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Le sociologue et le militant

Les implications méthodologiques et épistémologiques du travail empirique en sociologie politique

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Publié le mercredi 13 juin 2007 par Marin Dacos

Résumé

Journée d’études RT 34 « Sociologie politique » et RT 20 « Méthodes » de l’Association Française de Sociologie, le vendredi 29 juin 2007, Laboratoire PRINTEMPS (Université St-Quentin-en-Yvelines).

Annonce

Journée d’études

RT 34 « Sociologie politique » et RT 20 « Méthodes » 

de l’Association Française de Sociologie

Le vendredi 29 juin 2007

Laboratoire PRINTEMPS (Université St-Quentin-en-Yvelines)

Le sociologue et le militant

Les implications méthodologiques et épistémologiques

du travail empirique en sociologie politique

Cette journée d'études porte sur les conditions d’objectivation du travail empirique en sociologie politique, et plus particulièrement sur les spécificités de l’analyse de l'engagement et des organisations politiques. Quelles que soient les thématiques de nos recherches, les approches qualitatives impliquent nécessairement une « familiarité distante » avec les valeurs mises en avant et avec les individus qui les portent. On peut cependant considérer que les terrains « militants » sont spécifiques. S'y mêlent en effet plus régulièrement qu'ailleurs des jeux de verbe et de pouvoir, des rhétoriques et des discours normatifs, un rapport à la figure de « l’adversaire », des conflits et des divisions constitutives de la dynamique militante, des émotions à la mesure des engagements subjectifs et biographiques. Dans quelle mesure le chercheur est-il « pris » dans l'ensemble de ces rapports sociaux ? Peut-il s'en « déprendre » aisément ? Doit-il produire plus qu'ailleurs un travail spécifique de mise en perspective de sa trajectoire et de son implication ? Est-il nécessaire d’objectiver ses propres engagements pour comprendre ceux des autres ? Au final, c'est bien la légitimité de l'intervention, de la position et de la posture du chercheur qui se pose d'une manière particulièrement vive dans l'analyse des milieux militants.

Pour questionner les conditions de possibilité, les limites et les obstacles du travail d'enquête dans ce domaine, nous souhaitons faire de la journée un lieu de discussions et d'échanges sur les difficultés que nous rencontrons dans nos recherches. Celle-ci sera organisée en trois tables rondes, qui constituent trois directions possibles de réflexions sur les rapports du chercheur avec l'organisation militante.

Cette journée est organisée par Didier Demazière (didier.demaziere@printemps.uvsq.fr), Sandrine Nicourd (Sandrine.Nicourd@printemps.uvsq.fr) et Laurent Willemez (Laurent.Willemez@univ-poitiers.fr).

Cette journée aura lieu à l’Université de St Quentin en Yvelines, 47 bd Vauban, Guyancourt (Gare de StQuentin en Yvelines) dans le bâtiment d’Alembert, salle des thèses.

Si vous souhaitez participer à cette journée, merci de contacter Isabelle Lendo (places limitées). isabelle.lendo@uvsq.fr

PROGRAMME

9.00 Accueil

9.30/ 11.15

Table ronde n°1 : Les chercheurs, militants de la cause

Nous aborderons le cas où les chercheurs sont militants de la cause ou de l'organisation. Comment se construit alors le travail d’objectivation ? Comment cette participation au jeu social militant se gère-t-elle ? Y a-t-il nécessairement alors rupture avec le groupe militant au moment de l’écriture ? En quoi consiste le regard critique spécifique à la sociologie ? Doit-il y avoir un processus de « désenchantement » ?

  • Martine Gross, CEIFR, CNRS, La position de militante sociologue ou sociologue militante dans l’association des Parents Gays et Lesbiens.
  • Xavier Dunezat, Université Lille 1, Militer et faire de la sociologie dans les mouvements de sans.
  • Isabelle Lacroix, Laboratoire PRINTEMPS, UVSQ, « Et vous qui dites-vous que je suis ? » Les implications méthodologiques et épistémologiques d’une recherche sur les groupes militants nationalistes basques par une chercheuse « basque par appartenance familiale ».
11.30/13.00

Table ronde n°2 : Socialisation militante pendant l’enquête

Autre cas de figure : les chercheurs qui deviennent militants au gré des interactions de recherche. Ils peuvent vivre alors une véritable « initiation » pour devenir autorisés à participer à un cercle plus ou moins fermé, voire accéder au statut de porte-parole. Peuvent-ils utiliser leur propre socialisation dans l’espace militant concerné pour progresser dans la connaissance ? Le départ est-il alors vécu comme un désengagement avec ses coûts corollaires ?

  • Stéphanie Rizet, LCS, Paris 7, Engagements des militants et implication du sociologue : l’exemple d’une recherche sur la LCR.
  • Bénédicte Havard Duclos, Université de Brest, Les coûts subjectifs de l’enquête ethnographique. Enquêter comme militante dans l’association Droit Au Logement (DAL) à la fin des années 1990.
  • Michel Koebel, Université de Reims, Peut-on être sociologue à l’ANACEJ (association nationale des conseils d’enfants et de jeunes) ?

13.00 Repas

14.00 / 16.00

Table ronde n°3 : « Extériorité » du chercheur à l’égard de la cause

Dernier cas de figure : lorsque les chercheurs se sentent extérieurs, voire opposés, aux idées et au projet politique avancés. Cette position permet-elle d’explorer la complexité des processus ? Est-elle réellement tenable sur le terrain ? Comment gérer la trop grande distance que l'on peut avoir avec l'objet de son enquête ?

Rémi Guillot, Université d’Amiens, ISP, Du terrain vague à l’enquête de terrain. Conditions de possibilité, limites et obstacles d’un terrain d’enquête sur « l’affaire de Bruay-en-Artois ».

Eric Pautard, CERTOP, CNRS, Entre compréhension et distanciation, le sociologue face aux organisations controversées. Le cas des sectes.

David Gouard, Université Paris I, Ethnographie des profils socio-politiques aux Cités Maurice Thorez et Youri Gagarine d’Ivry-sur-Seine.

16.00 Réunion du RT 34 « Sociologie politique » de l’AFS 

Lieux

  • 47 bd Vauban, Guyancourt (Gare de StQuentin en Yvelines) dans le bâtiment d’Alembert, salle des thèses.
    Guyancourt, France

Dates

  • vendredi 29 juin 2007

Mots-clés

  • Sociologie politique, épistémologie, méthodologie, travail empirique.

Contacts

  • Lendo Isabelle
    courriel : isabelle [dot] lendo [at] uvsq [dot] fr

Source de l'information

  • Laboratoire Printemps. ~
    courriel : isabelle [dot] lendo [at] uvsq [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le sociologue et le militant », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 13 juin 2007, http://calenda.org/193242