AccueilL'espace politique : concepts et échelles

L'espace politique : concepts et échelles

Colloque international de géographie politique

*  *  *

Publié le mercredi 23 mai 2007 par Marianne Blidon

Résumé

La géographie politique reste une discipline relativement confidentielle dans les pays de langue française. Elle est surtout développée dans les pays anglo-saxons, comme en témoigne l’existence de la revue Political Geography. Ce colloque international, organisé par l'Université de Reims-Champagne Ardennes (URCA) propose de faire le point sur cette discipline qui relève, suivant les cas, de la géopolitique, de la géographie humaine ou d’autres sciences humaines. Il se tiendra les 2, 3 et 4 avril 2008 à Reims.

Annonce

Appel à Communications

L’Espace politique : concepts et échelles

Colloque International de géographie politique

Reims, 2-4 avril 2008

Université de Reims Champagne Ardennes (URCA)

Campus Croix Rouge, Faculté des Lettres et Sciences Humaines

 

Les objectifs

L’idée de parvenir à une définition commune de cette discipline paraît difficile à atteindre, voire inutile. Ce colloque vise un objectif plus raisonnable : brosser un tableau de l’ensemble des thématiques développées en la matière. Ces thématiques ne sont pas forcément nouvelles, mais la plupart ont été profondément renouvelées tout au long du XXe siècle.

Les organisateurs de cette manifestation souhaitent :

- Faire le point sur les recherches menées en ce domaine ;

- Souligner le hiatus entre la dimension relativement marginale de cette discipline et la demande croissante en informations et en capacité d’analyse de l’espace politique ;

- Rassembler la communauté scientifique attachée aux thèmes de l’espace politique (qu’ils soient géographes ou non) et promouvoir les liens personnels entre ses membres.

 

Les thématiques

(Les propositions de communication peuvent développer une ou plusieurs de ces thématiques)

- L’Etat. La place de l’Etat, centrale dans la première géographie politique (de F. Ratzel à N. Pounds), est aujourd’hui rediscutée. Entre retrait et redéploiement, son rôle est souvent analysé en termes de déclin. S’agit-il d’une vision purement néo-libérale ou d’une lecture objective de l’espace mondialisé ? Si ce déclin est avéré, est-il irrémédiable ou transitoire ?

- La frontière est un thème tout aussi ancien que l’Etat et à celui-ci dialectiquement lié. Les frontières prennent des « formes inédites » liées aux transformations socio-économiques contemporaines et aux impératifs de sécurité. Leur rôle de barrière (États-Unis/Mexique, etc.) paraît paradoxalement rehaussé (immigration, sécurité) alors même que l’Etat s’effacerait. Comment analyser cette contradiction ?

- Le territoire est un concept d’usage plus récent mais aujourd’hui déterminant. La notion de territoire pose plusieurs questions fondamentales : pertinence, mode d’appropriation et territorialité, découpage (subdivisions administratives). Quel est son rôle entre contestation et affirmation du pouvoir ?

- Les acteurs forment une notion courante de la géopolitique « classique » (d’échelle mondiale), des Relations Internationales, mais aussi de la géographie politique. Ils sont d’une extrême variété (« puissances », États, pouvoirs locaux, OIG, ONG, firmes mais aussi groupes plus informels tels qu’associations, lobby, etc.). Chacun de ces acteurs agit sur l’espace à une échelle différente, suivant quelles stratégies ? En fonction de quels moyens ? Quelles formes prennent leur confrontation et leur coopération ?

- Le pouvoir. Le pouvoir est plutôt un objet central des Relations Internationale ou de la géopolitique. A-t-il une place en géographie politique ? Et qu’est-ce qu’une géographie du pouvoir ? Comment le pouvoir structure-t-il l’espace pour agir ? En retour, comment l’espace influence-t-il les pouvoirs ?

- La démocratie. La question du pouvoir est bien évidemment liée à celle de la démocratie. M. Bussi et D. Badariotti ont pu faire de ce thème, dans la lignée de Lévy, le fondement d’une « nouvelle géographie politique ». Versant politique de la mondialisation ou révolution dans les relations entre les acteurs ?

- Les flux. Un facteur de plus en plus déterminant dans un monde soumis à la mobilité. Les flux matériels (personnes, marchandises) ou plus encore immatériels (capitaux, information) soulignent l’importance des réseaux et de la mobilité. Remettent-ils réellement en question la pertinence des territoires ou soulignent-ils l’avènement d’une « société liquide » selon l’expression de Zygmunt Bauman ?

- Le milieu : le lien avec l’espace naturel est un des premiers thèmes de la géographie politique (Ratzel). Initialement marqué par le déterminisme, il est aujourd’hui complètement revisité. Le développement de l’écopolitique en est la meilleure illustration. Assiste-t-on à un basculement des thèmes de recherche autour des problématiques environnementales ?

 - La ville occupe une place plus importante dans la géographie politique contemporaine. Les thématiques sont variées et multiscalaires : rôle des réseaux urbains et des villes mondiales, pouvoir des villes et violence dans la ville (rivalités et médiation), gouvernance urbaine, habitat et espace vécu, etc. Est-ce une échelle d’action réellement pertinente dans les logiques de pouvoir, ou une simple échelle d’analyse ?

 - Épistémologie générale. On peut distinguer et questionner plusieurs démarches ou périodes distinctes : l’approche fonctionnaliste ou classique en géographie politique essentiellement représentée par les auteurs étasuniens (de R. Hartshorne à N. Pounds); les approches systémiques dont la notion de système-monde, ou plus loin encore dans la modélisation, et l’approche quantitative ; ou encore l’approche post-moderne (sur le genre, les post-colonial studies, ou les minorités ethniques par exemple).

La question d’une distinction entre géographie politique et géopolitique paraît aussi pertinente : termes redondants ou démarches spécifiques ? Il paraît nécessaire de « déconstruire » (selon l’expression de Derrida) ces démarches et de poser la question sous-jacente des enjeux de pouvoir qui y sont liés.
 

Toutes ces thématiques peuvent être abordés à trois échelles :

- Macro – ou le monde comme objet. La réflexion à l’échelle mondiale est-elle une spécificité de la géopolitique ? Le « choc des civilisations » : une grille de lecture pertinente ? Quel est l’apport de la géographie politique pour comprendre la mondialisation.

- Méso – Etat et région, territoires interstitiels entre le monde et les lieux.

- Micro – le local et les lieux. Le local à l’âge du global (glocalisation). Une échelle novatrice pour la géographie politique ? Hauts lieux, et lieux symboliques : enjeu de la compétition entre les acteurs.

 

Comité local d’organisation et contacts:

Stéphane Rosière (Pr.) stephane.rosiere@univ-reims.fr

Céline Vacchiani-Marcuzzo (MCF) vacchiani@parisgeo.cnrs.fr

Pernette Grandjean (Pr.)

Frédéric Piantoni (MCF)

Claude Duménil (IE) 

 

Comité scientifique international :

Le comité se chargera d’examiner les propositions reçues et sélectionner les communications qui seront présentées.

Pr. Michel Bussi (Université de Rouen)

Pr. Kevin Cox (Ohio State University)

Pr. Carl T. Dahlman (Miami University, Ohio)

Pr Ina Elias de Castro (Université fédérale de Rio de Janeiro)

Pr. Frédéric Giraut (Université de Grenoble 1)

Pr. Anton Gosar (University of Primorska, Slovenia)

Pr. Vladimir Kolossov (Académie des Sciences de Russie et vice-président de l’UGI)

Pr. Maria Paola Pagnini (Université de Trieste)

Pr. Stéphane Rosière (Université de Reims)

Pr. Gerard Toal (Virgina Tech University)

Pr. Christian Vandermotten (Université Libre de Bruxelles)

 

Partenaires

Département de géographie, URCA et Laboratoire Habiter (EA 2076)

Commission de géographie politique et géopolitique du Comité Français de   géographie

Commission on Political Geography of the International Geographical Union (IGU)

L’Espace Politique (revue en ligne) espacepolitique.org

 

Calendrier

15 septembre 2007 - Date limite d’envoi des résumés

15 novembre 2007 - Liste des communications retenues

1er janvier 2008 - Ouverture des inscriptions

29 février 2008 - Date limite d’envoi des textes retenus dans leur version définitive

15 mars 2008 - Fin des inscriptions

2-4 avril 2008 - Colloque

 

Frais d’inscription

Des frais d’inscription seront demandés pour tous les participants

-  160 euros pour les titulaires

-   60 euros pour les doctorants et étudiants

Les frais incluent les trois déjeuners, les deux dîners et le CD de l’ensemble des communications.

 

Lieux

  • Université de Reims-Champagne Ardennes, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Campus Croix Rouge
    Reims, France

Dates

  • samedi 15 septembre 2007

Mots-clés

  • Géographie politique

Contacts

  • Stéphane Rosière
    courriel : stephane [dot] rosiere [at] univ-reims [dot] fr
  • Céline Vacchiani-Marcuzzo
    courriel : vacchiani [at] parisgeo [dot] cnrs [dot] fr

Source de l'information

  • Céline Vacchiani-Marcuzzo
    courriel : vacchiani [at] parisgeo [dot] cnrs [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'espace politique : concepts et échelles », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 23 mai 2007, http://calenda.org/193157