AccueilLa « dignité de Roi ». Regards sur la royauté en France au premier XIXe siècle

La « dignité de Roi ». Regards sur la royauté en France au premier XIXe siècle

Journée d'études organisée par l'Institut d'histoire de la Révolution française/Université de Paris I

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Publié le vendredi 22 juin 2007 par Delphine Cavallo

Résumé

Dans l’historiographie comme dans la mémoire nationale, une idée prédomine: la royauté serait morte avec Louis XVI. Le XIXe siècle connaît cependant un renouveau de formes monarchiques diverses. Mais la royauté du premier XIXe siècle demeure largement méconnue. Nous souhaitons étudier non le régime monarchique mais bien la royauté – la "dignité de roi" d’après la définition du Dictionnaire de l’Académie depuis 1692 - notamment le rôle dévolu au roi par les lois et constitutions française, l'exercice du pouvoir royal dans ses dimensions personnelles, familiales et dynastiques, mais aussi nous interroger sur la sacralité royale et les mises en scène du pouvoir royal.

Annonce

La « dignité de Roi » – Regards sur la royauté en France au premier XIXe siècle

Journée d'études organisée par Hélène Becquet et Bettina Frederking, Institut d'histoire de la Révolution française/Université de Paris I

Le 14 septembre 2007
Université de Paris I, Centre Panthéon, 12, Place du Panthéon, 75005 Paris, salle 216

Dans l’historiographie comme dans la mémoire nationale, une idée prédomine: la royauté serait morte avec Louis XVI. Si cette mort peut se situer au moment de de la fuite du roi en 1791 ( M. Ozouf) ou au moment de l’exécution de Louis XVI (M. Walzer), elle est généralement considérée comme l’achèvement d’un processus inéluctable de désacralisation de la royauté qui l'aurait rendue superflue (F. Furet, J. Merrick). Le XIXe siècle connaît cependant un renouveau de formes monarchiques diverses, avec le sacre de Napoléon et sa tentative de créer sa propre dynastie, la restauration de la maison des Bourbons, la monarchie sous la "branche cadette", enfin le Second Empire, jusqu'à ce que l'espoir d'une restauration monarchique s'évanouisse pour la dernière fois pendant les premières années de la Troisième République. Malgré leurs différences, ces régimes ont en commun de s’incarner dans un monarque aux attributions différentes mais néanmoins essentielles.
C’est sur ce monarque, ce roi, que nous voudrions concentrer notre attention. Nous souhaitons étudier non le régime monarchique mais bien la royauté – la « dignité de roi » d’après la définition du Dictionnaire de l’Académie depuis 1692. Si les historiens de l'époque moderne ont été nombreux à s'intéresser au roi, dans sa personne comme dans sa fonction, la royauté du premier XIXe siècle demeure largement méconnue, même s'il existe quelques travaux sur Louis XVIII et la Cour de France (P. Mansel), la place des femmes dans la monarchie constitutionnelle (J. B. Margadant) et les rapports entre pouvoir et religion (S. T. Kroen).
Le terme de dignité renvoie tout d’abord à une notion juridique, et demande que l’on s’attarde sur la fonction royale, le rôle dévolu au roi par les lois et constitutions françaises. Une fois ce rôle défini, c’est l’exercice de ce pouvoir qui nous intéresse, exercice qui diffère en fonction des convictions et des personnalités de chaque souverain. La dimension personnelle, familiale, dynastique nous paraît ici primordiale à aborder puisque la royauté française est une royauté héréditaire. Le mot dignité renvoie enfin à une dimension qui dépasse la personne du roi, à une forme de transcendance, à la notion de sacralité dont on a peut-être trop hâtivement supposé la disparition au XIXe siècle et qui s'exprime à travers les mises en scène du pouvoir royal et de sa propagande.

Nous ne prétendons pas à l’exhaustivité au cours de cette journée d’étude, d’autant que nous nous limiterons à la première moitié du XIXe siècle. Nous espérons cependant jeter un éclairage nouveau sur l’histoire politique de cette période, en abordant une question laissée dans l’ombre alors-même que la figure du roi ou des rois est essentielle pour comprendre l’histoire politique du XIXe siècle.

Programme


9h00 Introduction: Hélène Becquet et Bettina Frederking

9h30 Natalie Petiteau (Université d'Avignon): Les Français et l'empereur

10h00 Sudhir Hazareesingh (Université d'Oxford): Fille, soeur et mère, la reine Hortense et la tradition bonapartiste

10h30 Discussion et pause

11h00 Hélène Becquet (Université de Paris I, IHRF): Une monarchie sans reine: les princesses de la Restauration

11h30 Sébastien Le Gal (Université de Lyon III): La permanence de la dignité royale durant la Restauration et la Monarchie de Juillet: perspectives juridiques

12h00 Bettina Frederking (Université de Paris I, IHRF): Vive le Roi quand même ? Pouvoir royal et responsabilité ministérielle sous la Restauration

12h30 Discussion, déjeuner

14h30 Philippe Boutry (Université de Paris I-EHESS, CARE): Réflexion sur la sacralité royale en France au XIXe siècle

15h00 Grégoire Franconie (Université de Paris I): La sacralité royale sous la Monarchie de Juillet

15h30 Discussion et pause

16h00 Thibaut Trétout (Université de Paris I): Louis Philippe et la cour

16h30 Munro Price (Université de Bradford): Adelaïde d'Orléans et la Monarchie de Juillet

17h00 Discussion et conclusion (Jean-Clément Martin, Université de Paris I, IHRF)

Lieux

  • Université de Paris I, Centre Panthéon (12, Place du Panthéon, 75005 Paris), salle 216
    Paris, France

Dates

  • vendredi 14 septembre 2007

Mots-clés

  • France post-révolutionnaire, Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, royauté, pouvoir royal, dynastie

Contacts

  • Bettina Frederking
    courriel : frederki [at] club-internet [dot] fr

Source de l'information

  • Bettina Frederking
    courriel : frederki [at] club-internet [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La « dignité de Roi ». Regards sur la royauté en France au premier XIXe siècle », Journée d'étude, Calenda, Publié le vendredi 22 juin 2007, http://calenda.org/193282