposé « ordre républicain » emplissent l’espace public sans qu’on sache de quelle république, de quel ordre et de quel modèle on nous parle. L’objectif de cette journée est d’analyser ces usages au regard des séquences historiques qui ont été celles de l’avènement de républiques forts différentes les unes des autres et de poser de ce fait l’impertinente question : la république peut-elle être révolutionnaire ? Cette journée proposera de discuter trois enjeux : la notion de modèle républicain, la république et ses exclusions, l’ordre républicain en question.

Annonce

La Révolution française est devenue une référence de plus en plus décriée. Les marxistes y ont principalement vu le triomphe de la bourgeoisie. Les libéraux en ont fait la matrice des totalitarismes du XXe siècle et aujourd'hui du terrorisme. Certains radicaux dans leur dénonciation du post-colonialisme y voit l'origine d'une société défendant la domination blanche au nom de l'universel, incapable de prendre en compte la diversité humaine. La république, comprise dans la filiation historique de cette révolution, est alors un contre-modèle tandis que pour leurs adversaires libéraux il s'agit de penser une république sans révolution. Cette république qualifiée alors de "modérée" devient l’emblème de la pacification sociale apte à évacuer tout affrontement politique noué aux identités sociales. « Modèle républicain en crise » et « rétablissement » du supposé « ordre républicain » emplissent l’espace public sans qu’on sache de quelle république, de quel ordre et de quel modèle on nous parle. L’objectif de cette journée est d’analyser ces usages au regard des séquences historiques qui ont été celles de l’avènement de républiques forts différentes les unes des autres et de poser de ce fait l’impertinente question : la république peut-elle être révolutionnaire ?

Cette journée proposera de discuter trois enjeux : la notion de modèle républicain, la république et ses exclusions, l’ordre républicain en question.

Matinée 10h-12h30

Introduction
Pierre SERNA : L’histoire de France comme guerre civile ou le prétexte permanent de l’appel au sauveur.

La notion de modèle républicain :

- Michel BIARD : Jacobinisme, les usages abusifs d’un mot depuis 200 ans.

- Louis HINCKER et Michèle RIOT-SARCEY : 1848, La révolution comme enjeu d’une République au contenu incertain.

- Olivier LE TROQUER : La IIIème république et la question d'un « modèle républicain ».


Après midi 14h30 17h30
La république et ses exclusions :

- Anne JOLLET : Femmes révolutionnaires, femmes républicaines, femmes contre-révolutionnaires : cherchez la bonne mère.

- Sophie WAHNICH : Une république révolutionnaire qu'on ne saurait plus voir : antirépublicanisme contemporain et post-colonialisme.


L’ordre républicain en question :

- Yannick BOSC : Violences, émeutes, contestations : qu’est-ce qu'un ordre républicain pendant la Révolution française?

- Michèle RIOT-SARCEY : L’ordre républicain comme ordre répressif au XIXe

- Brigitte GAÏTI : La démocratie aux extrêmes au XXe siècle, Brigitte Gaïti

Lieu :

Amphithéâtre Lefebvre, Sorbonne

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • samedi 03 février 2007

Contacts

  • Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire
    courriel : cvuh [at] free [dot] fr

Source de l'information

  • Emmanuelle Picard
    courriel : epicard [at] club-internet [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La République peut-elle être révolutionnaire ? Usages de la République et de la Révolution, 1789-2006 », Journée d'étude, Calenda, Publié le samedi 09 décembre 2006, http://calenda.org/192381