AccueilAntoni Negri : de Spinoza à Chavez

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Publié le jeudi 18 janvier 2007 par Natalie Petiteau

Résumé

A l'occasion de la parution aux Editions Amsterdam de "L'Anomalie sauvage. Puissance et pouvoir chez Spinoza" et de "GlobAL. Luttes et biopouvoir à l'heure de la mondialisation: le cas exemplaire de l'Amérique latine" (co-écrit avec Giuseppe Cocco), Antonio Negri viendra présenter ces deux ouvrages à la librairie Compagnie le mercredi 21 février 2007 à 18h.

Annonce


TONI NEGRI : DE SPINOZA A CHAVEZ

Librairie Compagnie, Paris 5e, le 21 février

Antonio Negri

L’Anomalie sauvage. Puissance et pouvoir chez Spinoza


La véritable politique des philosophes classiques, c’est leur ontologie : tel est le principe qui guide ce livre, écrit en prison pendant les années 1979-1980. Le néoplatonisme de la Renaissance avait forgé l’utopie d’un développement spontané du capitalisme de marché. Mais les grandes philosophies bourgeoises – Descartes, Hobbes, Rousseau, Hegel – devront insérer la crise au coeur de ce développement, et donc de l’ontologie. Pour elles, l’appropriation suppose toujours la médiation dialectique d’un pouvoir qui lui est extérieur. À l’opposé, Spinoza reprend l’exigence révolutionnaire de la Renaissance, mais en transformant complètement son cadre ontologique. Coupant court à toute dialectique, qui n’est jamais que la ruse ultime de la médiation bourgeoise, il pense l’être comme surface, plénitude, multiplicité. Il forme ainsi une théorie de la pratique collective et de la force productive humaine, toujours tendue vers plus d’autonomie. Radicalement matérialiste, cette philosophie qui affirme la puissance contre le pouvoir devient alors une anomalie sauvage, inscrite dans cette autre anomalie historique : la Hollande du xviie siècle.


Antonio Negri et Giuseppe Cocco

GlobAL. Luttes et biopouvoir à l’heure de la mondialisation :
le cas exemplaire de l’Amérique latine


Selon Antonio Negri et Giuseppe Cocco, et comme le montre exemplairement la situation latino-américaine, nous vivons aujourd’hui un interrègne historique caractérisé par la crise du pouvoir souverain, crise comparable à celle qui marqua le passage de l’époque médiévale aux temps modernes. À l’opposé de tous ceux qui voient dans les mouvements politiques latino-américains qui ont porté Lula, Kirschner, Chávez et Evo Morales au pouvoir le symbole d’un renouveau triomphal de la perspective « nationale-développementiste » de l’anti-impérialisme classique, ou qui leur reprochent au contraire leur « pusillanimité », Negri et Cocco, dans des analyses qui prolongent celles que Michael Hardt et Antonio Negri avaient articulées dans Empire et Multitude, avancent l’hypothèse selon laquelle le problème qui s’impose aujourd’hui aux pays latino-américains n’est pas de relancer les politiques de développement économique « nationaliste », mais, d’une part, de gouverner l’interdépendance qui constitue la réalité nouvelle de l’Amérique latine à l’heure de la mondialisation et, d’autre part, de maximiser l’autonomie et la puissance d’agir des mouvements populaires et indigènes inédits qui s’y sont épanouis.

Catégories

Lieux

  • Paris, France

Dates

  • mercredi 21 février 2007

Contacts

  • Myriam Dennehy
    courriel : myriamdenn [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Myriam Dennehy
    courriel : myriamdenn [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Antoni Negri : de Spinoza à Chavez », Informations diverses, Calenda, Publié le jeudi 18 janvier 2007, http://calenda.org/192556