AccueilCycle de conférence de l'ACAT-Paris V

*  *  *

Publié le lundi 23 juillet 2007 par Delphine Cavallo

Résumé

L'ACAT, association œcuménique, organise plusieurs conférences-débats pour l'année universitaire 2007-2008. Ces conférences qui sont co-organisées avec l'ERF- Port Royal-Quartier Latin, se tiendront à la Maison fraternelle 37, rue Tournefort 75005-Paris (métro Place Monge - ligne 7).

Annonce

La diplomatie des droits de l’homme dans la politique de développement de l’Union européenne. Bilan et perspectives

Conférence débat avec Frédérique Lozanorios, allocataire-moniteur, Centre de droit international, Université Jean Moulin Lyon III

le 6 décembre 2007 à 19H30

Voici plus de 10 ans que l’Union européenne a introduit une conditionnalité relative aux droits de l’homme dans le cadre de ses accords de partenariat.
Il parait dès lors opportun de se demander dans quelle mesure cette conditionnalité, se traduisant par l’introduction de « clauses droit de l’homme » a été efficace, et a permis un plus grand respect de ces droits par les partenaires de l’Union.
En s’intéressant aux accords conclus avec les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ainsi qu’avec les États méditerranéens, qui a eux deux concernent près de 90 partenaires de l’Union, il faudra s’interroger sur le point de savoir si ces clauses sont parvenues à leur objectif, à savoir garantir un meilleur respect des droits de l’homme.
Il s’agira donc d’en évaluer l’efficacité mais aussi de se demander quelles améliorations pourraient y être apportées.

Le peuple des clandestins. Entre l'errance et la désespérance

Conférence débat avec Smaïn Laacher
Sociologue, chercheur associé au Centre d'étude des mouvements sociaux (CNRS-École des hautes études en sciences sociales)

Le 17 janvier 2008 à 19H30

Ils sont aujourd'hui des millions de personnes à errer de par le monde à la recherche d'une vie meilleure. Dépourvus d'identité officielle, ces émigrés clandestins dérangent le droit, la législation nationale, les conventions internationales, la nation et les autres immigrés depuis longtemps installés dans leur pays d'adoption.
Partir de chez soi ne va jamais sans la conviction d'un retour au foyer. Se pose alors une question essentielle et encore très peu explorée : comment demeurer, à ses yeux et aux yeux des autres, une personne quand l'univers de l'étranger est régi par des normes d'exception et l'absence de droits.

Science et racialisme. L’antiracisme doit-il rompre avec la science ?

Conférence-débat avec Wiktor Stoczkowski
Enseignant-chercheur, membre du Laboratoire d'anthropologie sociale, EHESS-Collège de France

Le 14 février 2008 à 19H30

En juin 2005, la Food and Drug Administration américaine approuva la mise sur le marché du médicament dénommé BiDil, classé comme vasodilatateur et destiné à soigner les malades souffrant d’insuffisance cardiaque.
Contrairement à la grande majorité des médicaments, dont l’approbation égale passe inaperçue, le BiDil fit la une de la presse, et pour cause : il s’agissait du premier médicament réservé à une seule « race » humaine.
Jugé inefficace sur un échantillon de patients choisis dans l’ensemble de la population américaine, le BiDil a pu néanmoins produire un effet thérapeutique convaincant, réduction de la mortalité de l’ordre de 43 % sur un groupe composé exclusivement de patients d’origine africaine.
À partir de cet exemple, les études portant sur les différences biologiques entre les « races » humaines, considérées avec grande méfiance depuis un demi-siècle, bénéficient en génétique d’une légitimité nouvelle.
La science risque-t-elle, ainsi, d’alimenter à nouveau la pensée raciste?

La France "virile". Des femmes tondues à la Libération

Conférence-débat avec Fabrice Virgili, Chargé de recherche, Irice-cnrs - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le 13 mars 2008 à 19h30

La France sera "virile ou morte", a-t-on dit en 1944. Virile, elle le fut, et les tontes des femmes accusées de collaboration en témoignent.

Sur cet épisode de notre histoire qui, aujourd’hui encore, continue de susciter un malaise, on croyait tout savoir : ayant couché avec l’ennemi, des femmes avaient été violemment punies, dans un très court laps de temps, par des foules vengeresses et des résistants de la dernière heure.

La recherche menée par Fabrice Virgili révèle notamment que la moitié seulement de ces femmes avaient eu des relations sexuelles avec les Allemands ; que les tontes n’eurent rien d’éphémère, puisqu’elles s’étalèrent de 1943 à 1946 - deux dates qui impliquent que, parmi les tondeurs, il y eut aussi des résistants et que les autorités, après la Libération, « couvrirent » cette pratique ; et que vingt mille personnes environ furent touchées, de tous âges et de tou-tes professions, dans la France entière.

Que s’est-il réellement passé ? Pourquoi des femmes ? Et quel sens donner à cet évènement ?

Les mécanismes africains de protection des droits de l'homme

Conférence-débat avec Dandi Gnamou-Petaudon Docteur en droit- Membre du Credho - Université de Paris Sud

Le 3 avril 2008 à 19h30

Les préoccupations relatives à la protection des droits de l’Homme ont conduit les Etats africains membres de l’OUA/UA à adopter, dès 1981, un traité relatif à la protection des droits de l’Homme et des peuples, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Instrument général de protection des droits humains sur le plan régional, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, a mis en place le premier mécanisme africain de protection des droits de la personne humaine : la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Malgré la tournure quasi judiciaire que va prendre le fonctionnement de cette dernière, la protection assurée par ce mécanisme est largement critiquée et jugée insuffisante. Sous la pression des organisations non gouvernementales, les Etats africains vont renforcer la protection des droits de l’Homme en Afrique en adoptant, par un protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples portant création d’une Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, les statuts d’une véritable juridiction régionale africaine.

Avec l’entrée en vigueur de ce protocole en janvier 2004 et la nomination en 2006 des juges de la Cour, le système africain de protection des droits de l’Homme initié par la Charte Africaine bénéficie aujourd’hui de deux institutions chargées de la protection des droits de l’homme et de l’interprétation des dispositions de la Charte.

L’objet de la présentation est, à partir des mécanismes institutionnels et les apports des juridictions sous-régionales, de montrer que la Cour est créée pour compléter l’action protectrice de la Commission mais, dans le même temps, en l’absence d’une substitution de l’organe judiciaire à la Commission et d’une répartition claire des compétences, la Charte et les protocoles postérieurs créent une concurrence entre les institutions africaines.

Les déplacements forcés de population en Colombie

Conférence-débat avec la Prof. Marcela Gutiérrez Quevedo, Coordinatrice à l'Universidad Externado de Colombia de la Chaire UNESCO sur les droits humains, la démocratie, la paix et la tolérance

Le 24 avril 2008 à 19h30

Présentation de la conférence :

Introduction contextuelle
Pour cette brève présentation, je soulignerai l’importance de notre histoire (précolombienne, la conquête, coloniale, etc.) pour mieux comprendre la Colombie de notre époque.
La dynamique des violences et les violations du droit s’expliquent par la lutte pour la possession des terres, pour le pouvoir (religieux, politique, économique…) et par la réaction face à la revendication de leurs droits par les indigènes.

Le déplacement forcé
J’insisterai particulièrement sur le désastre humanitaire du déplacement forcé, comme délit international dans la mesure où il s’agit d’une atteinte aux droits de l’homme et au droit international humanitaire. Nous parlerons des populations affectées et des conséquences que cela représente pour elles.

Droits des victimes
J’évoquerai essentiellement les droits des victimes comme : la vérité, la justice, la réparation avec des garanties de non répétition.
Je confronterai ce droit avec la réalité de la situation des victimes et leur possibilité d’accès à la justice nationale colombienne et internationale de la Cour interaméricaine des droits humains.

Relations internationales, droit et mondialisation. Un monde à sens unique

Conférence-débat avec Robert Charvin, Professeur, Université de Nice, Doyen Honoraire de la Faculté de Droit, des Sciences Politiques, Économiques et de Gestion de Nice

Le 5 juin 2008 à 19H30

Le droit international est malade. Il ne s’est jamais bien porté faute d’institutions assurant la sanction de ses normes. Mais les pathologies se sont aggravées ces dernières années, malgré de fausses apparences.

La régulation juridique sous une forme ou une autre, comme le non-droit, se réduit à n’être plus qu’un outil, parmi d’autres, du marché.

Une autre Mondialisation, visant à une répartition équitable des revenus mondiaux, aurait seule un authentique besoin d’une régulation juridique capable de définir un Bien Commun universel et de mettre en œuvre les modalités de sa poursuite.

Lieux

  • Maison fraternelle 37, rue Tournefort 75005-Paris (métro Place Monge – ligne 7)
    Paris, France

Dates

  • jeudi 03 avril 2008
  • jeudi 06 décembre 2007
  • jeudi 17 janvier 2008
  • jeudi 14 février 2008
  • jeudi 13 mars 2008
  • jeudi 24 avril 2008
  • jeudi 05 juin 2008

Mots-clés

  • Union européenne, partenariat, mondialisation, collaboration, racialisme, immigration, Afrique, droit, justice

Contacts

  • ACAT Paris V
    courriel : acatparis5 [at] free [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • ACAT Paris V
    courriel : acatparis5 [at] free [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Cycle de conférence de l'ACAT-Paris V », Informations diverses, Calenda, Publié le lundi 23 juillet 2007, http://calenda.org/193386