AccueilDémocratisation et processus électoraux dans les États africains au XXIe siècle

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Publié le vendredi 23 mars 2007 par Corinne Cassé

Résumé

L’Interdisciplinaire Groupe de Recherche sur l’Afrique Contemporaine (IGRAC) créé en 2002 par des chercheurs en sciences sociales de l’Université Marien Ngouabi, dans un esprit de pluridisciplinarité, célèbre cette année (2007) son cinquième anniversaire. A cet effet, il organise les 24 et 25 novembre 2007, à Brazzaville, un colloque international sur le thème : Démocratisation et processus électoraux dans les Etats africains au XXIe siècle.

Annonce

24-25 novembre 2007

Brazzaville, Congo

Argumentaire

L’Interdisciplinaire Groupe de Recherche sur l’Afrique Contemporaine (IGRAC) créé en 2002 par des chercheurs en sciences sociales de l’Université Marien Ngouabi, dans un esprit de pluridisciplinarité, célèbre cette année (2007) son cinquième anniversaire. A cet effet, il organise les 24 et 25 novembre 2007, à Brazzaville, un colloque international sur le thème : Démocratisation et processus électoraux dans les Etats africains au XXIe siècle.

Au début de la dernière décennie du XXe siècle, l’effondrement de l’Union Soviétique et la fin de la bipolarisation politique du monde ont profondément changé le cours de la planète. Ces deux faits majeurs ont eu pour conséquences le triomphe de la démocratie libérale, la consécration de l’élection pluraliste comme procédé de légitimation du pouvoir politique, le passage de nombreux pays africains du monopartisme au multipartisme et à la démocratie. Ce passage a été stigmatisé sous les vocables de « transition démocratique » et de « démocratisation ». L’abondante littérature sur ces deux concepts, en ce qui concerne l’Afrique, indique que désormais les dirigeants africains doivent être désignés par le peuple à la suite d’élections libres, honnêtes, ouvertes et régulières mettant en lice plusieurs candidats. Mais ces élections exigent : l’existence d’un cadre électoral consensuel ; des organes autonomes et impartiaux de contrôle des opérations électorales ; l’existence légale, en amont, de partis politiques et l’exercice de libertés civiles et politiques.

En Afrique, les consultations électorales ne sont pas un fait nouveau. Les premières élections ouvertes aux autochtones ont été organisées par les administrations coloniales au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Jusqu’aux indépendances, les élections s’y sont déroulées dans un cadre multipartite. Après l’indépendance, notamment sous la période du monopartisme, elles l’ont été sur le mode dit unanimiste. A la fin des années 1980, dans la plupart des Etats africains, le consensus national pour l’instauration de la démocratie a permis la tenue des conférences nationales. Ces foras ont abouti à l’invention d’un nouvel espace public grâce à l’adoption d’un cadre institutionnel de la future vie politique et d’un chronogramme pour rythmer la période dite de transition.

Une série d’élections a ainsi eu lieu depuis la fin des conférences nationales. Mais en raison du contexte de violence qui a marqué ces quelques quinze dernières années de la vie politique africaine, ces élections apparaissent d’une part comme responsables de la rupture du consensus politique obtenu à la fin des années 1980, entraînant un peu partout  des tensions voire des guerres civiles (Rwanda, Burundi, République du Congo, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, RCA, Tchad, Togo, Mauritanie, etc.), et d’autre part comme un instrument de légitimation et de renforcement des pouvoirs issus des guerres civiles.

Quels bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés peut-on alors aujourd’hui dresser dans l’espace politique africain inventé consensuellement à la fin des années 1980 ? Quelles propositions formuler pour la tenue d’élections libres et fiables afin que les processus électoraux contribuent au renforcement de la démocratie et de la paix ? Voilà des questions auxquelles les chercheurs souhaitant participer à ce colloque sont invités à répondre en examinant l’expérience de la vie démocratique des différents pays africains. A l’intérieur de ce cadre global, les contributions aux thèmes suivants sont vivement encouragées :

  • Les conférences nationales : quel bilan quelque vingt ans après ?

  • Acteurs et protagonistes des processus démocratiques africains ;

  • Les sociétés civiles africaines et les processus démocratiques ;

  • Les processus électoraux africains depuis 1990 ;

  • La question de la paix en Afrique ;

  • L’Etat de droit en Afrique ;

  • Les femmes africaines et les processus démocratiques ;

  • Les jeunes et les processus démocratiques  africains ;

  • La force publique et les processus démocratiques  africains ;

  • La presse et la démocratie en Afrique ;

  • Le rôle et la place des églises.


Les chercheurs intéressés par ce colloque sont invités à soumettre le résumé de leur communication au secrétariat de l’IGRAC au plus tard le 30 avril 2007. Les auteurs retenus seront informés le 30 mai 2007. Ils auront à soumettre leurs communications au plus tard le 30 juillet 2007.

Les résumés et les communications seront envoyés par E-mail à :
Patrice Moundza,
IGRAC
E-Mail : moundzapat@yahoo.fr

Ou à :

Catégories

Lieux

  • Brazzaville (Congo)
    Brazzaville, Congo

Dates

  • lundi 30 avril 2007

Mots-clés

  • démocratie, élection, Afrique

Contacts

  • Gamandzori Joseph
    courriel : gamandzori [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Joseph Gamandzori
    courriel : gamandzori [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Démocratisation et processus électoraux dans les États africains au XXIe siècle », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 23 mars 2007, http://calenda.org/192872