AccueilDes marges aux frontières. Les îles méditerranéennes, enjeux de conquêtes et de souverainetés

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Publié le vendredi 14 septembre 2007 par Delphine Cavallo

Résumé

L’intérêt de cette journée d’études, portant sur « Des marges aux frontières : les îles méditerranéennes, enjeux de conquêtes et de souverainetés », est de montrer comment, par quels biais, ces îles sont passées du statut de simple bordure à celui de frontière au sens anglo-saxon du terme, c’est-à-dire des lieux de centralité. Point de mire des puissances, expression de leur défense agressive (fortifications, course, police des mers, contrôle militaire), les îles deviennent, en tant que frontières, des mondes convoités, attaqués, et des espaces aux fonctions militaires hypertrophiées. Subissant toutes les formes de guerre, elles en deviennent des lieux spécialisés.

Annonce

Université de Nice-Sophia Antipolis
Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine
EA 1193

Maison des Sciences de l’Homme de Nice

Journées d’études

25-26 avril 2008

Des marges aux frontières.
Les îles méditerranéennes, enjeux de conquêtes et de souverainetés à l’époque moderne.

Organisatrices :

  • Anne Brogini, Maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Nice-Sophia Antipolis, CMMC
  • Maria Ghazali, Professeur de civilisation hispanique à l’Université de Nice-Sophia Antipolis, CMMC

Contact :

anne.brogini@laposte.net  /  maria.ghazali@wanadoo.fr

CMMC – Université de Nice Sophia-Antipolis– 98, boulevard Edouard Herriot – 06204 Nice cedex 3, France

Tél : (0033) (0)4.93.37.54.50. / Fax : (0033) (0)4.93.37.53.48

Par définition, de par leur situation au centre du bassin méditerranéen, les îles apparaissent depuis toujours comme des lieux ambivalents, à la fois « marginaux », c’est-à-dire en bordure d’espaces continentaux plus vastes qui généralement les dominent, et « centraux », c’est-à-dire essentiels à l’assise des puissances en Méditerranée et à leur tentative d’aller plus avant. Tenir les îles, c’est s’assurer le contrôle inévitable des routes de liaison et, par conséquent, déterminer à plus ou brève échéance, de la possible asphyxie des ports et des pays ennemis ; tenir les îles, c’est donc à la fois maîtriser la mer et le littoral.

Dans ces conditions, les îles deviennent tout au long de l’époque moderne des points d’enjeu cruciaux pour les empires et les Etats tant riverains que non-méditerranéens. La situation frontalière des îles se trouve en effet brusquement aiguisée par le conflit de civilisation qui oppose les empires espagnol et ottoman dès la fin du XVe siècle, pour le partage et le contrôle du bassin maritime. Et lorsque le conflit s’efface devant la prééminence du commerce à partir du XVIIe siècle, les îles conservent leur rôle frontalier, puisqu’elles deviennent un des moyens de pénétration des puissances nordiques en Méditerranée et du contrôle par eux des routes économiques, au détriment des anciennes puissances privées de leurs possessions insulaires.

L’intérêt de cette Journée d’Etudes, portant sur Des marges aux frontières : les îles méditerranéennes, enjeux de conquêtes et de souverainetés, est de montrer comment, par quels biais, ces îles sont passées du statut de simple bordure à celui de frontière au sens anglo-saxon du terme, c’est-à-dire des lieux de centralité. Point de mire des puissances, expression de leur défense agressive (fortifications, course, police des mers, contrôle militaire), les îles deviennent, en tant que frontières, des mondes convoités, attaqués, et des espaces aux fonctions militaires hypertrophiées. Subissant toutes les formes de guerre, elles en deviennent des lieux spécialisés.

Deux grands axes seront privilégiés :

-        Les îles victimes, ou l’expression même des conflits et de la violence. Car c’est par la guerre que naissent et se justifient les frontières. Les îles seront appréhendées comme enjeux dans une perspective de guerre de civilisation, entre chrétiens et musulmans, comme dans celle de rivalités entre Etats à la fin de l’époque moderne –rivalités qui s’expriment notamment dans le grignotage progressif des possessions espagnoles. Seront donc étudiés les épisodes militaires marquants (assauts, conquêtes, sièges), ainsi que les formes d’attaques indirectes mais tout aussi dangereuses (courses, pillages, razzias).

-        Les îles tenues, ou les formes d’expression de la souveraineté sur les îles conquises. Il s’agit d’étudier ici l’enjeu que représente le contrôle des îles, une fois celle-ci conquises, dans le but de les soumettre et de les rattacher militairement et politiquement aux pouvoirs centraux dont elles assurent la défense. L’angle d’approche sera essentiellement humain et militaire, à la fois maritime et terrestre (polices des mers, surveillance et espionnage maritime, réseaux d’informations, mobilisation des troupes et enrôlement des insulaires, fortifications, peuplements éventuels des îles par la puissance dominante...).

Les îles concernées seront au premier chef celles de Méditerranée occidentale (Baléares, Corse, Sardaigne, Malte, Sicile). Mais seront acceptées, à titre d’étude comparative, quelques communications concernant les îles ottomanes.

Modalités : 

  • date limite des propositions : 30 décembre 2007
  • adresses électroniques d'envoi : anne.brogini@laposte.net et / ou aria.ghazali@wanadoo.fr

Lieux

  • Université de Nice Sophia-Antipolis, Centre de la Méditerranée Moderne et Contemporaine
    Nice, France

Dates

  • dimanche 30 décembre 2007

Mots-clés

  • Méditerranée, guerre, îles, histoire militaire

Contacts

  • Anne Brogini
    courriel : anne [dot] brogini [at] laposte [dot] net

URLS de référence

Source de l'information

  • Anne Brogini
    courriel : anne [dot] brogini [at] laposte [dot] net

Pour citer cette annonce

« Des marges aux frontières. Les îles méditerranéennes, enjeux de conquêtes et de souverainetés », Journée d'étude, Calenda, Publié le vendredi 14 septembre 2007, http://calenda.org/193495