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Combats de femmes

Des mères contre le pouvoir militaire

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Publié le mercredi 25 avril 2007 par Corinne Cassé

Résumé

Après le coup d'État militaire de 1976 en Argentine, des mères de disparus se réunissent spontanément sur la Place de Mai, face au palais gouvernemental. De leur initiative naît un mouvement de contre-pouvoir que la junte ne pourra faire taire. En Russie, des femmes se battent sans relâche en faveur de la paix en Tchétchénie, n'hésitant pas à jouer le rôle d'intermédiaire dans le conflit, tout en continuant de dénoncer la violation des droits de l'homme au sein de l'armée russe. Au-delà des différences de contextes politiques et historiques, l'originalité de ces mouvements est d'offrir au pouvoir militaire une opposition politique née d'une inquiétude très privée, puisque fondée sur la maternité.

Annonce

Table ronde, organisée par  la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine dans le cadre de son cycle "Les Lundis de la BDIC".

16 heures à 19 heures

BDIC, salle de réunions, 1er étage.

Entrée libre et gratuite.


Dès les premiers mois de 1977, un an après le coup d’Etat qui a installé une dictature militaire en Argentine, des mères de disparus se réunissent spontanément sur la Place de Mai, face au palais gouvernemental, pour savoir ce qu’il est advenu de leurs enfants. Très vite, leur initiative prend de l’ampleur et de leur réunion hebdomadaire naît un mouvement de contre-pouvoir qui conquiert une visibilité au-delà des frontières de l’Argentine, et que la junte militaire ne parviendra pas à faire taire.

En URSS, c’est en 1989,  quelques mois avant le retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan, qu’est né le premier Comité des mères de soldats. Pour la première fois, des mères se mobilisaient contre une guerre inutile, faisaient la lumière sur la situation  déplorable dans les casernes russes et les mauvais traitements infligés aux appelés .  

Depuis la première guerre en Tchétchénie en 1994, elles se battent sans relâche en faveur de la paix,  n’hésitant pas à jouer le rôle d’intermédiaire dans le conflit tout en continuant de dénoncer la violation des droits de l’homme au sein de l’armée russe.

Au-delà des différences de contextes politiques et historiques, l’originalité de ces mouvements est d’offrir au pouvoir militaire une opposition politique née d’une inquiétude très privée, puisque fondée sur la maternité. Comment des associations de mères, soucieuses de défendre les intérêts individuels de leurs enfants, en arrivent-elles à se créer et à s’imposer face à l’appareil militaire, devenant par là-même les porte-parole de revendications politiques ?


Avec Laura Conte, membre  de l’Association « Madres de Plaza de Mayo - línea  fundadora »,

Valentina Melnikova, cofondatrice du Premier Comité des mères de soldats

et  Marguerite Rollinde, historienne.

Modératrices : Carole Ajam et Cécile Tardy (collaboratrices de la BDIC)

Catégories

Lieux

  • BDIC, 6, allée de l'Université, salle de conférences du 1er étage
    Nanterre, France

Dates

  • lundi 14 mai 2007

Mots-clés

  • opposition politique, Argentine, coup d'Etat 1976, Place de Mai, mères de disparus, Russie, Tchétchénie, guerre, mères de soldats, droits de l'homme

Contacts

  • Carole Ajam
    courriel : carole [dot] ajam [at] bdic [dot] fr
  • Cécile Tardy
    courriel : cecile [dot] tardy [at] bdic [dot] fr

Source de l'information

  • Claire Niemkoff
    courriel : claire [dot] niemkoff [at] bdic [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Combats de femmes », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 25 avril 2007, http://calenda.org/193005