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Industries et environnement

Première rencontre internationale sur l'économie de l'environnement d'Annaba

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Publié le jeudi 15 mars 2007 par Sylvain Lesage

Résumé

C'est la première manifestation scientifique qu'organise le Groupe de Recherches sur l'Economie de l'Environnement d'Annaba. Ses objectifs sont : -a- L'approfondissement de la réflexion sur les contenus théoriques et méthodologiques de l'économie de l'environnement; -b- Comprendre la problématique de l'environnement en relation avec les objectifs du développement, par exemple dans les cas des pays d'Afrique du Nord et du monde arabe; -c- Construire des passerelles et des réseaux entre chercheurs de divers horizons sur ces thèmes.

Annonce

 

Université Badji Mokhtar – Annaba Ecosys / sba

Faculté des sciences économiques et de gestion (Suisse)

Département des sciences économiques

 

APPEL A COMMUNICATIONS

 

Premières Rencontres Internationales sur l’Economie de l’Environnement d’Annaba

« Industries et Environnement »

 

Annaba – 18 & 19 Novembre 2007

1- Problématique :

L’environnement est une des préoccupations majeures des opinions publiques et devrait être de plus en plus celle des praticiens du changement économique. Il est l'objet de politiques, conduites localement et à l’échelle de tout pays et exigeant l’intervention de plus en plus pressante de l’Etat, non pas seulement économique mais dans tous les autres domaines en relation avec la situation environnementale. En effet, aux défis du développement toujours espéré, mais encore inaccessible qu’affrontent les pays du Sud, dont l’Algérie, s’ajoutent ceux issus des agressions que subit la nature.

Ces défis multiples sont d’une telle imbrication que l’on ne saurait réfléchir sur l’un sansporter attention à l’autre. L’économie de l’environnement est ainsi une contribution indispensable à la compréhension de ces problèmes et à leur solution dans le cadre d'un « développement durable ».

La problématique de l’environnement et du développement évolue ainsi continuellement. Une dynamique associant ressources naturelles vitales (l’eau, l’air, etc. en tant que milieux physiques ainsi que ressources économiques) et le vivant (que ce soit la biodiversité ou la santé), se met en place lentement aussi bien au niveau de la recherche qu’au niveau des politiques économiques locales, nationales et des accords supranationaux (protocole de Kyoto, le Plan Bleu en France, le Plan d’Action Méditerranée PAM/PNUE, etc…

La raison de ce fait ne réside pas dans la soudaine émergence de la question de l’environnement et des agressions qu’il subit. Cette question est consubstantielle à l’évolution du changement économique dans le monde, depuis plusieurs siècles.

Un des éléments nouveaux que ces premières rencontres internationales d’Annaba souhaitent approfondir, réside dans le fait que les agressions, souvent ayant un caractère d’irréversibilité, que subissent les ressources naturelles, ont atteint un tel degré que la question des priorités des actions de développement stricto sensu, entendue comme recherche d’une augmentation de l’efficacité en terme de production de valeurs marchandes, s’estompe immanquablement devant un « impératif écologique » dans son acuité et son audience.

Les causes de ces diverses agressions sur l'environnement sont multiples. Néanmoins, les industries, considérées comme indispensables pour le développement, jouent un rôle majeur dans la détérioration de la situation. On affirme volontairement qu'il ne peut y avoir, aujourd'hui (car le développement industriel en Europe du XIXe siècle comme dans l'Algérie des années 60 et 70 n'a pas pris en compte ce problème qui n'était même pas posé) de développement industriel sans prise en compte de l'environnement.

Qu'en est-il réellement ?

C’est en réponse à cette complexité, et à la situation que vit l’Algérie, et plus particulièrement la région d’Annaba, que nous organisons ces Premières Rencontres Internationales sur « l'Economie de l'Environnement ».

L’autre élément de nouveauté relative interpelle la théorie économique dans ses fondements. Si les ressources naturelles sont considérées, par les diverses écoles, des plus classiques aux plus hétérodoxes, comme une part du capital mis en jeu dans l’acte productif (économie des ressources) et, plus récemment, une contribution directe au bien-être sous forme de services naturels finals (économie de l’environnement), la mesure de leurs contributions reste insuffisante.

Même à l’intérieur du cadre de « l’économie standard », la problématique de la mesure de cette contribution, sa valorisation, son imputation aux acteurs qui en bénéficient, la protection des droits actuels et futurs de la collectivité qui s’en trouve appauvrie, ne sont qu’à leurs balbutiements, encombrés de controverses sur les outils de la mesure, leurs significations économiques et leurs traductions en terme de politique économique.

Certaines des tentatives les plus remarquables de renouveau de la pensée économique incluant la problématique de l'environnement méritent d’être développées. Compte tenu des travaux de certains chercheurs, une place sera réservée à la théorie des « Emternalities1 », inversant le débat vers la prise en compte des contributions des ressources naturelles dans les résultats productifs marchands de l’activité industrielle, non pas comme « effets subsidiaires ou externalités », mais en tant qu’intrants à part entière (d'où la notion "d'emternalité")

Cette théorie relance les débats et nous pousse à approfondir nos efforts dans ce sens novateur.

Ainsi, acuité de « l’impératif écologique » et renouveau dans la manière dont les économistes prennent en compte les ressources naturelles pourraient n’être que des épiphénomènes s’ils ne parviennent pas à se traduire dans les pratiques des sociétés contemporaines. Concrètement, pourquoi dans le passé les industries ont-elles si peu tenu compte des préoccupations de l’environnement ? Pourquoi et comment s’y intéresseraient-elles à l’avenir ? En d’autres termes, pourquoi un chemin long et difficile reste-t-il à parcourir et pourquoi assistons-nous ici et là à certaines avancées remarquables ? La réponse à ces questions ne peut venir que de la prise en compte de la dimension culturelle en tant que composante essentielle des questions d’environnement et de développement durable.

 

1 Gonzague PILLET, David MARADAN, Nicole ZINGG & Sherry BRANDT-WILLIAMS (2001): Emternalities - Theory and Assessment, In : M. T. BROWN (ed.): Emergy synthesis - Theory and Applications of the Emergy Methodology. Proceedings of the First Biennial Emergy Analysis, Reseearch Conference, FL, USA, 2001, pp. 39-51.

Paradoxalement, celle-ci intervient à deux niveaux d’organisation apparemment aux antipodes l’un de l’autre. La société globalisée contemporaine s’est construite sur des valeurs qui laissaient peu de place à la composante écologique. Dans la société post-moderne, le rapport à la nature est davantage un rapport d’exploitation qu’un rapport d’interdépendance. Plusieurs chocs environnementaux ont secoué cette représentation du monde et, par ajustements successifs, ils sont en train de modifier ce qui fait sens pour la société globalisée. Ils aboutissent ainsi progressivement à de nouvelles pratiques sociales dont la mise en oeuvre est freinée par la résistance que lui opposent des représentations collectives bien ancrées. La transformation ne pourrait être que partielle et extrêmement lente si elle n’était soumise à l’aiguillon de changements plus modestes qui éclosent dans des groupes aux dimensions limitées. Au niveau territorial (là où se tissent des liens sociaux plus directs et plus forts) l’ancrage culturel peut reposer sur d’autres rapports à la nature capables de susciter d’autres pratiques sociales.

La question est donc de repérer quelle place occupe et comment évolue la relation à la nature dans les représentations collectives et les pratiques sociales aux différents niveaux d’organisation de la société, à l’échelle territoriale comme à celle de la société globalisée.

D'autres approches seront également bienvenues qu'elles soient émergentes ou que, plus classiques, elles s'appliquent concrètement à des Régions comme celle d’Annaba (zones littorales à forte pression touristique, industrielles, arrières pays miniers, agricoles, …). C’est toute l’ambition de ces Premières Rencontres Internationales d’Annaba d’y espérer contribuer.

 

2- Axes proposés :

L'état des savoirs sur les principales approches de l'économie de l'environnement, en relation avec le développement.

 1- L’environnement et les pratiques industrielles dans quelques branches d’activité. Les entreprises industrielles : gestion des déchets, des pollutions induites sur l'air, l'eau, les autres ressources naturelles, …

 

2- Modèles et conditions de la prise en compte des problématiques environnementales. Dimensions culturelles de cette prise en compte.

 

3- Relecture critique des approches théoriques, en particulier, les politiques d'information et de communication sur les questions environnementales, auprès des acteurs économiques.

 

4- La théorie des « emternalités » et les impacts qu'elle pourrait avoir sur les conceptions de l'économie de l'environnement et leur traduction en terme de politique économique au Sud et en Algérie : les « coûts » de l'environnement et leur intégration pour un calcul plus objectif des « Valeurs Ajoutées ».

 

 5- Rôle des nouvelles technologies dans la réduction des impacts de l'industrie sur l'environnement (industries énergétiques…).

 

6- Aménagement du territoire, industrie et environnement : les problèmes posés par la proximité d'une concentration industrielle, d'une zone touristique d'un patrimoine (naturel et culturel).

 

7- Le rôle des consommateurs dans la prise en compte de l'environnement par les producteurs.

 

Contacts :

 Mr Le Chef du Département des Sciences Economiques : Boualem CHEBIRA

 Tél. : 00 213 (0) 38 515322

Fax : 00 213 (0) 38516909 - 00 213 (0) 38515322

00 213 (0) 38515982 - 00 213 (0) 38515478

E-mail: ecoreve1@yahoo.fr

 Groupe de Recherches "Economie de l'Environnement"

Université Badji-Mokhtar - Annaba.

Faculté des sciences économiques et de gestion

Département des Sciences Economiques.

 

Comite d’organisation :

 Responsable : Boualem CHEBIRA

 Mr. Hichem BOURRICHE

Mr. Samir DJEBBAR

Mr. Ahmed HAMDAOUI

Mr. Nadji KHAOUA

Mr. Belgacem MADI

Mr. Kamel MESSAOUDENE

Mme Houria MEHDIOUI

Mr. Brahim NABET

Mme Saliha SOUILAH

 

Secrétariat :

 Melle Karima GHAFOURI, Laboratoire LAREE

Melle Fadila LOUCIF, Laboratoire LARMO

 

Comité scientifique :

Président : Prof. Mahfoud BENOSMANE

 Pr. Abdallah AKARI Université El-Manar Tunis

Dr. Habib AYYEB IRD Le Caire Egypte

Pr. Mounir BELLOUMI Université Sousse Tunisie

Pr. Matouk BELATAF Université Bejaïa Algérie

Dr. Rachid BENDIB Université Annaba Algérie

Pr. Faouzi BENSEBAA Université Paris France

Pr. Farès BOUBAKOUR Université Batna Algérie

Dr. Adel BOUGHRARA Université Sousse Tunisie

Pr. Kouider BOUTALEB Université Tlemcen Algérie

Pr. Beat BÜRGENMEIER Université Genève Suisse

Mr. Boualem CHEBIRA Université Annaba Algérie

Pr. Pierre DUPRIEZ ICHEC Belgique

Pr. Abdelkader EL-DJEBBOURI Université Annaba Algérie

Pr. Ahmed EL-MOUTAOUSSAT Université Marrakech Maroc

Pr. Sylvie FAUCHEUX Université Paris-Versailles France

Dr. Sidhom HAMMADI Université Tunis Mennouba Tunisie

Dr. Chérif HAMZAOUI Université Annaba Algérie

Pr. Abdelmadjid IBENRISSOUL Université Mohamedia Maroc

Mr. Nadji KHAOUA Université Annaba Algérie

Dr. David MARADAN Université Genève Suisse

Pr. Salah MATOUSSI Université El Manar Tunisie

Pr. Bachir MAZOUZ ENAP Montréal Québec Canada

Pr. Mihoub MEZOUAGHI Agence Française de développement France

Mr. Salah MOUHOUBI Economiste Expert international

Pr. Alain NOEL HEC Montréal Québec Canada

Pr. Fatima-Zohra OUFRIHA Université d’Alger – CREAD Algérie

Pr. Gonzague PILLET Université Fribourg Suisse

Pr. Mohamed RIGAR Université Caddi Ayad Marakkech Maroc

Pr. Mounir SAIDANI Université Sfax Tunisie

Pr. Ahmed SLAIMI Université Annaba Algérie

Dr. Ahmed TOUIL Université Tlemcen Algérie

Mr. Karim ZEIN Président sba Suisse

 

 

Soumission :

Les résumés doivent être transmis au comité d’organisation au plus tard le 30 Mai 2007. Ces résumés devront reprendre la problématique proposée, la méthodologie d’analyse et les mots clés utilisés.

Ils seront soumis aux membres du comité scientifique. Les auteurs des résumés acceptés devront transmettre leur communication finale avant le 10 Septembre 2007. La décision finale d’acceptation sera communiquée avant le 10 Octobre 2007, accompagné d’une lettre d’invitation.

 

Pour les résumés :

 • Les résumés doivent être rédigés en Arabe, en Français ou en Anglais et sont limités à une page maximum en MSWord (300 à 400 mots). Pour le Français et l’Anglais : Police Times New Roman Taille 12 interligne simple. Pour l’Arabe : Police Times New Roman Taille 16 interligne simple

 

Pour les communications finales :

 • Les communications doivent être rédigées en Arabe, en Français ou en Anglais et sont limitées à 15 pages maximum en MSWord (4500 mots max). Pour le Français et l’Anglais : Police Times New Roman Taille 12 interligne simple. Pour l’Arabe : Police Times New Roman Taille 16 interligne simple

• Le titre de l’intervention, le nom du ou des auteurs (2 maximum), affiliation, adresse postale, adresse électronique, téléphone et Fax doivent figurer en première page.

 • La première page doit comporter en outre le résumé.

 •Les marges sont fixées à 20mm de chaque côté

 

Les résumés et les communications finales doivent parvenir par voie électronique à l’adresse suivante : ecoreve1@yahoo.fr

 

Acceptation des communications

 Les auteurs des communications acceptées par le comité scientifique recevront avant le 10 Octobre 2007, un avis d’acceptation et une lettre d’invitation.

Les auteurs disposeront de 15 à 20 minutes pour la présentation de leur communication. Un ordinateur, un rétroprojecteur, et un vidéo projecteur (Data-Show) seront mis à leur disposition.

 

 

Participation aux rencontres

 Les auteurs des communications acceptées doivent présenter eux-mêmes leurs travaux (dans le cas de deux auteurs, l’un des deux doit nécessairement être présent aux rencontres). La prise en charge comprendra l’hébergement et la restauration durant 3 nuitées. Les frais de transport sont à la charge des participants.

Pour les autres participants (sans communication), la participation se fait sur inscription en transmettant le bulletin d’inscription ci-joint soit par voie électronique à : ecoreve1@yahoo.fr soit par voie postale à l’adresse suivante :

 Monsieur le chef de département des sciences économiques

Faculté des sciences économiques et de gestion

Université Badji Mokhtar Annaba

B.P 12 El-Hadjar Annaba –ALGERIE

Avec la mention ECOREVE sur l’enveloppe

 

Publication :

 Les communications qui retiendront l’attention des membres du comité scientifique seraient susceptibles d’être publiées soit au niveau national soit au niveau international. Certains aménagements peuvent être demandés aux auteurs.

 

Les actes

Tous les actes des rencontres seront remis aux participants sous la forme d’un CD. Les articles sélectionnés peuvent faire l’objet d’une publication spéciale.

 

Dates importantes (calendrier) à retenir :

 Date limite de réception des résumés : 30 Mai 2007

Avis du Comité scientifique : 30 Juin 2007

Date limite de réception des communications finales : 10 Septembre 2007

Avis d’acceptation du Comité scientifique et invitation : 10 Octobre 2007

Date limite d’inscription des participants : 31 Octobre 2007

Déroulement des travaux : 18 et 19 Novembre 2007

  

Inscription :

 Les inscriptions sont ouvertes aux participants du 01 Mars 2007 au 31 Octobre. Les frais d’inscription sont estimés à 3.000 DA (environ 35 Euros). Ils comprennent la documentation, la pochette des rencontres, les déjeuners.

 

Excursion :

Une excursion sera organisée le 20 Novembre pour les participants qui souhaitent s’y inscrire. Les frais d’inscription seront fixés ultérieurement. D’autres détails sur le lieu et le circuit seront fournis en temps opportun.

Lieux

  • Université d'Annaba
    Annaba, Algérie

Dates

  • mardi 30 mai 2006

Mots-clés

  • environnement, développement, industries, pollutions, impacts, coûts, remédiation

Contacts

  • Boualem Chebira
    courriel : ecoreve1 [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Nadji Khaouai
    courriel : nadji_khaoua [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Industries et environnement », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 15 mars 2007, http://calenda.org/192829