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La dislocation

Journées d'études doctorales. Université Paris 1, Ecole doctorale 441 Histoire de l'art

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Publié le vendredi 02 mars 2007 par Natalie Petiteau

Résumé

Pourquoi l’histoire de l’art devrait-elle privilégier systématiquement les phénomènes stables, les engendrements réguliers d’une authenticité par l’origine, les idées générales à propos de styles et de mouvements ? Pourquoi ne pas penser davantage le singulier, la bribe, que ce soit sous la forme d’un démembrement, ou sous la forme, métaphore du détachement, d’une perte d’authenticité ?

Annonce

Appel à communication

Journées de l'Ecole doctorale 441 Histoire de l'art

UFR 03 Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

29-30 juin 2007

INHA Salle Jullian

La dislocation


Les deux journées précédemment consacrées à « La distance » ont fait apparaître les complexités et les diversités de cette modalité du savoir. La dislocation concernera dans ce cadre à la fois la nature des objets et leur liaison dans une entité cohérente. Car la dislocation fournit l’occasion d’approcher différemment l’éloignement historique, en cherchant à viser un objet non plus à distance, mais disloqué par rapport à des ensembles organisés, par rapport à son origine.

Elle peut être une débâcle qu’on ne peut plus rapporter à un ensemble cohérent, et spécialement à des usages, mais qui crée un vide, ou plutôt des vides, des interstices, et se développe dans le temps, à coup de répliques et de rejeux, dans une certaine vitesse sensible. S’y intéresser, c’est reformuler la question de la partie, du fragment, comme tenter de les interpréter à neuf, dans l’inquiétude et l’étrangeté, celle de l’inutile, mais aussi dans la suspension et la recomposition – la collection. On pourra s’intéresser aux moments de transformation des systèmes – dogmes, styles, ou tout ensemble politique dans son rapport aux objets, aux mémoires, aux images. On pourra imaginer ces phénomènes de transferts de lieux culturels et de mutations dans des ensembles historiques – telle l’Europe des Lumières, ou dans des configurations plus incertaines – le post-moderne, le métissage et le non-lieu. La dislocation débouche sur diverses formes d’extraction : au premier chef celle du fragment, qui va de l’esthétique de l’objet trouvé cher au surréalisme jusqu’aux modes de fabrication d’images et d’objets placés sous le signe de la négativité, de la fracture, de la rupture des figures, de la brèche. Tous phénomènes qui mettent en jeu autant une stylistique qu’une émotion, ou une déviance.

Eric Darragon, Dominique Poulot

Les organisateurs sont ouverts à toute proposition touchant au thème global. Les propositions, de deux pages environ, doivent être envoyées à Madame Zinaïda Schnell (zinaida.schnell@univ-paris1.fr)

 

 

Lieux

  • 2, rue Vivienne, 75002, salle Jullian
    Paris, France

Dates

  • mardi 15 mai 2007

Mots-clés

  • histoire de l'art, patrimoine

Contacts

  • Schnell, Zinaïda ~
    courriel : zinaida [dot] schnell [at] univ-paris1 [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Zinaida Schnell
    courriel : zinaida [dot] schnell [at] univ-paris1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La dislocation », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 02 mars 2007, http://calenda.org/192764