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Nouvelles dynamiques migratoires : activités régulières et irrégulières sur le marché du travail européen

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Publié le vendredi 16 février 2007 par Marianne Blidon

Résumé

Colloque international: Nouvelles dynamiques migratoires: activités régulières et irrégulières sur le marché du travail européen, 6-8 Décembre 2007, Université de Nice Sophia Antipolis, France Appel à contributions La volonté affichée au cours des dix dernières années par les Etats de l’Union Européenne, de rendre leurs frontières de moins en moins perméables est en apparente contradiction avec les pratiques ayant cours dans certains secteurs économiques, qui visent à exploiter au mieux les avantages d’une main-d’œuvre supposée plus flexible, plus disponible et moins coûteuse que la main-d’œuvre nationale. Ainsi, les étrangers, globalement mis en situation d’infériorité juridique face aux nationaux et souvent confrontés à des discriminations sur le marché du travail, se tournent fréquemment vers les segments d’emploi les plus précaires, ou bien contribuent au fonctionnement d’activités au sein desquelles se côtoient échanges officiellement régulés et pratiques informelles, voire illégales. Dans les sociétés européennes actuelles, la place de l’étranger ne correspond plus majoritairement à la figure de l’ouvrier non qualifié se situant au plus bas de l’échelle sociale, mais renvoie plutôt aujourd’hui à un ensemble de catégories plus ou moins marginalisées, tenues à l’écart de la protection de l’Etat, sinon passibles de ses sanctions. C’est cet état de fait et ses conséquences sur les mouvements migratoires que nous proposons d’interroger.

Annonce

Colloque international

 

 

Nouvelles dynamiques migratoires: activités régulières et irrégulières sur le marché du travail européen

6-8 Décembre 2007, Université de Nice Sophia Antipolis, France

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International Conference

New migration dynamics: Regular and irregular activities on the European labour market

6-8 December 2007, University of Nice Sophia Antipolis, France

(see the english version of the call for paper at the end of this document)

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Appel à contributions

 

La volonté affichée au cours des dix dernières années par les Etats de l’Union Européenne, de rendre leurs frontières de moins en moins perméables est en apparente contradiction avec les pratiques ayant cours dans certains secteurs économiques, qui visent à exploiter au mieux les avantages d’une main-d’œuvre supposée plus flexible, plus disponible et moins coûteuse que la main-d’œuvre nationale. Ainsi, les étrangers, globalement mis en situation d’infériorité juridique face aux nationaux et souvent confrontés à des discriminations sur le marché du travail, se tournent fréquemment vers les segments d’emploi les plus précaires, ou bien contribuent au fonctionnement d’activités au sein desquelles se côtoient échanges officiellement régulés et pratiques informelles, voire illégales. Sans préjuger ici que toutes ces activités doivent être considérées comme du « travail » stricto sensu, on évaluera l’hypothèse selon laquelle l’invisibilité imposée aux personnes ainsi mobilisées, que leur mise au travail relève d’embauches contractuelles ad hoc, de la sous-traitance internationale, de l’emploi non déclaré ou de l’économie illicite, repose globalement sur la fragilité même du statut d’étranger et tend à créer de nouvelles pratiques de circulation internationale. Dans les sociétés européennes actuelles, la place de l’étranger ne correspond plus majoritairement à la figure de l’ouvrier non qualifié se situant au plus bas de l’échelle sociale, mais renvoie plutôt aujourd’hui à un ensemble de catégories plus ou moins marginalisées, tenues à l’écart de la protection de l’Etat, sinon passibles de ses sanctions. C’est cet état de fait et ses conséquences sur les mouvements migratoires que nous proposons d’interroger.

 

L’objectif du colloque sera en effet de dresser un bilan comparatif des recherches menées sur la thématique du travail des étrangers et des nouvelles dynamiques migratoires en Europe, en articulant plusieurs angles d’approche.

Il s’agira, d’une part, en prenant acte de la diversification des profils des migrants, d’aborder cette thématique selon une perspective de genre. L’activité des étrangers semble, plus encore que celle des nationaux, marquée par des catégorisations visant la différence des sexes. Tandis que dans les sociétés occidentales, les politiques officielles tendent vers plus de parité, le secteur marginal de l’emploi étranger, organisé selon ses propres logiques et laissé au libre arbitre des employeurs, aurait au contraire tendance à renforcer la spécialisation sexuelle. S’agit-il là de survivances du passé ou de la rationalisation maximale d’une précarité différenciée ? C’est sur ce type d’interrogations que nous nous pencherons lors du colloque.

D’autre part, à cette dimension sexuée s’articule, dans l’approche du travail des étrangers, une dimension ethnique. Les questions liées à l’ethnicité et au racisme, termes qui décrivent respectivement un phénomène d’identification des individus et une assignation brutale des étrangers à leurs origines, sont en effet, de même que les questions de genre, au cœur des rapports sociaux et, par là-même, de la gestion des formes de mise au travail particulières, salariales ou autres, qui sont visées par cet appel à communication.

Enfin, de nombreux travaux ont souligné ces dernières années l’accroissement des mouvements et de la circulation migratoire en Europe. On propose d’observer comment une mobilité grandissante s’articule à des types d’emploi méconnus sous cette forme jusqu’à une période récente et, du point de vue des migrants, à des pratiques et des projets migratoires originaux.

 Confrontant ces perspectives de recherches à des terrains particuliers, on interrogera les diverses formes de mise au travail des étrangers et les nouvelles relations de travail dans des secteurs plus ou moins dérégulés, en liant la question des transformations de l’emploi moderne à celle des pratiques migratoires modernes. Dans un premier temps, et de manière non exhaustive, quatre champs d’investigation, encore insuffisamment explorés, nous ont semblé particulièrement appropriés pour aborder cette problématique.

Un premier champ porte sur le travail salarié et les diverses formules juridiques de prestations saisonnières dans l’agriculture, où les modalités d’emploi de plus en plus précaires paraissent s’être multipliées conjointement à l’accélération de la concurrence économique mondiale. La complexification des statuts des ouvriers agricoles, où la part de l’usage illégal de travail non déclaré ne doit pas être négligée, s’est opérée à la faveur de l’évolution des législations européennes qui imposent une instabilité juridique accrue. Il semble, mais ce point reste à étudier, que ces dispositions incitent les travailleurs étrangers à multiplier les emplois temporaires dans divers secteurs économiques et sur des espaces migratoires très vastes et de mieux en mieux maillés par des réseaux sociaux migrants étendus à l’échelle européenne. Un autre regard suggère d’interpréter cette diversification et l’évolution du droit communautaire comme une réponse aux résistances collectives des travailleurs agricoles.

Un deuxième champ concerne l’ensemble des services domestiques aux personnes à domicile. Un peu partout, lorsqu’ils font l’objet d’une réglementation propre, ces services sont organisés soit sur la base du travail indépendant, soit par l’intermédiaire d’associations et d’entreprises prestataires, sous la forme d’emplois qui se situent sous le double signe de la précarité et de la dérogation au droit commun du travail. Traversés par des relations sociales où les rapports de domination prennent souvent l’apparence des rapports qui prévalent au sein de la sphère familiale, les emplois visés correspondent ainsi simultanément à l’externalisation du travail domestique en dehors de la famille, et à la persistance d’une logique de domesticité dans le cadre du marché du travail. Ils questionnent l’opposition entre salariat et travail domestique et amènent à s’interroger sur la réinterprétation paternaliste du travail dépendant. Parallèlement, on suggère d’explorer dans quelle mesure, ces emplois peuvent permettre à des migrantes de devenir pourvoyeuses de ressources et conduire à une renégociation des rôles au sein de leur famille.

Un troisième champ est celui d’un secteur maintenu le plus souvent à la marge des législations, mais pleinement intégré aux systèmes socio-économiques des pays riches : il s’agit de la prostitution. Fortement marqué par l’exploitation de personnes venues de l’étranger (parmi lesquelles des mineurs isolés des deux sexes) et qui, étant en situation irrégulière, sont elles aussi fragilisées face à l’Etat, ce secteur fait également appel à l’idée du libre arbitre. De fait, la prostitution, comme toutes les autres formes de « travail sexuel », n’est pas homogène, et oscille entre deux pôles : celui d’une économie criminelle résultant de la traite d’êtres humains et débouchant sur l’esclavage sexuel et celui de ce qui est vécu comme un travail à part entière mais non reconnu, ressource librement consentie pour des migrantes qui se voient comme travailleuses temporaires. Ce domaine reste peu abordé par la recherche et mérite sans aucun doute une attention particulière en tant que secteur d’emploi fortement concerné par l’exploitation de la fragilité des étrangers.

Enfin, un quatrième champ est constitué par les activités illégales ou exercées illégalement. L’illégalité n’est pas absente des trois champs proposés ci-dessus, non plus que la violence, ni même l’organisation mafieuse. Ce domaine est donc largement transversal par rapport aux trois premiers. Par delà cette superposition, on s’appuie ici sur l’hypothèse que la politique formelle de fermeture aux migrations ouvre un large espace à l’économie illicite, de la plus tolérée à la plus réprimée. Précisément, l’emploi illégal (qui concerne aussi les nationaux), se développe dans certains secteurs économiques (construction, agriculture, services divers, etc.) qui se disent incapables de fonctionner autrement, et où l’illégalité côtoie ou soutient des activités productives ou commerciales acceptées. Mais, plus généralement, à cause de la forte disponibilité des étrangers combinée à un statut juridique précaire ou irrégulier, l’Etat ne laisse pas à certains d’entre eux d’autre possibilité que la participation à des trafics de toute sorte. Cette contribution à l’économie informelle peut s’apparenter soit à du travail indépendant soit, au contraire, à du salariat : dans les deux cas, il s’agira d’identifier les rapports spécifiques qui peuvent l’encadrer, en même temps que l’espace d’autonomie que l’exclusion légale peut éventuellement ménager.

 

La liste des champs d’investigation soumis au contributeur n’est nullement restrictive. Les propositions partant d’une problématique semblable, mais touchant à d’autres secteurs d’activité, seront les bienvenues. Les travaux présentés pourront croiser ces différentes thématiques ou n’en retenir qu’une seule. La dimension européenne du colloque permettra en outre de comparer, au sein de l’Union, la situation dans des pays ayant une longue tradition d’immigration, avec celle des pays du sud méditerranéen devenus à leur tour pays d’immigration, ainsi qu’avec celle des nouveaux Etats membres, marqués simultanément ou successivement par des flux d’émigration et d’immigration plus ou moins importants. Une attention très particulière sera apportée aux propositions de contribution issues de toutes les nouvelles situations migratoires au sein de l’espace européen. A titre comparatif et exceptionnel, des contributions visant d’autres espaces géographiques pourront être bienvenues.

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Les propositions de communication, rédigées en français ou en anglais, d’une page environ sont à envoyer par courriel à migractivities@yahoo.fr sous format .doc ou .rtf, avant le 1er mai 2007

Elles devront présenter les grandes lignes de la communication, les terrains d’enquête et la méthodologie mobilisés ainsi que le nom et l’affiliation institutionnelle du/des auteur(s), ainsi qu’une adresse postale et électronique et un numéro de téléphone/fax.

Les notifications d’acceptation seront envoyées par le comité scientifique courant juin 2007 et seront soumises à confirmation lors de la réception du texte complet de l’intervention, d’une taille maximum de 60 000 signes, le 15 octobre 2007 au plus tard.

Les langues de travail du colloque seront le français et l’anglais (traduction simultanée prévue)

 

Comité scientifique :

Emanuela Abbatecola, University of Genoa, Italy

Amina Haddaoui, LAMES (UMR6127), France

Marta Kindler, Center for Migration Research (CMR), Warsaw University, Poland

Blanca Miedes Ugarte, Universidad de la Huelva, Spain

Alain Morice, URMIS (UMR7032), Université de Paris 7, France

Joanna Napierala, Center for Migration Research (CMR), Warsaw University, Poland

Marek Okolski, Center for Migration Research (CMR), Warsaw University, Poland

Swanie Potot, URMIS (UMR7032), Université de Nice Sophia-Antipolis, France

Andrea Rea, GERME, Université Libre de Bruxelles (ULB), Belgium

Dolores Rodondo-Toronjo, Universidad de la Huelva, Spain

Francesca Scrinzi, LAMES (UMR6127), France

Ralitza Soultanova, GERME, Université Libre de Bruxelles (ULB), Belgium

 

Comité d’organisation :

H.Andres, URMIS-SOLIIS (UMR7032), Université de Nice Sophia-Antipolis

J.Darrieumerlou, URMIS-SOLIIS (UMR7032), Université de Nice Sophia-Antipolis

B.Michalon, ADES (UMR 5185)

A.Morice, URMIS (UMR7032), Université de Paris 7

S.Potot, URMIS-SOLIIS (UMR7032), Université de Nice Sophia-Antipolis

F.Scrinzi, LAMES (UMR6127)

 

Pour toute information consulter : http://www.unice.fr/migractivities

ou contacter: migractivities@yahoo.fr






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Call for papers

 

During the last decade, the will shown by the European Union member states’ of increasing borders controls enters, in apparent contradiction with practices one can observe in few sectors of the economy which rely on the exploitation of a labour force cheaper and more readily available than national workers. Thus, foreigners, usually finding themselves in a situation of legal inferiority vis-à-vis nationals and often confronted with discriminations on the labour market, turn frequently to the most precarious jobs, or contribute to the functioning of activities witch involve a mixture of officially regulated exchanges and informal practices, sometimes even illegal ones. Without stating if these activities can be considered properly as “work” or not, we will hypothesise that invisibility imposed to the persons concerned, be they employed on specific contracts, under international sub-contracting agreements, on moonlighting or involved in illegal economies, relies globally on the precariousness of foreigner's status and tends to modify traditional migration patterns. We will discuss the fact that in modern European societies, the position of the foreigner does not correspond any longer to the status of the industrial not qualified worker situated at the bottom of the social scale. Nowadays we observe that foreigners have been reduced to marginal or semi marginal existence and have been excluded to any protection by the state. We intend to examine this situation and its consequences on migratory movements.

 

The objective of the conference will be to draw up a comparative assessment of the researches carried out of the theme of foreign workers and the new migratory dynamics in Europe, by articulating several angles of approach.

On the one hand, taking into account the diversification of the migrants’ profiles, we intend to approach this theme according to a gender perspective. The foreigner’s activity, seems to be, even more than nationals’ one, touched by categorizations focusing on the gender naturalised differences. Meanwhile, official policies tend to reduce sexual inequalities in the main society, the marginal branch of foreign labour, left to the employer’s free will, seems to follow another path, enhancing sexual specialization.

On the other hand, this gendered dimension is articulated, in analysing the foreigners’ work, by an ethnic dimension. Questions related to ethnicity and racism – terms which respectively describes phenomena of identification of the individuals and a brutal classification of foreigners according to their origins – are in effect, just as questions of gender, at the hearth of social relations and, thus, of the management of the various forms of employment, wage-earning or else, which are the purpose of this call for papers.

 

Eventually, many recently conducted studies have underlined the increase of population movements and circulatory migration within Europe. We intend to observe how this ever increasing mobility is connected to the creation and emergence of new types of jobs, unknown until recently and, from the migrants’ point of view, to original practices and migratory projects.

 

Confronting these research perspectives with particular fieldworks, we will examine the diverse forms of employment of foreign workers and new working relations in more or less deregulated economic sectors, linking the question of the transformations of modern employment to these of migratory practices. At first, and non-exhaustively, four areas of investigation, yet insufficiently explored, have emerged as particularly relevant to the investigation of this set of problems.

A first area concerns the wage-earning labour and the diverse types of seasonal services in agriculture, where precarious modalities of employment appear to have multiplied simultaneously with the acceleration of the world economic competition. The status of temporary farm labourers has become more and more complex in the course of the last decades. The ever more complex nature of the status of temporary farm labourers where the illegal use of non declared work should not be neglected, have been made possible thanks to the evolution of different European legislations which installs additional legal instabilities. It seems, but this point remains to be investigated further, that this situation forces foreign workers to multiply their temporary occupations trough diverse sectors of the economy and over large migratory space, better and better connected by migrant social networks extended throughout Europe. Another approach suggests interpreting this diversification and the evolution of Community law as an answer to the collective resistance of agricultural workers.

A second research area covers the in-house services. These jobs are often performed as black market activities; but when there are regulated they are either organised on the basis of self employment or through the mediation of different associations. In this way, these workers are subject to a double exclusion, both because of the precariousness of the employment and because of derogations from labour legislation. Moreover, workers in those jobs are embedded in a complex set of social relations and domination patterns closely linked to family and gender related structures. Thus, domestic jobs represent simultaneously the externalisation, outside the family, of domestic work and the persistence of family related domination patterns. Work relations in this sector of the economy call us to reconsider the opposition between wage-earning and unpaid domestic activities and invite to examine the paternalistic approach toward dependent work. At the same time, when occupied by migrant women for limited periods, those jobs may allow them to continue occupying a reproductive role in their own family while supplying it with material resources.

A third research area is the prostitution sector. Most of the time, these activities are relegated to the margins of legislation while they are obviously fully integrated to the socio-economical systems of the rich receiving countries. Even if the sector is marked by harsh exploitation of nationals and foreigners who, being often illegal, can hardly apply for the State’s protection, we must also consider the free will of a part of these sexual workers. Prostitution is not a homogenous sector and various situations arise. Those may range from criminal activities implying human trafficking and sexual slavery to the case of sexual activities conceived as a voluntary and consented upon wage-earning activity which remains socially unacknowledged. Thus, it can be considered by certain migrants as a temporary job, supplier of economic resources. This area is still not much investigated by researchers and deserves, from our point of view, a special attention as it is a sector of employment very much concerned by foreigners’ fragility.

Finally, a fourth area is related to illegal or illegally performed activities. Illegality is not avoided in the previous three areas, neither are violence or Mafiosi patterns; thus this field is in a way transversal to the others. Trying to go further, we advance the hypothesis that the official policies of closing European borders, and consequently, the impossibility for some migrants to access legal labour markets, open a large space for various forms of irregularity, from the most tolerated to the one severely punished by national authorities. Irregular employment -that concerns nationals as well as foreigners- develops in some economic sectors, such as construction, agriculture or services, where it is said that it would be impossible to function otherwise, as irregularity and regularity are in these cases closely inter-linked. More generally, being available for work in our countries and, simultaneously excluded from any legal situation, the State leaves to some foreigners no choice but to enter into any kind of trafficking. This participation in the informal economy can rather be on a self employed basis or more or less close to a wage-earning job. In both cases, our point will be to identify the specific relations that govern the sector as well as the space of autonomy that legal exclusion can possibly offer.

 

The above mentioned list should not be regarded as restrictive. Any proposals related to a similar problematic but concerning a different sector of activity are welcome. Papers may present a cross analysis of several areas and perspectives or be based on a single one. The European dimension of the conference would give possibilities for comparative analysis such as between new and old migration destinations or between receiving and destination countries and those which has subsequently passed from the position of a sending to the position of receiving countries. A particular attention will be given to the submissions that interpret new migration situations in the European space. Marginally, if presented in a comparative perspective, presentations on other geographical areas may be welcome.

 

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Abstracts should be in English or in French and should be about one page long. They should contain the essence of the proposed contribution, including: Title; Name and affiliation of the author(s), with full address, phone/fax/e-mail of the principal author; Background and purpose of the research; Data and methods used; Main results and conclusions.

Abstracts should be forwarded by e-mail to migractivities@yahoo.fr (.doc or .rtf format)

Deadline for abstracts: 1st May 2007

Notification of acceptance: June 2007 Nota: Acceptations will be confirmed following the reception of the full papers.

Papers due: 15th October 2007

Working languages: English and French (translation available during the conference)

Scientific committee:

Emanuela Abbatecola, University of Genoa, Italy

Amina Haddaoui, LAMES (UMR6127), France

Marta Kindler, Center for Migration Research (CMR), Warsaw University, Poland

Blanca Miedes Ugarte, Universidad de la Huelva, Spain

Alain Morice, URMIS (UMR7032), Université de Paris 7, France

Joanna Napierala, Center for Migration Research (CMR), Warsaw University, Poland

Marek Okolski, Center for Migration Research (CMR), Warsaw University, Poland

Swanie Potot, URMIS (UMR7032), Université de Nice Sophia-Antipolis, France

Andrea Rea, GERME, Université Libre de Bruxelles (ULB), Belgium

Dolores Rodondo-Toronjo, Universidad de la Huelva, Spain

Francesca Scrinzi, LAMES (UMR6127), France

Ralitza Soultanova, GERME, Université Libre de Bruxelles (ULB), Belgium

 

Local Organizing Committee:

H.Andres, URMIS-SOLIIS (UMR7032), Université de Nice Sophia-Antipolis

J.Darrieumerlou, URMIS-SOLIIS (UMR7032), Université de Nice Sophia-Antipolis

B.Michalon, ADES (UMR 5185)

A.Morice, URMIS (UMR7032), Université de Paris 7

S.Potot, URMIS-SOLIIS (UMR7032), Université de Nice Sophia-Antipolis

F.Scrinzi, LAMES (UMR6127)

 

For any further information, please see: http://www.unice.fr/migractivities

or contact: migractivities@yahoo.fr

Lieux

  • Université de Nice Sophia Antipolis
    Nice, France

Dates

  • mardi 01 mai 2007

Mots-clés

  • Migrations, travail, clandestinité

Contacts

  • Pour le Comité scientifique du colloque, Swanie Potot ~
    courriel : migractivities [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Pour le comité scientifique, Swanie Potot ~
    courriel : migractivities [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Travail et migrations », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 16 février 2007, http://calenda.org/192694