AccueilLes nouvelles figures de la dangerosité

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Publié le vendredi 25 mai 2007 par Natalie Petiteau

Résumé

Dans le cadre du colloque intitulé « les nouvelles figures de la dangerosité » du 15 au 17 janvier 2008 , l’Ecole Nationale d’Administration Pénitentiaire lance un appel à communication autour de 4 axes : - Causes sociohistoriques de la dangerosité - Construction de la dangerosité - Représentations de la dangerosité - Gestion de la dangerosité

Annonce

Appel à communication

Colloque "Les nouvelles figures de la dangerosité"

4 axes
Causes sociohistoriques de la dangerosité
Construction de la dangerosité
Représentations de la dangerosité
Gestion de la dangerosité

La dangerosité est un terme ancien dont l’apparition correspond à la naissance
de la criminologie à la fi n du 19e siècle. Après une relative éclipse, cette notion
connaît aujourd’hui un regain extraordinaire chez les professionnels et les
experts de la délinquance. Les pouvoirs publics s’en sont également saisis dans le
souci de proposer des préconisations pratiques de gestion de la dangerosité face
à une demande croissante de sécurité stimulée, entre autre, par les exemples très
médiatisés de crimes commis par des délinquants récidivistes remis en liberté.
En effet, les journaux, les actualités, les reportages ne cessent de pointer
la dangerosité de telle ou telle situation ; de la dangerosité nucléaire,
environnementale ou sanitaire à celle des gestes quotidiens en passant, bien
sûr, par la dangerosité des individus qui ont enfreint la loi. Cette « obsession
du risque » suscite un besoin croissant d’évaluation de la dangerosité des
individus jugés déviants par le développement de techniques visant la mesure
prédictive des risques qu’ils sont susceptibles de faire courir aux professionnels
et à la société. Cependant, cette notion de dangerosité s’avère extrêmement
problématique.

Causes sociohistoriques de la dangerosité
Comment se fait-il qu’une notion héritée du 19e siècle soit devenue le sésame
de la protection de la société ? S’agit-il de facteurs endogènes à l’individu qui
devient de plus en plus dangereux ou de facteurs exogènes qui renforcent un
sentiment d’insécurité plus ou moins « légitime ». Il faut ainsi chercher la cause
de l’infl ation de la dangerosité dans l’analyse d’un processus historique profond.
N’est-elle pas la conséquence de transformations techniques, psychologiques,
sociales et politiques qui ont produit un individu fragile, inquiet et dépendant
des institutions qui le protègent ?


Construction de la dangerosité

La construction actuelle de la dangerosité se présente immédiatement comme
plurielle. L’approche clinique s’intéresse au malade mental. L’approche actuarielle
aux facteurs et individus à risques. L’approche pénale au délinquant présentant
des risques de récidive ou ayant déjà récidivé. Pour autant ces trois approches se
mélangent souvent, ne serait-ce que lors de l’expertise judiciaire. Quel peut-être
l’effet de cette confusion des genres sur la valeur scientifi que de la dangerosité ?
Quelle peut-être la cohérence épistémologique de la notion de dangerosité ?.

Représentations de la dangerosité

On ne peut que constater une grande relativité socioculturelle des
représentations de la dangerosité. Certains dangers se cristallisent puis
s’estompent. On ne perçoit pas les mêmes dangers en fonction de son origine
culturelle ou sociale. En effet, si les perceptions de la dangerosité s’enracinent
dans l’élaboration scientifi que, elles sont aussi infl uencées par des croyances
et un traitement médiatique qui en accentuent la confusion. C’est pourquoi il
paraît nécessaire d’éclaircir les mécanismes de la construction sociale de la
dangerosité.

Gestion de la dangerosité

La dangerosité est un fait, une notion, une représentation avec laquelle il faut
travailler. Or, comment travailler avec une notion hétérogène et complexe ?
Du point de vue de l’évaluation : Peut-on déterminer des critères validés
scientifi quement ? Du point de vue de l’action : Comment gérer l’inévitable
confl it entre les exigences de sécurité et celles de la prise en charge ? Comment
concilier la protection des droits d’un individu dangereux et les aspects
sécuritaires essentiels pour les professionnels qui l’entourent ?


C’est avec l’ensemble de ces diffi cultés qu’il faudra débattre et se débattre.
Non pas avec la prétention de résoudre les problèmes mais, au contraire, de les
faire apparaître pour mieux y faire face. Chacun de ces axes fera l’objet d’une
conférence plénière et/ou d’ateliers thématiques.


C O N TA C T S
Les propositions de communication (3500-5000 signes), doivent être envoyées pour le 20 juillet 2007 au plus tard par mail :
carine.brenac@justice.fr


Site internet : www.enap.justice.fr

 

Lieux

  • Copenhague, Danemark

Dates

  • vendredi 20 juillet 2007

Fichiers attachés

Contacts

  • Carine Brenac
    courriel : Carine [dot] Brenac [at] justice [dot] fr

Source de l'information

  • Carine Brenac
    courriel : Carine [dot] Brenac [at] justice [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les nouvelles figures de la dangerosité », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 25 mai 2007, http://calenda.org/193166