AccueilÉtats de souffrance. Décrypter les souffrances sociales contemporaines

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Publié le jeudi 11 janvier 2007 par Natalie Petiteau

Résumé

Dans tous les secteurs de la vie sociale qu'ils explorent, le chercheur en sciences humaines, l'intervenant, l'acteur public ou le professionnel de la santé rencontrent des situations qu'ils tendent à appréhender aujourd'hui dans les termes d'une souffrance psychique ou sociale. Quel est l'enjeu de l'usage du terme de « souffrance » dans de telles situations ? Quel est l'enjeu de nommer ainsi le négatif de conditions d'existence humaines mutilantes, y compris dans ce qu'elles ont de socialement construit ?

Annonce

Organisé avec le soutien à l'Université catholique de Louvain du :
Département des Sciences politiques et sociales (POLS),
Institut des Sciences du Travail (TRAV),
Groupe Interdisciplinaire de Recherche et d'Observation du Changement Social (GIROCS),
et l'appui du Fonds National de la Recherche Scientifique.

Argumentaire

Dans tous les secteurs de la vie sociale qu'ils explorent, le chercheur en sciences humaines, l'intervenant, l'acteur public ou le professionnel de la santé rencontrent des situations qu'ils tendent à appréhender aujourd'hui dans les termes d'une souffrance psychique ou sociale. Quel est l'enjeu de l'usage du terme de « souffrance » dans de telles situations ? Quel est l'enjeu de nommer ainsi le négatif de conditions d'existence humaines mutilantes, y compris dans ce qu'elles ont de socialement construit ?

Le premier objectif du colloque est de réfléchir à des « états de souffrance » dans les domaines du travail, des politiques sociales, et de la santé mentale. Doit-on parler en ces domaines de nouvelles formes de souffrances ? Quels sont leurs contenus ? Si la souffrance est une tonalité de la vie qui altère le rapport aux autres, il s'agira aussi de scruter ses rapports au mal et à l'injustice dans trois domaines trop souvent considérés isolément.

Le deuxième objectif est d'interroger la catégorie elle-même. La « souffrance » peut être un mot-éclat, porteur de rupture. Mais sa diffusion dans le langage des sciences sociales, comme dans celui des professionnels de la santé ou des politiques sociales, voire son évocation incantatoire, a aussi suscité des controverses et continue de nous interroger. Quelle est la pertinence de cette catégorie par rapport à celles d'oppression ou d'aliénation, par exemple ?

Le troisième objectif consiste à questionner la possibilité d'une clinique, voire d'une « thérapeutique sociale ». A quoi le chercheur est-il tenu face à la souffrance ? Doit-il s'en tenir à l'impératif de description ? Ou intervenir davantage, dans le sens d'une « clinique du social », au risque de devenir un acteur normatif ? Faut-il alors parler d'un projet thérapeutique pour les sciences sociales ?

Le projet de ce colloque émane d'un groupe de chercheurs intéressés aux questions que la sociologie clinique permet d'introduire dans la réflexion des sciences sociales. Il s'inscrit néanmoins dans un souci de dialogue interdisciplinaire entre sociologues, anthropologues, psychologues et philosophes.

Programme

Vendredi 23 mars

8h30. Accueil

9h00. Allocation d’ouverture (Bâtiment J. Leclercq, Place Montesquieu)

9h30. Travail

Dominique LHUILLIER (Conservatoire national des arts et métiers, CNAM, Paris), « La clinique du travail ».

Marie-Anne DUJARIER (Université Sorbonne Nouvelle Paris III et Ecole polytechnique de Paris), « Parler de la souffrance d’autrui. Une critique sociologique du discours ».

11h00. Pause-café

11h15. Santé et politiques sociales

Anne LOVELL (CESAMES, Paris) (sous réserve)

Didier VRANCKEN (Université de Liège), « Politiques de la souffrance, politiques du vivant : quand les corps "parlent" de la souffrance ».

Jean-Louis GENARD (Université libre de Bruxelles), « Souffrance, capacité, responsabilité… Une nouvelle sémantique pour l’action publique ».

13h00. Pause déjeuner

14h30. Santé mentale

Michel LEGRAND (Université catholique de Louvain), « De la maladie mentale à la souffrance psychique ».

Vincent de GAULEJAC (Laboratoire de Changement social, Université Paris VII), « Souffrance psychique, souffrance sociale ».

16h00. Pause-café

16h15. Ateliers thématiques

Souffrance au travail : coord. M.A. DUJARIER (Université Paris III)

Corps et santé : coord. X. MATTELE (FUSL, Bruxelles)

Santé mentale : coord. I. DELIEGE (IWSM, Namur)

Le chercheur face à la souffrance : coord. J. CULTIAUX (FTU, Namur)

20h30 Soirée cinéma avec projection d’un film documentaire et débat autour de la question : « Faire de la souffrance un cinéma ? ».

Samedi 24 mars

8h30. Accueil

9h00. Vers une clinique du social ? (première partie)

Jacques RHEAUME (Université du Québec à Montréal).

Marc-Henri SOULET (Université de Fribourg), « Société d’incertitude, vulnérabilité sociale et souffrance individuelle ».

10h30. Pause-café

10h45. Vers une clinique du social ? (seconde partie)

Nicolas DODIER (GSPM, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris) et Janine BARBOT (CERMES, Paris), « L’économie morale de la réparation : une enquête sociologique sur l’expérience des victimes ».

Emmanuel RENAULT (Ecole Normale Supérieure Lettres et sciences humaines, Lyon), « Souffrance et critique sociale ».

12h30. Clôture du colloque.

Comitié organisateur

C. Arnsperger, Chaire Hoover d'Ethique économique et sociale, Université catholique de Louvain ; J. Cultiaux, Fondation Travail-Université ; M. Legrand, Université catholique de Louvain et Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix ; C. Macquet, Université de Liège ; M. Moulin, Université libre de Bruxelles ; T. Périlleux, Université catholique de Louvain ; N. Rigaux, Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix ; D. Vrancken, Université de Liège.

Comité scientifique

C. Arnsperger, Université catholique de Louvain ; J. Cultiaux, Fondation Travail-Université, Namur ; E. Darras, Université catholique de Louvain ; J. De Munck, Université catholique de Louvain ; N. Dodier, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales ; M. Legrand, Université catholique de Louvain et Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix ; C. Macquet, Université de Liège ; J. Marquet, Université catholique de Louvain ; M. Moulin, Université libre de Bruxelles ; T. Périlleux, Université catholique de Louvain ; E. Renault, Ecole Normale Supérieure Lettres et sciences humaines de Lyon ; N. Rigaux, Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix ; M.-H. Soulet, Université de Fribourg ; D. Vrancken, Université de Liège.

Informations et inscriptions :

Le colloque aura lieu à Louvain-la-Neuve (Bâtiment Leclercq, Place Montesquieu) les 23 et 24 mars 2007. Le prix d'inscription au colloque est de 30 euros, et comprend l'accès à la « soirée cinéma » du vendredi soir. Il sera possible de prendre le repas du vendredi midi sur place moyennant une inscription complémentaire.

Si vous souhaitez assister au colloque, veuillez remplir le coupon ci-joint et nous le faire parvenir soit :

Université Catholique de Louvain
Brigitte Lambeau, Département POLS,
Place Montesquieu 1 bte 5
B-1348 Louvain-la-Neuve
Belgique

par mail : lambeau@spri.ucl.ac.be

par fax : 00.32.10.47.27.36

web : www.uclouvain.be/pols


Catégories

Lieux

  • Louvain-la-Neuve, Belgique

Dates

  • vendredi 23 mars 2007

Fichiers attachés

Contacts

  • Brigitte Lambeau
    courriel : lambeau [at] spri [dot] ucl [dot] ac [dot] be

Source de l'information

  • John Cultiaux
    courriel : jcultiaux [at] ftu-namur [dot] org

Pour citer cette annonce

« États de souffrance. Décrypter les souffrances sociales contemporaines », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 11 janvier 2007, http://calenda.org/192504