AccueilLa bête captive au Moyen Âge et à l'époque moderne

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Publié le mardi 09 octobre 2007 par Raphaëlle Daudé

Résumé

Les attitudes envers le monde animal évoluent au cours du long Moyen Age puis à l’époque moderne. Les espèces, offertes en cadeaux par des ambassades ou objets de dons au sein de l’aristocratie, varient au cours de ces périodes, selon les lieux, selon les hiérarchies sociales. Ce colloque propose d’aborder ce thème des animaux sauvages captifs (on privilégiera les mammifères et les oiseaux dont la vocation n’est pas cynégétique) : de définir les modalités de cette relation, d’en révéler les continuités et les changements au cours des deux périodes envisagées.

Annonce

8-9 novembre 2007

Valenciennes (Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, campus du Mont Houy, Bâtiment Matisse, amphi 150)

La bête captive au Moyen Âge et à l'époque moderne


Dès la plus haute Antiquité (et sans doute avant), l’animal sauvage a connu des tentatives d’apprivoisement : il a été plus souvent encore capturé vivant pour être montré ou donné en cadeau. Bien loin d’être un simple divertissement ou une curiosité zoologique, l’animal sauvage en captivité -qu’il soit exotique ou non (la notion « d’exotisme » pourra être discutée)- prend du sens à la lueur de contexte social, politique de celui qui le possède et l’exhibe. Si cet aspect des relations des sociétés avec le monde animal a suscité des travaux de la part des chercheurs antiquisants, il a été en revanche longtemps relégué au rang des vaines curiosités historiques par les médiévistes et les modernistes. Aujourd’hui les historiens commencent à considérer avec intérêt ces relations révélatrices de bien des comportements idéologiques et symboliques. Plus largement, le rôle de ces animaux dans la connaissance de l’étranger est sans doute fondamental. Les attitudes envers le monde animal évoluent au cours du long Moyen Age puis à l’époque Moderne. Les espèces, offertes en cadeaux par des ambassades ou objets de dons au sein de l’aristocratie, varient au cours de ces périodes, selon les lieux, selon les hiérarchies sociales. Si les sangliers, les ours et les lions dominent au début du Moyen Age, on assiste à une variété grandissante d’espèces venues d’Europe, d’Asie ou d’Afrique à la veille de l’époque Moderne. Déjà l’ours polaire, que le roi d’Angleterre Henri III reçoit, fait forte impression lors de ses bains dans la Tamise… La découverte du Nouveau Continent apporte dès le XVIe siècle des animaux tout à fait exotiques en Europe. Ce colloque propose d’aborder ce thème des animaux sauvages captifs (on privilégiera les mammifères et les oiseaux dont la vocation n’est pas cynégétique) : de définir les modalités de cette relation, d’en révéler les continuités et les changements au cours des deux périodes envisagées. Afin de mieux cerner les sources qui permettent d’aborder ce sujet et qu’il sera nécessaire de croiser, nous aurons une attention particulière sur les questions documentaires (écrites, iconographiques, archéologiques…) et méthodologiques.

Programme

Des bêtes sauvages parmi les hommes : études de cas

Président de séance : Fabrice Guizard-Duchamp
  • Alain Dierkens (Université libre de Bruxelles)
    « Jalons pour une histoire du chameau et du dromadaire dans l’Occident médiéval» Baudouin
  • Van den Abeele (Université catholique de Louvain)
    « Une grue dans son jardin : apprivoisement ou captivité d’un oiseau migrateur au Moyen Âge »
  • Thierry Buquet (CNRS IRHT)
    « La belle captive : la girafe dans les ménageries princières (XIIIe-XVe siècles)»

Sauvagerie enfermée, sauvagerie dominée ?

Président de séance : Eric Baratay
  • Sylvain Foucras (Université de Bourgogne),
    « Les prédateurs du sanctuaire gaulois de Corent»
  • Olivier Spina (Université de Paris IV)
    « Les combats d’animaux sauvages à Londres sous les Tudor (1540-1603)»
  • Mathieu Mercier (Université de Valenciennes)
    « La sauvagerie animale face à la férocité humaine : de l’usage courtisan des « bêtes brutes » à la fin du XVIe siècle»

Des parcs à gibier au zoo : garder, montrer

Président de séance : Baudouin Van den Abeele
  • François Duceppe-Lamarre (IRHIS),
    « Vie et mort de la bête captive dans la cour des grands (Artois, XIVe-XVIe siècles) »
  • Marie Casset (Université de Bretagne Sud)
    « Les animaux dans les parcs, les garennes et les jardins seigneuriaux de la France de l’Ouest au Moyen Âge (XIII-XVe siècles)»
  • Eric Baratay (Université de Lyon III),
    « Des naturalistes dans les cages : XVIe-XVIIIe siècles »
  • Jean-Hervé Yvinec (Laboratoire d’Archéozoologie du CRAVO, Compiègne),
    « Des bêtes captives, quels témoignages archéologiques ? »

Lieux

  • Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis, campus du Mont Houy, Bâtiment Matisse, amphi 150
    Valenciennes, France

Dates

  • jeudi 08 novembre 2007
  • vendredi 09 novembre 2007

Mots-clés

  • ménagerie, zoo, parc à gibier, animaux sauvages, captivité

Contacts

  • Fabrice Guizard-Duchamp
    courriel : fabrice [dot] guizard-duchamp [at] orange [dot] fr
  • Corinne Beck
    courriel : cbeck16 [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Fabrice Guizard-Duchamp
    courriel : fabrice [dot] guizard-duchamp [at] orange [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La bête captive au Moyen Âge et à l'époque moderne », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 09 octobre 2007, http://calenda.org/193651