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La problématique du développement durable vingt ans après

Nouvelles lectures théoriques, innovations méthodologiques, et domaines d'extension

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Publié le lundi 25 juin 2007 par Delphine Cavallo

Résumé

Le programme envisage de laisser une place privilégiée aux contributions théoriques, mais accueillera aussi avec intérêt des travaux appliqués originaux. Pour autant, le caractère opportun de ces derniers ne se justifiera que si un rapprochement explicite avec la problématique de développement durable est mené de façon claire et constante dans la contribution. En revanche, il ne sera pas prévu d’aires d’étude prioritaires : aussi les problématiques concernant le Nord comme le Sud, l’urbain comme le rural ou le côtier et le maritime, ou des territoires plus spécifiques tels que les zones d’ancienne industrialisation en reconversion recevront a priori une égale attention.

Annonce

La problématique du développement durable vingt ans après : nouvelles lectures théoriques, innovations méthodologiques, et domaines d'extension

Lille (Villeneuve d'Ascq) - France
20, 21 et 22 novembre 2008

Date limite de soumission des propositions: 15 octobre 2007

La problématique de développement durable (ou soutenable, de « sustainable » development) date désormais d’une vingtaine d’années. En effet, c’est l’âge qu’on peut lui donner si l’on considère comme point de départ le rapport Brundtland, présenté par les instances onusiennes, en 1987. Depuis, cette problématique articulant équité intragénérationnelle et équité intergénérationnelle, et généralement entendue comme cherchant à concilier équité sociale, efficacité économique et préservation de l’environnement, a fait l’objet de travaux très nombreux, tant sur le plan théorique qu’émanant de diverses organisations (institutions internationales, administrations nationales, ONG, entreprises…).

La perspective théorique tend à mettre en présence et à opposer les tenants des approches dites de durabilité « faible » de ceux de la durabilité « forte ». Alors que les premiers, s’inscrivant dans le courant néoclassique, reconnaissent généralement la validité de l’hypothèse de substituabilité entre les diverses composantes du capital (capital naturel, capital physique, capital humain…), les adeptes de la durabilité forte, critiques de cette même hypothèse, insistent sur la spécificité des contraintes (et par conséquent des objectifs) écologiques. S’agissant des contributions institutionnelles sur le développement durable – au sens large et, par conséquent, incluant les apports des acteurs mentionnés ci-dessus –, elles prennent la forme généralement d’une « déclinaison » particulière au champ concerné (par exemple de telle entreprise, de telle collectivité locale, etc.), des trois composantes susmentionnées, auxquelles est parfois adjointe la composante de gouvernance.

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur le développement durable et les manifestations le mettant à l’honneur se multiplient : au plan théorique, il est alors possible de retrouver de nombreuses variations sur l’opposition « durabilité faible / durabilité forte », tandis qu’au plan de la vulgarisation, les illustrations de l’exercice de déclinaison évoqué à l’instant sont légion.

Le présent colloque cherche à échapper à la redite qui proviendrait d’un contenu s’inspirant uniquement de ces deux axes de travail. A contrario, il souhaite mettre l’accent sur des formes plus originales de recherche sur le développement durable. À ce titre, feront l’objet de notre attention :

  • des approches théoriques relativement ou complètement nouvelles du développement durable ou plus exactement ayant testé à ce domaine particulier des constructions théoriques prévues initialement pour d’autres champs : approches institutionnalistes, approche conventionnaliste, approche évolutionniste, théorie de la régulation, analyse de la proximité… S’y ajoutent des constructions résolument critiques du développement durable (courant de la décroissance par exemple).
  •  des méthodologies innovantes ayant pour référentiel le développement durable : empreinte écologique, bilan carbone®, bilan sociétal, systèmes multi-acteurs…
  • des rapprochements avec des problématiques pourtant très liées avec le développement durable, mais pour lesquelles les connexions ont été, jusqu’à présent, peu explicitées : problématique de l’innovation sociale, crises et devenir du capitalisme (mondialisation, post-fordismes…), questions liées à la connaissance, soutenabilité sociale et humaine, notion de biens publics et de patrimoine, notion d’alerte en lien avec les risques, etc.

Le programme envisage de laisser une place privilégiée aux contributions théoriques, mais accueillera aussi avec intérêt des travaux appliqués originaux. Pour autant, le caractère opportun de ces derniers ne se justifiera que si un rapprochement explicite avec la problématique de développement durable est mené de façon claire et constante dans la contribution. En revanche, il ne sera pas prévu d’aires d’étude prioritaires : aussi les problématiques concernant le Nord comme le Sud, l’urbain comme le rural ou le côtier et le maritime, ou des territoires plus spécifiques tels que les zones d’ancienne industrialisation en reconversion recevront a priori une égale attention.

Sur la base de ce texte introductif, trois grands axes pourraient être intitulés de la façon suivante :

1)      Développement durable, développement soutenable : nouvelles lectures théoriques et critiques 

2)      Développement durable : promesses et limites des nouvelles méthodes d’analyse et d’évaluation

3)      Problématiques connexes au développement durable et domaines d’extension :

  • Mondialisation
  • Développement
  • Devenir du capitalisme
  • Stratégies d’acteurs, mobilisation collective, gouvernance
  • Innovations sociales
  • Expertises et modes de connaissances
  • Processus d’institutionnalisation
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 English version

Sustainable development twenty years on:
new theoretical interpretations, methodological innovations, and fields of further exploration

If we take the seminal Brundtland report, presented by the UN authorities in 1987, as the point of departure, the analysis of sustainable development can look back on a history of about two decades. Ever since, this theme, which links intragenerational and intergenerational equity, and is generally understood as seeking to reconcile issues of social equity, economic efficiency and environmental protection, has been the subject of many theoretical, empirical and policy-oriented studies, emanating from a variety of different organisations (international institutions, national administrations, NGOs, businesses…).

Within sustainability analysis, there are mainly two theoretical perspectives, known as “weak” and “strong” sustainability. Whereas the former, as part of the neoclassical paradigm, generally recognises the existence of trade-offs between the different forms of capital (natural capital, physical capital, human capital…), supporters of strong sustainability, who are critical of this trade-off assumption, emphasise the specific nature of the ecological constraints (and consequently, of the ecological objectives). As for contributions by organizations (including the actors mentioned above) to the analysis of sustainable development in the broad sense, these generally take the form of a “transformation” for specific areas of operation (for example a particular business, a particular local authority, etc.) of the three pillars of sustainability mentioned above, to which is sometimes added the element of governance as a particular dimension of social sustainability.

The literature on sustainable development is abundant in both the theoretical and applied fields; there is a wide spectrum of interpretation between the opposing poles of weak and strong sustainability, and this is also reflected in the more popular literature on sustainability.

This conference seeks to bypass the polarisation between the two analytical tracks, by emphasising more original forms of research on sustainable development. Therefore, the following approaches and themes will be addressed:

  •  Relatively, or completely new theoretical approaches to sustainable development; more precisely, theories that have been developed in other fields and are now being tested within sustainable development analysis: Institutionalist, conventionalist and evolutionary approaches; Régulation theory, proximity analysis as well as resolutely critical perspectives focusing on sustainable development (for example, the issue of population decline, or the “de-growth movement” as in the French ‘décroissance’).
  • Innovative methodologies referring to sustainable development: ecological footprint, “bilan carbone”® (carbon balance sheet), “bilan sociétal” (social balance sheet), multi-actor systems…
  • Parallels drawn with issues closely linked to sustainable development, but for which the connections have scarcely been made explicit so far: the challenges of social innovation, crisis dynamics and the future of capitalism (globalisation, post-fordism...), questions linked to the knowledge-economy and society, and to social and human sustainability, to public goods and how they connect to property relations, trend and risk forecasting, and risk analysis or assessment, etc.

The conference will favour theoretical contributions, but also welcomes original applied studies showing explicit links with the analysis of sustainable development. All geographical areas are eligible: North and south, urban and rural, coastal and maritime, or functionally more specific areas such as former industrialised zones; all will receive equal attention a priori.

 In line with the objectives of the conference, emphasis will be laid on three particular analytical tracks:

      1)      Sustainable development: new theoretical and critical interpretations

      2)      Sustainable development: potential and limits of new methods of analysis and evaluation

      3)      Problematics related to sustainable development in fields of further exploration:

  • Globalisation
  •  Development
  • The future of capitalism
  • Actors’ strategies, collective mobilisation, governance
  • Social innovation
  • Modes of knowledge generation and specialised expertise
  • Processes of institutionalisation
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Calendrier prévisionnel:

  • 1)      Appel à communications : juin 2007
  • 2)      Réception des propositions sous forme de résumé de 2 pages maximum : 15 octobre 2007
  • 3)      Réponse aux auteurs : fin décembre 2007
  • 4)      Textes à remettre par les auteurs : début septembre 2008
  • 5)      Colloque les 20, 21 et 22 novembre 2008

Les propositions de résumés sont à envoyer à l'adresse électronique suivante :
mailto :clerse-direction@univ-lille1.fr

Provisional  Schedule:

  •  1)      Call for papers: June 2007
  •  2)      Abstracts (maximum 2 pages): October 15, 2007
  •  3)      Reply to authors: End December 2007
  • 4)      Full paper submission by authors: Early of September 2008
  • 5)      Conference on 20, 21 and 22 November 2008.

Abstracts should be sent to clerse-direction@univ-lille1.fr


Conseil scientifique / Scientific committee

 –        Alain Ayong-le-Kama (EQUIPPE, Université de Lille 1, France)

–        Catherine Aubertin (IRD, France)

–        Christophe Beaurain (Institut des Mers du Nord, ULCO, France)

–        Paul-Marie Boulanger (Institut pour un Développement Durable, Ottignies-LLN, Belgique)

–        Christian Brodhag (Ecole des Mines, Saint-Etienne, France)

–        Beat Bürgenmeier (Centre d'Ecologie Humaine et des Sciences de l'Environnement, Université de Genève, Suisse)

–        Géraldine Froger (C3ED, Université de Versailles St Quentin en Yvelines, France)

–        Jean Gadrey (CLERSE, Université de Lille 1, France)

–        Corinne Gendron (Université du Québec à Montréal, Canada)

–        Hubert Gérardin (BETA-Règles, Université de Nancy 2, France)

–        Bernard Hours (IRD, France)

–        Corinne Larrue (CITÈRES, Université de Tours, France)

–        François Régis Mahieu (C3ED, Université de Versailles St Quentin en Yvelines, France)

        Frank Moulaert (Belgique, School of Architecture, Planning and Landscape University of Newcastle upon Tyne, Grande-Bretagne)

        Roldan Muradian (Venezuela, Development Research Institute (IVO), Tilburg University, Pays-Bas)

–        Olivier Petit (EREIA, Université d’Artois, France)

        Felix Rauschmayer (UFZ Centre for Environmental Research Leipzig-Halle, Allemagne)

        Inge Røpke (Technical University of Denmark)

–        Helga Scarwell (TEVS, Université de Lille 1, France)

–        André Torre (INRA, UMR SAD-APT, France)

–        Bruno Villalba (CERAPS, IEP de Lille, France)

–        Franck-Dominique Vivien (Laboratoire « Organisations marchandes et institutions », Université de Reims, Champagne Ardennes, France)

        Mathis Wackernagel (Suisse, Global Footprint Network)

–        Edwin Zaccaï (IGEAT, Université Libre de Bruxelles, Belgique)

Comité d'organisation / Steering committee :

O. Ailenei, M. Antohi, L. Bazin B. Boidin, F. Chavy, M.-P. Coquard, L. Cordonnier, V. Deldrève, A. Djeflat, A. Hamdouch, F. Héran, N. Holec, S. Jasniak, P.-J. Lorens, M. Maillefert, D. Mosbah, C. Parra, E. Penalva, S. Rousseau, M. Sueur, B. Zuindeau.

 Web : www.univ-lille1.fr/clerse

Lieux

  • Lille, France

Dates

  • lundi 15 octobre 2007

Contacts

  • Michel Sueur
    courriel : Michel [dot] Sueur [at] univ-lille1 [dot] fr

Source de l'information

  • Michel Sueur
    courriel : Michel [dot] Sueur [at] univ-lille1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La problématique du développement durable vingt ans après », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 25 juin 2007, http://calenda.org/193289